Bibliographie
Les paradis artificiels de Kaboul
RAFATIAN, Guive - Altermondes, n°12, 2007/12, P. 10-11
En Afghanistan, où la consommation de l'opium est un phénomène ancien, l'économie informelle de la drogue représente plus de 50 % du P1B. La chute dans cet univers est souvent la conséquence de la guerre et de l'exil forcé. Médecins du monde s'efforce de réduire les risques sanitaires (transmission du VIH et des hépatites B et C).
The Human Cost : The consequences of insurgent attacks in Afghanistan
HUMAN RIGHTS WATCH, 2007/04, 115 P. + annexes
Depuis 2005, les attaques incessantes des talibans sur les militaires et les civils afghans ont des répercussions profondes et négatives sur la vie quotidienne. Les tueries ont fait de nombreuses victimes autant sur le plan physique que psychologique. Les attaques des talibans constituent une violation du droit international humanitaire. Les principaux acteurs de ce conflit, gouvernement, force internationale et insurgés, doivent prendre en compte le coût humain de ces attaques et penser à la protection des civils.
Le défi de la reconstruction de l'administration en Afghanistan
MICHAILOF, Serge – Etats et Sociétés fragiles : Entre conflits, reconstruction et développement - Paris : Karthala, 2007/01, P. 391-411
La presse s'est fait largement l'écho de l'incapacité du gouvernement et de l'administration afghans. Le vide administratif et la corruption des chefs de guerre locaux ont permis la progression d'une rébellion appuyée sur des bases installées au Pakistan. Les forces internationales présentes rencontrent d'énormes difficultés. La reconstruction est particulièrement difficile en raison du faisceau de contraintes qui s'exercent sur le gouvernement Karzaï et l'aide internationale, bien qu'indispensable, fait partie du problème. Dans un contexte où l'arme principale est le fanatisme religieux et où les trafiquants d'opium ont tout intérêt à affaiblir l'Etat, il faut impérativement que le gouvernement réussisse la mise en oeuvre accélérée du processus de modernisation de l'administration.
Afghanistan, la presse témoigne
Courrier International, n° 836, 2006/11, P. 44 – 49
Dossier de huit articles parus dans la presse afghane. Avec une carte.
Ces articles témoignent des difficultés de la vie en Afghanistan, entre la corruption, l'insécurité, les difficultés d'approvisionnement. Ils montrent aussi que le Talibans regagnent du terrain. Malgré tout cela, une volonté de renaissance pousse les journaux à reparaître en dari ou en pachto.
Afghanistan : reconstruction et développement
HAIDER, Habib. GEMENOS (13) : Editions Autres Temps, 2006/09, 262 p.
L'auteur est un ancien exilé.
Retrace l'histoire politique, sociale et économique de l'Afghanistan depuis son indépendance en 1920. Etudie, en particulier, la politique de reconstruction du pays depuis 2001 et les obstacles rencontrés par les différents gouvernements du président Karzaï.
Cinq années de "guerre au terrorisme"
Le Monde Diplomatique, n°630, 2006/09, P. 11-19
L'offensive lancée par Israël contre le Liban a ouvert, selon le président Bush, un "troisième front de la guerre anti-terroriste". Présentée comme une réponse aux attentats du 11 septembre 2001, celle-ci a commencé par une intervention militaire en Afghanistan, suivie d'une autre en Irak ; toutes deux n'ont fait que provoquer le chaos. Mais l'idéologie qui les sous-tend, forgée par les néoconservateurs états-uniens, façonne depuis cinq ans les relations internationales.
Des élus, un début de paix et toujours le pavot
TAHERI, Ahmad – Un seul monde, n°2, 2006/06, P. 16-20
En Afghanistan, après des décennies de guerre, la paix est revenue. Le pays se reconstruit et la démocratie avance, puisqu'il y a eu des élections. Hamid Karzaï est le premier président démocratiquement élu. Mais le pays est exsangue et l'économie inexistante. Seule continue la culture du pavot, sans aucune alternative proposée.
Dans le domaine de la santé, les ONG sont-elles nécessaires ou superflues en Afghanistan ?
DESCLEE, Amélie - BORDEAUX : IFAID AQUITAINE, 2006, 68 P.
