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Birmanie
A qui profite le gaz ?

Bibliographie

Ouvrage généraux

Birmanie 2020, de l'état des lieux aux perspectives

GUILLARD, Olivier (sous la dir. de) - PARIS : DALLOZ; IRIS, 2009, 203 P.
L'ouvrage esquisse un panorama sévère de la Birmanie d'aujourd'hui, vu d'abord par les ambassades d'Australie, de France et du Royaume Uni, par des Birmans (Win Lae, étudiante, Harn Yawnghwe réfugié), puis par des spécialistes (religion, économie, énergie, ASEAN) et enfin par des "praticiens" (Amnesty International, Human Right Watch, Reporters sans frontières). En deuxième partie l'auteur imagine six scénarios pour la décénie à venir : 1- L'évolution dans la continuité, 2- Scénarion optimiste : "auto-démantellement" de la junte et gouvernement de réconciliation nationale, 3- La "Dame", de guerre lasse, s'en va : panique à Naypyidaw, mutinerie et coup d'Etat militaire pacifique, 4- Scénarion "progressiste", légère ouverture du régime à la société civile, à des fins de conservation du pouvoir par les militaires, 5- Lorsque la junte se replie sur elle même, un nouveau pas dans la terreur, 6- L'évolution par le chaos : de la guerre civile à la libération. Le jeu des grands voisins, Chine d'abord, Inde et ASEAN ensuite semble plus déterminant que les sanctions occidentales. La Junte, retranchée dans sa capitale de la jungle Naypyidaw, n'a pas su répondre à l'urgence après le cyclone Nargis pas plus qu'elle ne trouve de solutions aux questions des minorités et des réfugiés. Les élections de 2010 permetront-elle un début d'ouverture ?

Birmanie contemporaine

DEFERT Gabriel (sous la dir. de) – Ed. IRASEC Les Indes savantes, 2008/04, 475 p.
Suite à l'échec du mouvement des bonzes de septembre 2007 et à la répression qui s'est abattue sur le pays, les médias se sont détournés vers d'autres points chauds de la planète, laissant la Birmanie, aussi appelée Myanmar, retrouver les cadres et le cours de son existence si particulière, en marge des valeurs prônées par l'Occident. Ce livre a pour ambition de combler un silence et de mettre en lumière une réalité birmane méconnue. Il s'agit d'analyser la vie d'un pays, le quotidien d'un peuple divers et singulier et d'approcher sans a priori ceux qui le composent et le caractérisent.

Les rohingya de Birmanie : arakanais, musulmans et apatrides

DEFERT Gabriel – Ed. AUX LIEUX D'ETRE, 2007/01, 302 p.
Cet ouvrage ethnographique, tirant ses sources d'enquêtes de terrain, de témoignages d'organisations travaillant sur place et de nombreux recoupements d'informations, s'efforce de comprendre comment la population musulmane et apatride du nord de l'Arakan, à l'ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh, a pu arriver dans la situation d'exclusion et de précarité extrême dans laquelle elle se trouve aujourd'hui. Pour cela, l'auteur remonte aux racines de l'histoire de la région jusqu'à révéler la pénible réalité du présent. Ainsi, il y aurait pire que d'être birman : ne pas l'être.

Birmanie, des moines contre la dictature

LEVENSON Claude & BUHRER Jean-Claude – Ed. Mille et une Nuits, 2008/03, 157 p.
Cet ouvrage retrace de façon synthétique le rôle de la communauté monastique dans la dynamique du mouvement démocratique en Birmanie. On y prend la mesure de l'importance du rite religieux dans les fondements de la société birmane et la tentative de récupération qu'en font les généraux. Le lien qui existait au sortir de la seconde guerre mondiale entre les militaires d'un côté et les moines et les civils de l'autre est aujourd'hui rompu. La problématique des minorités ethniques n'est pas oubliée tant elle constitue un enjeu crucial dans les évolutions politiques et sociales futures du pays. Les enjeux économiques sont décryptés en y montrant le rôle majeur des monastères dans le jeu de l'économie parallèle hors des statistiques officielles. Débordant de la scène intérieure, l'ouvrage analyse le rôle des différents Etats de la sous-région dans leur soutien ou complaisance vis-à-vis du régime birman ; les enjeux économiques, énergétiques et militaires prenant souvent le pas par rapport à une attitude critique ou d'éventuelles sanctions internationales. Les auteurs s'interrogent sur l'incapacité de la communauté internationale à peser sur des dossiers tels que le Tibet ou la Birmanie. Ils se demandent enfin si les mouvements de protestation populaires n'auraient d'autre choix que de passer par une expression du monde religieux.

