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En 1948, les Palestiniens ont connu la "nakba", la "catastrophe" en arabe : la création de l'Etat d'Israël sur la terre palestinienne et le début d’un long processus de dépossession et d’expulsion. Depuis cette date, les Palestiniens réclament leur terre, leurs droits et un Etat, au prix d'une lutte incessante et de nombreuses souffrances.
Au cours de l'année de ce 60ème anniversaire, la mobilisation est intense dans toutes les associations, organismes et mouvements de solidarité avec le peuple palestinien.
C’est l’occasion de mieux comprendre la situation dramatique de ce peuple, privé du droit d'avoir un pays, de vivre chez soi et non dans des camps de réfugiés ou emmuré dans des ghettos, de vivre en sécurité sans être contrôlé sans cesse par une armée d'occupation, de pouvoir cultiver sa terre et récolter ses olives, et de connaître enfin une Paix juste et durable.
Ce droit à la terre a été reconnu depuis fort longtemps. L'ONU, dans ses différentes résolutions et notamment depuis la résolution 242 de 1967 dit, réitère, détaille les droits des Palestiniens et précise les obligations d'Israël.
Rien de tout cela n'est appliqué. La paix ne se fera que par l'application du droit.
Il faut aussi réaliser, comme l'explique Bernard Ravenel, que le problème palestinien et les conflits du Proche-Orient sont des éléments clés de la géopolitique internationale et qu'ils peuvent avoir pour conséquence un conflit à l'échelle mondiale.
© Ritimo, Cdtm34, 2008
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