Depuis fin 2001, la reconstruction de l'Afghanistan se met en place dans cette période post conflit, notamment dans le domaine de la santé publique où les besoins sont importants. La priorité du gouvernement est de couvrir le pays par la délivrance de soins de santé primaires. Depuis longtemps, les ONG sont des acteurs prédominants en Afghanistan mais leur place est actuellement contestée. La question de la nécessité ou non des ONG, dans le domaine de la santé est étudiée dans le cadre de ce mémoire. Le cas de Medical Refresher Courses for Afghans (MRCA), ONG française de développement, qui agit exclusivement en Afghanistan, est développé.
Afghanistan : Opium de guerre, opium de paix
LABROUSSE, Alain. Paris : Mille et Une Nuits, 2005/11, 396 P.
Notes par chapitre, glossaire, chronologie, liste des mouvements, partis et organisations, bibliographie, index géographique, index des noms propres et des organisations, carte.
En Afghanistan, l'opium a financé les guerres au cours des trois dernières décennies. Actuellement, l'économie de la drogue représente environ 60 pour cent du PIB ; ce chiffre n'a jamais été égalé, même par la Colombie premier producteur mondial de cocaïne. L'auteur s'interroge donc sur le rôle que la production et le commerce de l'opium jouent dans une économie de post-conflit, mais aussi sur leur influence dans le processus de reconstruction de l'Etat. Il y a risque que l'Afghanistan devienne un narco-Etat. Le président Hamid Karzaî s'est engagé devant la communauté internationale à lutter contre la culture du pavot.L'auteur éclaire les enjeux tant nationaux qu'internationaux, sans oublier que pour certains pays occidentaux, la guerre contre la drogue est une justification supplémentaire pour intervenir dans ce pays.
Bénéficiaires ou partenaires : quels rôles pour les populations dans l'action humanitaire ?
GRUNEWALD, François (sous la dir. de). Paris : Karthala, 2005/09, 432 P.
A partir des cas de pays qui ont connu de graves crises et qui ont eu ensuite à faire face à la reconstruction, les auteurs réfléchissent au rôle de l'aide humanitaire et, en particulier, à l'articulation entre son action, celle des pouvoirs publics locaux et celle des populations concernées. Il faut pour définir la participation des populations, répondre à la triple question: comment, quand, avec qui ?
Comment détourner le peuple de l'opium
VERET, Maureen. Alternatives Internationales, n°27, 2005/09, P. 20-21
Le gouvernement afghan a lancé une politique de lutte contre la drogue. La culture de l'opium est florissante (le pays est le premier producteur mondial de pavot) et les 3/4 des récoltes sont transformés sur place en héroïne. Mais les paysans ne semblent pas prêts à se reconvertir dans d'autres cultures, moins rémunératrices.
L'aide internationale à l'Afghanistan, le grand malentendu
CASTEL-DOMPIERRE, E . Les Nouvelles d'Afghanistan, n°108, 2005/02, P. 3-7
Après les bombardements américains, l'Afghanistan a eu besoin d'une aide humanitaire. Lors des conférences de Berlin et de Tokyo, ce sont quinze milliards de dollars qui ont été débloqués. Mais depuis trois ans, force est de constater que ces aides n'ont pas été attribuées aux besoins d'urgence (sécurité du pays, santé,...). Tant que l'administration afghane ne possédera pas les pleins pouvoirs, des interventions "civilo-militaires" continueront de freiner les ONG dans leurs démarches. Toutefois, le bilan reste positif depuis le départ des TalÍban et la mise sous protection de l'ONU, le pays se reconstruisant, lentement mais efficacement.
Kaboul, de la destruction à la reconstruction
MAGNALDI, Stephan; PATERA, Jessica. 2004/12, P. 69-106
Chapitre extrait de l'ouvrage "Villes en guerre et guerres en ville".
Depuis 1979, Kaboul est la capitale d'un pays ravagé par la guerre, divisé par les dissensions ethniques, soumis à la pression extérieure. La violence à laquelle la population a été soumise a évolué au cours du temps, lui imposant à chaque nouveau conflit une adaptation à des conditions de vie difficiles. Le paysage urbain de Kaboul s'est métamorphosé au fil des combats et en fonction des factions qui s'opposent. Depuis l'intervention américaine qui, en 2001, a mis fin au régime des Talibans, la municipalité de Kaboul tente de faire face à la reconstruction et de développer des projets générant des produits afin d'éviter l'insécurité alimentaire et de faciliter l'emprunt pour améliorer l'habitat.La reconstruction de Kaboul est en cours, fruit de l'émergence d'initiatives privées. Mais une grande partie de la population demeure à l'écart des rares projets d'assistance. L'accès à l'eau, la sécurité foncière, l'accès au crédit et la création d'activités rémunératrices sont des défis.