Burma : Sold to be soldiers : The recruitment and use of child soldiers in Burma

HUMAN RIGHTS WATCH - NEW YORK, 2007/10, 136 P. + ANN.
L'armée birmane ainsi que les milices non gouvernementales n'hésitent pas à enrôler des enfants pour contrer les nombreuses désertions qu'elles comptent dans leurs rangs. Ces enfants, parfois âgés de moins de dix ans, sont la plupart du temps battus jusqu'à ce qu'ils s'engagent "volontairement". Malgré la commission mise en place par le Gouvernement militaire birman et le State Peace and Development Council, les recruteurs, gagnant des primes lors des inscriptions, n'ont pas de scrupule à modifier l'âge des jeunes candidats. Il est dans la fonction des Nations Unies de mettre des sanctions au gouvernement Birman pour ce non-respect des Droits de l'enfant.

Chroniques birmanes

DELISLE, Guy - PARIS : DELCOURT, 2007, 272 P.
Papa, maman, bébé partent pour la première fois vers "les tropiques" : en Birmanie. Elle fait partie de MSF, lui est dessinateur. Leur quotidien est décrit tout au long de la BD, par ses yeux à lui, ses yeux qui observent et découvrent le pays. Une manière très agréable pour le lecteur d'approcher ce qui se vit, ce qui se passe. Pas de didactisme, mais des informations très significatives. On sait que quelques mois après la parution de la BD (décembre 2007) éclataient des révoltes contre la junte militaire. L'ouvrage le laissait présager.

Articles généraux

Myanmar (Birmanie)

JOHNSON, Marc; SABAI, Danielle - INPRECOR, n°539-540, 2008/06, P. 65-68
Il est très difficile de connaître les conséquences exactes et chiffrées du passage du cyclone meurtrier Nargis (2 et 3 mai 2008) car peu d'étrangers sont autorisés à entrer en Birmanie. Le gouvernement birman tente de minimiser l'ampleur de la catastrophe car la junte militaire au pouvoir porte une responsabilité immense : absence d'évacuation préventive des populations, quasi-refus de l'aide internationale. Pour la junte, l'enjeu du référendum sur la nouvelle constitution, initialement prévu le 10 mai, prime sur le sort du peuple birman. Les classes moyennes, les milieux d'affaires birmans, l'opposition pro-occidentale et les puissances occidentales ont eux aussi cherché à exploiter la situation à leur avantage, pendant que la population exaspérée lutte pour sa survie.

Birmanie : Les grandes puissances ne trouvent pas prise.

MENS, Yann (sous la dir. de) – in "Ingérence : Faut-il sanctionner les dictatures ?" - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°38, 2008/03, P. 67-75
Qu'est-ce qu'il est possible de faire, devant des situations dramatiques comme celles de la Birmanie, quand la diplomatie est sans effet. L'intervention militaire, comme en Irak, a montré ses limites. La politique de sanctions ciblées, conçues pour épargner les populations, semble prouver son efficacité. Quelques exemples : l'embargo de l'ONU sur les armes au Libéria, le gel des avoirs financiers d'hommes politiques (Corée du Nord), le boycott du tourisme, etc.... Mais pour le moment, rien n'a d'effet sur la Birmanie, peut-être par manque de cohésion de la Communauté internationale.

Birmanie : dynamiques du mouvement démocratique

ZIN, Maw - ALTERNATIVES SUD, n°4, 2007/12, P. 205-211
Depuis longtemps, les moines, les étudiants et les militaires sont les forces principales du pays. Mais la junte est solidement accrochée au pouvoir, laissant seulement quelques espaces de liberté aux militants de la démocratie dont Aung San Suu Kyi. En août 2007, la junte a subitement décidé de multiplier par 5 le prix des carburants, entraînant une forte augmentation des prix des transports et des produits de base. Les étudiants ont protesté contre la mauvaise gestion de la junte et demandé une baisse des produits de base. Ils ont été rejoints dans leur lutte par des moines bouddhistes. La répression contre les moines a révolté la population et les manifestations se sont amplifiées. La junte a écrasé les manifestations. Le mouvement de résistance birman s'est réorganisé clandestinement afin de se préparer à lutter pour la démocratie.

