Vers une stabilisation économique et démocratique ?
En ce début de XXIème siècle le Mexique poursuit une orientation politique et économique libérale. Quelles en sont les retombées pour la société mexicaine ? Quelle est la situation du pays aujourd’hui ?
Depuis ces dernières années, l’histoire du Mexique est plus que jamais liée à la situation et aux choix politiques de son grand voisin du nord, les Etats-Unis. Parfois, les gouvernements des deux pays trouvent un terrain d’entente, c’est le cas dans le domaine économique avec la signature du traité de libre échange, l’Alena. Par contre, les relations sont plus tendues sur le thème des migrations vers les Etats-Unis. La question de la sécurité binationale, qui se cristallise autour de la frontière, haut lieu des migrations et des trafics en tous genres, est devenue un thème central depuis le 11 septembre 2001.
Dans la société mexicaine, la répartition des fruits de la croissance est de plus en plus inégalitaire. La mondialisation des échanges accélérée plonge dans la détresse les petits paysans, les poussant à chercher des solutions vers la grande ville ou vers les Etats-Unis.
Face à ces difficultés de survie et aux réponses limitées de l’Etat, de multiples mouvements revendicatifs affichent une demande très forte de justice et de démocratie.
Mais qu’en est-il du système politique ? Après 70 ans d’hégémonie du PRI (gauche clientéliste), parti Etat issu de la révolution, le clientélisme politique est-il révolu ?
Les dernières élections présidentielles en 2006, ont révélé un système politique fragile et certainement toujours corrompu, et ont débouché sur une crise politique : l’élection de Felipe Calderon du PAN (parti conservateur) avec seulement 0.6% de voix d’avance a provoqué la contestation des résultats par l’opposition populaire qui a paralysé la capitale pendant 2 mois.
Le nouveau président a choisi de centrer son discours sur les problèmes de sécurité pour gagner l’opinion.
Il s'est actuellement lancé dans une lutte très visible contre le crime organisé et en particulier les narcotrafiquants qui ont un grand pouvoir au Mexique, tout en donnant des gages au gouvernement américain qui accentue sa pression contre les migrants.
© Ritimo, Cides, 2007
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