Contestation des ONG ?
TORABI, Yama. Les Nouvelles d'Afghanistan, n°107, 2004/12, P. 7-9
En Afghanistan, la contestation du travail des ONG s'accroît. Le problème vient du fait qu'une diversité de structures très dissemblables se présente comme ONG. Les Afghans ont l'impression que leur neutralité est inexistante et que l'aide est gérée selon les considérations géostratégiques des grandes puissances.
L'Afghanistan abandonné aux seigneurs de la guerre
KHOSROKHAVAR, Farhad. Le Monde Diplomatique, n°607, 2004/10, P. 8-9
Après la défaite des Talibans, les quinze mille soldats américains stationnés en Afghanistan sont incapables de ramener la paix dans ce pays partagé entre des seigneurs de la guerre tout puissants. S'appuyant sur le mécontentement face à la présence étrangère et à l'insécurité permanente, les Talibans multiplient les actions armées et attendent leur heure.
Le développement alternatif en Afghanistan : l'échec du donnant-donnant
Géopolitique des drogues illicites – HERODOTE, n°112, 2004/01
Dans ce dossier, les différents chapitres montrent que la production des drogues s'opère sur des territoires où les pouvoirs étatiques ne peuvent s'exercer efficacement. Certaines données du relief, les difficultés de circulation, et certaines situation politiques favorisent l'émergence ou le maintien de cultures illicites. C'est, entre autres, le cas de l'Afghanistan.
Au nom du droit, crimes et exactions en Afghanistan
Human Rights Watch, Le Monde Diplomatique, n°601, 2004/04, P. 4-5
Larges extraits d'un rapport de l'organisation américaine Human Rights Watch publié le 9 mars 2004 et qui dénonce le comportement des troupes américaines en Afghanistan : violations du droit de la guerre, usage disproportionné de la force, pillages, morts suspectes de civils, tortures en prison, etc. Les troupes françaises qui combattent aussi en Afghanistan commettent-elles les mêmes exactions ? Ce rapport a été passé sous silence ou presque par les grands médias français.
Le testament de Massoud
MORILLON, Philippe - Paris : PRESSES DE LA RENAISSANCE, 2004/02, 224 P.
L'auteur écrit avec la simplicité du coeur et raconte les heures exaltantes qu'il a vécues en compagnie de Massoud, exposant les problèmes de sa patrie. Il perpétue sa mémoire, délivre son message, détermine les lignes de force du futur. A la fois récit et analyse politique, c'est une clef pour comprendre l'Afghanistan à venir.
Victoire certaine, paix impossible
CONESA, Pierre. Le Monde Diplomatique, n°598, 2004/01, P. 22-23
La fin "officielle" des guerres en Afghanistan (2001) et en Irak (2003) n'a pas été synonyme de paix bien au contraire. Deux stratégies, nées au USA et copiées par les pays occidentaux, s'affrontent désormais dans les conflits : la première repose sur le présupposé de précision chirurgicale des interventions militaires (la notion de "frappe intelligente" ou de "zéro mort" étant toutefois assortie de celle de "dommages collatéraux") ; la seconde correspond à l'attentat de masse aveugle, indifférent à la nature des objectifs et à la qualité des victimes, avec au point de départ des attentats-suicides conçus sur le principe du sacrifice de combattants kamikazes, dont le processus de sélection et de préparation est soigneusement élaboré. Moyennant des coûts réduits, le terrorisme et les armes de destruction massive servent d'"égalisateurs de puissance" aux adversaires des pays qui interviennent selon le premier mode (Etats-Unis). La sécurité internationale repose désormais sur de nouvelles règles : la guerre comme substitut à la politique, un après-guerre plus complexe que la guerre elle-même, le coût exorbitant de la sécurité y compris financière ou portuaire ("frontières intelligentes") et la globalisation des conflits locaux.
Quelque chose qui ressemble à une démocratie malgré tout
TAHERI, Amir. Courrier International, n°689, 2004/01, P. 19
Journaliste Iranien reconnu, Amir Taheri est également l'auteur de dix ouvrages sur le Moyen-orient et l'Islam. Article traduit et extrait du journal "The News" (Karachi).