La crise birmane, ses fondements et l'urgence de la solidarité

SABAI, Danielle - INPRECOR, n°532-533, 2007/11, P. 47-54
A partir d'août 2007, en réaction aux brutales hausses des prix de l'essence, du gaz et du diesel, le peuple birman a défié la junte et manifesté pacifiquement avec le soutien des moines bouddhistes. De nombreuses arrestations et une violente répression avec la mort d'un moine s'en sont suivies. Malgré la médiatisation au plan international, les pressions de la communauté internationale sur la junte au pouvoir ont été limitées, les droits de l'Homme et la démocratie faisant peu de poids face aux enjeux financiers. L'auteur récapitule les intérêts économiques des pays voisins (Chine, Inde, Japon, Thaïlande, Corée du Sud), ceux de l'Union européenne et dresse un bilan de la dictature : cumul de tristes records concernant les violations aux droits de l'Homme, éducation et santé sacrifiées...

Pas de "révolution safran" en Birmanie

EGRETEAU, Renaud - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°644, 2007/11, P. 19
La hausse du prix de l'essence décidée par la Junte birmane a déclenché une crise inattendue : des moines bouddhistes ont organisé spontanément des défilés pour dénoncer la "vie chère", entraînant une violente répression du régime militaire, puis de nouvelles manifestations plus généralisées. Mais le manque de coordination de l'opposition, l'impuissance de la communauté internationale, l'efficacité des services de la dictature ont eu raison de ce mouvement de rébellion. Il n'existe toujours aucun signe de changement politique en Birmanie.

La Birmanie, l'envers du décor

VEISSEIRE, Maud - ALTERMONDES, n°11, 2007/09, P. 12-13
La situation en Birmanie ne cesse de se détériorer sous le joug de la dictature militaire au pouvoir depuis 1962. Malgré la victoire de son parti en 1990, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, n'a jamais pu accéder au gouvernement et est à nouveau assignée à résidence. Dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du monde, les droits de l'homme sont de plus en plus violemment bafoués, notamment ceux des enfants contraints à des travaux pénibles ou à l'enrôlement dans l'armée.

Birmanie, la junte militaire inébranlable

POURVIS, Jean-Michel - INFORMATIONS ET COMMENTAIRES, n°139, 2007/04, P. 69-74
La Birmanie, l'un des pays les plus fermés au monde, est restée sclérosée sous l'emprise de la junte militaire, fruit de l'histoire coloniale, et de son parti unique. La vision ultranationaliste des autorités issues de l'ethnie Birman a engendré une situation de lutte avec les ethnies minoritaires, accentuée par une loi sur la citoyenneté ouvrant la voie à des politiques discriminatoires et ségrégationnistes. S'adaptant à l'évolution géopolitique régionale (au détriment de l'économie nationale, ce qui se traduit par une paupérisation croissante de la population) et profitant de l'affaiblissement de ses opposants, les généraux de Rangoon redéfinissent une nouvelle stratégie de pouvoir avec une tentative d'une nouvelle constitution pour donner l'image d'un basculement vers la démocratie.

Au service de la junte

CHAPELLE, Grégor - ENJEUX INTERNATIONAUX, n°16, 2007/06, P. 43-45
Dotée d'un patrimoine exceptionnel et d'infrastructures touristiques efficaces, la Birmanie attire de nombreux touristes. Cette industrie florissante est aux mains de la junte au pouvoir qui, parmi de nombreuses exactions, n'hésite pas à employer le travail forcé. La communauté internationale, malgré quelques actions ponctuelles, est divisée sur l'attitude à adopter en raison des enjeux économiques, notamment les hydrocarbures. Les associations de démocrates birmans appellent au boycott.

Ouvrages et dossiers liés aux hydrocarbures et à la responsabilité sociale des entreprises

S'implanter dans les pays en développement : Huit entreprises face à leurs responsabilités sociales et environnementales

CFIE - PARIS : CENTRE FRANCAIS D'INFORMATION SUR LES ENTREPRISES, 2002, 109 P.
Dans le cadre de leurs implantations à l'étranger, les entreprises prennent en compte les paramètres économiques mais rarement leurs responsabilités sociales, environnementales et humaines. A partir des études de cas de huit entreprises françaises implantées à l'étranger (ACCOR en Tunisie, Carrefour en Chine, Renault en Roumanie, Suez en Argentine, TotalElfFina en Birmanie, Saint Gobain au Brésil, Aventis à Madagascar et Vivendi en Afrique du Sud), l'ouvrage présente l'entreprise (historique, stratégie, politiques, chiffre d'affaires...) et le pays dans lequel l'entreprise s'est implantée (situation sociale, politique, société civile...). Pour chaque cas, cette étude dresse un bilan des résultats de l'activité sur le pays, au niveau social, environnemental et humain.