Pendant vingt-deux jours au lieu des dix initialement prévus, la Loya Jirga (grande assemblée) a doté un pays ravagé par la guerre d'une nouvelle constitution démocratique et ce, pour la première fois de son histoire. Malgré la présence de voisins hostiles comme l'Iran et la Russie. Malgré un certain nombre de revendications ethniques et un possible retrait américain. Le pouvoir politique appartient désormais au peuple tout entier, sans exclure les femmes, et sera donc exercé par des représentants élus constitutionnellement.
Visage volé : avoir vingt ans à Kaboul
LATIFA. Paris : Livre de Poche, 2003/03, 256 P.
Première édition 2001, ed. Anne Carrière.
Une jeune fille qui n'a pas encore vingt ans lors de la prise de Kaboul par les Talibans, raconte comment, après avoir vécu des années de guerre, elle et sa soeur vivent l'enfermement et la perte de leurs espoirs. Avec quelques amies, elle ouvre un petit cours clandestin à domicile pour que les enfants puissent au moins apprendre à lire. Une occasion lui est donnée par un magazine français de partir de son pays pour venir témoigner en Europe.
Afghanistan, aux sources de la drogue
ALLIX, Stéphane.
Paris : Ramsay, 2003/01, 192 P.
Les deux tiers de l'héroïne qui circule dans le monde proviennent d'Afghanistan. Des champs de pavot afghans dont on tire l'opium avec lequel on fabrique l'héroïne, jusqu'aux frontières de l'Europe, le trafic de drogue suit la Route de la soie. Interdite par les Talibans, la culture a repris dès le printemps 2002.L'auteur, spécialiste de l'Afghanistan, étudie comment des quantités énormes de drogue passent les frontières, malgré polices, douanes et services secrets. L'argent et le pouvoir qu'apporte ce trafic jouent un rôle primordial dans les équilibres mondiaux. Des pays se construisent avec cet argent, un argent sale que tout le monde fustige mais dont personne ne peut se passer.
Guerre secrète contre Al-Qaeda
Centre Français de Recherche sur le renseignement. DENECE, Eric (sous la dir. de). Paris : Ellipses, 2002/11, 176 P.
Les attentats du 11 septembre ont été facilités par la mondialisation, par l'ouverture du monde et par les technologies de l'information et de la communication. Ces attentats sont associés au nom de Ben Laden, dont la fortune familiale assure la pérennité des organisations terroristes islamistes dont fait partie l'organisation terroriste en réseau Al-Qaeda. Le système Ben Laden est une entreprise privée mondiale de logistique terroriste pouvant très bien fonctionner sans son dirigeant, ni politiques, ni financiers et ni religieux. La guerre d'Afghanistan que mènent les Américains contre les Talibans a pu présenter un bilan assez positif : éviction des Talibans, apaisement du conflit indo-pakistanais, réconciliation entre la Chine, la Russie et les Etats Unis. Mais l'après-11 septembre nous a plongés dans une guerre de sociétés, culturelle, religieuse, sans frontières, ni front, mais mondialisée.
Le carrefour afghan
DUPAIGNE, Bernard; ROSSIGNOL, Gilles. Paris : Gallimard, 2002/09, 341 P.
L'Afghanistan est situé au confluent de voies d'échanges très anciennes entre l'Inde et le Chine d'une part, la Grèce, l'Egypte et Rome d'autre part. C'est un carrefour de civilisations, qui a subi des invasions successives. Le pays né des rivalités des impérialismes de la fin du XIXème siècle entre la Perse, les Britanniques et les Russes, a des frontières artificielles qui ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. Pourtant un Etat s'est construit et ses populations se sont efforcé de vivre ensemble. Ce consensus a été brisé par le coup d'Etat communiste d'avril 1978. Après des années de guerre civile, les taleban ont pris le pouvoir et tout détruit au nom d'un islam rétrograde. Après un quart de siècle de chaos, quel avenir peut espérer l'Afghanistan.
Le choc des intégrismes : Croisades, djihads et modernité
ALI, Tariq. Paris : Textuel, 2002/09, 352 P.
L'auteur, écrivain pakistanais, vit à Londres. Dans cet ouvrage très personnel, il mêle l'histoire, la littérature, l'autobiographie et la politique. Il analyse la situation de la zone des tempêtes au carrefour de l'Afghanistan, du Pakistan, du Cachemire, de l'Inde et des anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale, montrant les contradictions nationales, sociales et religieuses qui ont fait de cette région explosive le noeud où s'est mijoté l'attentat contre les Etats-Unis.