Birmanie TOTALitaire

CLEMENTS, Alain - PARIS : L'ESPRIT FRAPPEUR, 2000, 120 P.
Ce livre est un cri de protestation contre une politique obscène qui conduit la France à soutenir une dictature sanglante. Total impliqué dans l'exploitation du travail forcé des paysans birmans aussi bien que dans le blanchiment d'argent depuis 1994, est le principal soutien du régime. Cet ouvrage reprend le texte d'Alain Cléments, qui fut l'un des premiers à dénoncer la terreur birmane, en soutien à l'opposition démocratique incarnée par le prix Nobel de Paix Aung San Suu Kyi. Une contribution du journaliste Francis Christophe récapitule ses travaux d'investigation menés depuis des années pour mettre à jour la narco-dictature et ses alliés en France. Infos-Birmanie, une organisation qui fédère les efforts de tous ceux qui veulent en finir avec cette face obscure de la politique étrangère de la France, est présentée à la fin du livre.

TotalElfFina ne doit pas faire la loi

COLLECTIF TOTALELFFINA - 2000, 40 P.
Ce petit fascicule, réalisé par les militants du collectif "TotalFinaElf ne doit pas faire la loi", a pour but de dénoncer le rôle néfaste à travers le monde de ces géants pétroliers pour lesquels règne la seule loi du profit maximum : affaires de corruptions, catastrophes écologiques, pillage des ressources naturelles, exploitation de la main d'œuvre des pays du Sud... et d'encourager un mouvement citoyen en Europe.

TotalFina-Elf : entre marée noire et blanchiment

CHRISTOPHE, Francis - VILLEURBANNE : EDITIONS GOLIAS, 2000/03, 112 P.
Total-Fina-Elf est montrée du doigt depuis le début des années quatre-vingt-dix pour son rôle controversé en Birmanie. En effet, son soutien à la junte birmane rend cette multinationale complice du travail forcé et du commerce de l'héroïne en pleine expansion en Birmanie. Il aura fallu la marée noire consécutive au naufrage de l'Erika pour que les Français commencent enfin à se poser des questions sur ce groupe pétrolier et sur les libertés qu'elle s'accorde en matière de droits de l'homme et d'environnement.

Dossier noir Birmanie

CLEMENTS, Alan - PARIS : DAGORNO, 1994, 189 P.
L'auteur, un bouddhiste américain qui a passé sept années en Birmanie, révèle ici la situation dramatique que connaît ce pays. L'indifférence médiatique permet à la junte militaire de poursuivre ses exactions à l'encontre de la population. Mais en Birmanie, il ne s'agit pas d'une dictature comme les autres : il s'agit d'une narcodictature. Rebaptisée Myanmar, la Birmanie signe aussi de gros contrats avec des entreprises peu soucieuses de morales mais intéressées par son gaz naturel.

Nigeria, Birmanie : les dictatures carburent au super !

OXFAM-France - AGIR ICI - PARIS : AGIR ICI, 1996/09, N.P.
Oxfam France-Agir Ici se fait l'écho des mouvements d'opposition, tant en Birmanie qu'au Nigeria, face aux investissements étrangers des compagnies pétrolières qui profitent aux pouvoirs en place.

Pétrole et éthique : une conciliation possible ?

AUBERT, Marie-Hélène; BRANA, Pierre; BLUM, Roland PARIS : ASSEMBLEE NATIONALE - COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES, 1999, 225 P., 301 P.
Ce rapport est consultable en 2 parties sur le site de l'Assemblée nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/2/rap-info/i1859-01.htm
http://www.assemblee-nationale.fr/2/rap-info/i1859-02.htm
Ce rapport a été élaboré à la suite de l'impossibilité de créer une commission d'enquête sur l'action de Elf Aquitaine.

Articles liés aux hydrocarbures et à la responsabilité sociale des entreprises

Total "ONG" de développement inhumanitaire

CARLIER, Donat; VANLOQUEREN, Gaetan - DEFIS SUD, n°72, 2006/03, P. 39-41
Le pétrolier Total pour installer un gazoduc, n'a pas hésité à "collaborer" avec la junte birmane, un des régimes militaires les plus sanglants au monde. L'entreprise verse de confortables pots de vin aux militaires et essaie de cacher les exactions (travail forcé, emprisonnements) auxquelles elle participe par sa seule présence. Un plan de communication destiné à redorer l'image de Total n'a pas réussi, malgré le soutien inattendu du Bernard Kouchner.

Le collier de perles

PERELMAN, Rémi - FUTURIBLES, n°309, 2005/06, P. 21-27
Du fait de besoins croissants en matières premières et en énergie, la Chine prend pied de plus en plus dans des pays stratégiques pour la sécurité de ses voies d'approvisionnement en particulier en Birmanie et au Pakistan. Cela se traduit par l'installation de bases militaires navales. La Chine se trouve en concurrence avec les Etats-Unis très présents dans la région pour les mêmes raisons.

La violence du puits de pétrole

AUBERT, Marie-Hélène - ALTERNATIVES NON VIOLENTES, n°123, 2002/04, P. 59-65
L'auteur part des conclusions d'un rapport parlementaire sur "Le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et leur impact social et environnemental" qui fait suite aux affaires Elf en 1998. Son constat est accablant . En Birmanie la société Total contribue indirectement à la violence politique (junte militaire), sociale (travail forcé, budget de la Défense 30 fois supérieur à celui de l'Education). En Afrique, l'activité pétrolière enrichit une minorité, aggrave la pauvreté, soutient des dictatures, finance la guerre, contribue à la destruction des minorités (pygmées , Ogonis du Nigeria) et dégrade l'environnement. Il faut contraindre les multinationales (Elf, Exxon, Shell, Total...) à respecter le droit international et à développer les énergies alternatives (solaire, éolienne, biomasse) qui offrent en plus l'avantage d'être utilisables dans les pays concernés.

Multinationales : Droits de l' Homme mis à nus

VERS UN DEVELOPPEMENT SOLIDAIRE, n°159, 2001/03, P. 4-9
"Triumph" en Birmanie. A l'heure de la mondialisation, le système de protection des droits de l'Homme issu de la dernière guerre mondiale pose de nouveaux problèmes.

Les droits du pétrole

BOILLEY, David - SILENCE, n°245, 1999/06, P. 27
D'après un rapport américain, Total, firme française pétrolière soutiendrait un camp de travail forcé en Birmanie pour la construction d'un gazoduc en association avec le gouvernement birman. De son côté, la France a demandé le classement sans suite de la plainte contre Total par la Cour fédérale de Los Angeles.

Pétrole, une tache d'huile sur le développement

DEMAIN LE MONDE, n°29-30, 1998/12, P. 16-33
Travaux forcés en Birmanie : l'or noir n'est pas synonyme de richesse pour les populations des pays possédant des réserves d'hydrocarbures. Les conflits armés pour leur contrôle, le monopole des multinationales, la corruption des dirigeants et les pollutions empêchent l'exploitation du pétrole d'être un atout en faveur du développement.

Birmanie : l'affaire Total

FORT, Bertrand - L'ASIE MAGAZINE, n°4, 1998/03, P. 15-17
En 1998, Total achève la construction d'un gazoduc en Birmanie. L'opposition birmane dénonce ce projet qui, selon elle, favorise le maintien de la dictature au pouvoir. Quant aux dirigeants de Total, ils déclarent que ce projet profitera à toute la population.

La dictature birmane sur la voie capitaliste

BOUCAUD, André; BOUCAUD, Louis - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°494, 1995/05, P6
La dictature qui dirige le Myanmar (Birmanie) a repris ses offensives contre les insurgés karens et môns. Son but est d'assurer la sécurité pour attirer les investissements étrangers, en particulier dans la région sud à gisements offshore de gaz.
Cette politique de développement use sans vergogne de la contrainte sur la population qui est soumise à un système de travaux forcés géré par l'armée au service de la construction des infrastructures. Le gouvernement s'attaque officiellement au problème des narcotiques, mais pour mieux le contrôler.
L'ouverture économique est saluée par de plus en plus de pays qui se montrent fort peu critiques à l'égard de la mise sous tutelle de la population. La junte a déclaré 1996 année du tourisme pour multiplier par dix le nombre de visiteurs.

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© Ritimo, Crisla, décembre 2009

Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.

Textes

Bibliographies

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