Jours de poussière : choses vues en Afghanistan
PERRIN, Jean-Pierre. Paris : La Table Ronde, 2002/08, 288 P.
L'auteur, grand reporter, est spécialiste de l'Afghanistan. Il y a voyagé à plusieurs reprises, parfois habillé en Afghan pour passer inaperçu. Il a bien connu le commandant Massoud, s'est intéressé à la situation des femmes, à la culture millénaire de ce pays, dénaturée par les Talibans. Récit de voyage, c'est un témoignage sur un pays secret, très mal connu des médias et du public international.
Femmes d'Afghanistan
DELLOYE, Isabelle, Paris : Phébus, 2002/02, 191 P.
Première édition 1980, refondue et complétée par l'auteure. Cartes
L'auteure a vécu en Afghanistan de 1974 à 1978 ce qui l'avait amenée à publier en 1980 une première version de cet ouvrage, maintenant enrichie à la lumière des événements récents. Portraits de femmes, analyse de la situation dans les années soixante-dix et au début du 21ème siècle.
L'ombre des taliban
RASHID, Ahmed. Paris : Autrement, 2001/10, 287 P.
Cet ouvrage retrace la mise en place d'un nouvel espace géostratégique à travers l'émergence d'un mouvement religieux atypique, les taliban afghans. Ce mouvement correspond à deux logiques : d'une part, un mouvement religieux puritain, fondamentaliste, mais sans aucun projet politique autre que la "charia" et sans projet révolutionnaire anti-impérialiste et d'autre part, un nationaliste ethnique pachtoune qui se propose de reconstruire l'Etat afghan et recherche une reconnaissance internationale.Les taliban fonctionnent comme une société secrète. Ils ont leurs règles, dont l'exclusion des femmes et les châtiments inhumains, leurs financements, dont l'opium et le projet de gazoduc. L'alliance des taliban, via le mollah Omar, et des Arabes de Ben Laden qui s'est manifestée au monde par des attentats spectaculaires, a ouvert le conflit contre l'Occident et particulièrement contre les Etats-Unis. Les taliban ont fait le choix d'ignorer leurs intérêts nationaux au profit d'une logique religieuse et supranationale.
Poussières de guerre - Afghanistan : paroles d'anciens combattants
PONFILLY, Claude de; LAFFONT, Frédéric. Paris : Robert Laffont, 2001/10, 318 P.
De 1979 à 1989, les Soviétiques ont essayé d'envahir l'Afghanistan. De jeunes soldats russes croyant aller défendre le peuple afghan, comprirent rapidement sous les rafales de balles meurtrières qu'ils ne combattaient pas avec mais contre les Afghans. En dix ans plus d'un million et demi d'Afghans ont trouvé la mort et le pays en garde encore les traces. Le retrait des troupes soviétiques en 1989, a permis de mettre cette guerre sur le devant de la scène d'autant plus que le régime soviétique n'allait pas tarder à disparaître. Le témoignage des survivants, soldats et familles afghans et soviétiques permit de voir les réalités, la monstruosité et l'inutilité de cette guerre.
La révolution afghane : Des communistes aux tâlibân
DORRONSORO, Gilles. Paris : Karthala, 2000/05, 352 P.
Cartes, chronologie, glossaire, bibliographie, index.
Depuis plus de vingt ans, l'Afghanistan est plongé dans une guerre civile. Au coup d'Etat communiste de 1978 et à la violence des jeunes élites urbaines a répondu la révolte de la société mobilisée au nom du jihâd contre un gouvernement athée et contre l'occupant soviétique. Des centaines de groupes de combattants ont mené la lutte contre le pouvoir soviéto-afghan. Le retrait soviétique en 1989, puis l'effondrement du régime communiste n'ont pas ramené la paix. La guerre a désormais pour enjeu la redéfinition et le contrôle du pouvoir central.Loin de la présentation de "guerres ethniques", cet ouvrage veut montrer comment une société essentiellement rurale et non industrielle a connu une mutation accélérée dans et par la guerre. L'échec des projets modernistes a permis l'émergence en 1994, du mouvement des Tâlebân qui ont instauré un Etat fondamentaliste dominé par les religieux.
Les nouvelles d'Afghanistan
Trimestriel,
AFRANE - BP. 254 – 75524 PARIS CEDEX 11 – www.afrane.org
Des journalistes francophones traitent de la vie politique, culturelle et des dernières nouvelles d'Afghanistan.

© Ritimo, CDTM Montpellier, 2008
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.
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