Bibliographie (généralités)
Histoire du Mexique
Le Mexique
RUDEL, Christian, PARIS : KARTHALA, 1997/02. 256 P. (MERIDIENS)
L'auteur fait une longue présentation de l'histoire du Mexique et montre à quel point la colonisation espagnole a annihilé le peuple indien. De cette victoire espagnole sont nés une société blanche-métisse, un nouveau pays qui a eu ensuite à aller vers l'indépendance, puis à faire sa révolution. Maintenant la logique économique a poussé le Mexique dans l'empire du dollar et il a intégré l'ALENA ; il est dans la cour des Grands, mais la moitié de la population vit dans la misère et beaucoup cherchent à émigrer aux Etats-Unis. L'auteur analyse le rôle du mouvement zapatiste actuel et se demande si l'EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) ne sera pas la seconde révolution mexicaine.
Le Mexique
MUSSET, Alain, PARIS : PUF, 1997. 128 P. (QUE SAIS-JE ?)
Rappel des origines du Mexique: civilisations indiennes puis conquête espagnole. L'indépendance n'apporte pas la stabilité politique et les révolutions se succèdent. Même si la croissance économique s'installe, la stabilité n'est toujours pas atteinte.
Politique
Mexique, terre en transes... électorales
BOUNEAUD, Hélène, HOMMES ET LIBERTES, 2006/10, n°136. P. 38-40
Le système politique mexicain est en crise depuis longtemps, mais depuis la dernière élection présidentielle le pays semble en proie à une crise institutionnelle profonde, sur fond d'élections apparemment truquées, et sur fond de frustration justifiée par une situation économique désastreuse. Cette situation entraîne des révoltes et manifestations importantes, mais le problème est un manque de cohésion sociale et politique susceptible de combler le décalage entre le désir de changement dans la population et la capacité des institutions à y répondre.
Mexique : construire la démocratie
CANSINO, César, PARIS : LA DOCUMENTATION FRANCAISE, 2002/01. P. 105-114
Le 2 juillet 2000, l'alternance est apparue dans le paysage politique mexicain, avec la défaite électorale du PRI au pouvoir depuis 70 ans. Il faut maintenant construire et consolider la démocratie. Les Mexicains ont compris que la démocratie ne résout pas tout mais que les citoyens ont la possibilité d'insuffler un nouveau contenu à la politique mexicaine.
Economies et société
Mexique : entre l'abîme et le sublime
MORTIER, Gaëtan, BOULOGNE (92) : TOUTE LATITUDE, 2006/05. 256 P.
Cet essai est un tableau de la situation actuelle du Mexique. Après un bref rappel historique sur la révolution mexicaine du début du XXe siècle, aboutissant à la dictature du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel), l'auteur analyse les faiblesses du nouveau système né de la décadence de ce parti. L'essentiel de l'ouvrage est consacré à l'économie mexicaine, notamment au libéralisme et à ses conséquences néfastes sur le plan social, outre la dépendance du Mexique vis-à-vis des Etats-Unis. Tous les grands thèmes sont abordés : la croissance démentielle de Mexico, la marginalisation et la révolte des peuples indigènes, les migrations vers les Etats-Unis, le trafic de drogue. La fin de l'ouvrage traite de la culture : religiosité, cinéma, grandes figures de l'art mexicain.
L'emploi, talon d'Achille du Mexique
RAVIGNAN, Antoine de, ALTERNATIVES ECONOMIQUES, 2006/07, n°249. P. 34-36
Depuis 1994, la mise en vigueur de l'Alena a affecté l'emploi dans tous les secteurs. Plus d'un million d'emplois agricoles ont été détruits malgré le développement d'une agriculture d'exportation. Les maquiladoras ont régressé (à cause de la concurrence chinoise) ainsi que tout le secteur industriel. Les conséquences sont multiples : exode de petits paysans, salaires maintenus au plus bas, émigration très forte, accroissement du secteur informel, baisse des rentrées fiscales et programme de lutte contre la pauvreté en panne.
L'économie informelle au Mexique : de la sphère domestique à la dynamique macro-économique
ROUBAUD, François, FRANCE : KARTHALA; ORSTOM, 1994/07. 456 P. (ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT)
Les thèses les plus contradictoires circulent sur le rôle de l'économie informelle dans le fonctionnement des marchés du travail, sur ses modes d'articulation au secteur moderne des économies du Tiers Monde et sur le potentiel qu'il représente dans le processus de développement. Cet ouvrage tente d'analyser le phénomène dans le cas du Mexique. Il conclut qu'il y a une dépendance non-fonctionnelle du secteur informel à l'égard du secteur moderne auquel il est partiellement subordonné à travers la constitution de son capital physique et humain, ses inputs et ses débouchés.
ALENA
La place des organisations paysannes dans le nouveau projet de société mexicain
DELHOUME, Catherine, 2005/09. P. 135-153
L'ouverture politique mexicaine est indéniable ; elle a introduit de nouvelles valeurs démocratiques dans le monde politique et dans la société civile. Mais cette dynamique s'inscrit dans un contexte de crise économique. L'ouverture du marché mal négociée désavantage les paysans mexicains. L'Etat ne peut pas se permettre d'ouvrir totalement ses frontières économiques, car le manque de compétitivité des agriculteurs mexicains constitue un sérieux obstacle face aux agricultures fortement subventionnées. Une réforme structurelle est nécessaire pour permettre aux organisations paysannes de jouer un rôle important sur le marché, en donnant plus d'autonomie aux acteurs locaux, sans que l'Etat abandonne ses fonctions de régulation du marché, essentielles pour l'ensemble de l'agriculture mexicaine.
Les conséquences de l'ALENA sur l'agriculture traditionnelle, le secteur informel et les mouvements migratoires au Mexique
BAUDASSE, Thierry; MONTALIEU, Thierry, ORLEANS : INSTITUT ORLEANAIS DE FINANCE, 1996. 32 P. (DOCUMENT DE RECHERCHE. 13-96/8/EI)
Souligner les contradictions de la position américaine dans ses relations avec le Mexique dans la logique d'intégration initiée par l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain entre Etats-Unis, Canada et Mexique), tel est l'objectif de cette étude. Après avoir passé en revue la littérature théorique concernant notamment les phénomènes migratoires, les auteurs démontrent, à l'aide d'un modèle économique, l'incompatibilité entre les quatre objectifs poursuivis par les Etats-Unis à travers l'ALENA, à savoir la stabilité politique au Mexique, la baisse de l'immigration mexicaine aux USA, l'imposition d'une "clause sociale" dans les échanges américano-mexicains afin de préserver le travail non qualifié aux USA et l'abaissement des tarifs douaniers mexicains, en particulier en ce qui concerne les produits agricoles. Ils terminent en proposant un certain nombre d'informations concernant le Mexique (agriculture, émigration vers les USA, secteur informel) qui doivent permettre d'apprécier l'intérêt et les limites de l'analyse précédente.
La clause sociale dans l'Accord de libre échange nord-américain
BAUDASSE, Thierry, ORLEANS : INSTITUT ORLEANAIS DE FINANCE, 1996. 24 P. (DOCUMENT DE RECHERCHE. 16-96/9/EI)
L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) conclu entre les Etats-Unis et le Canada en 1988 a été complété en 1992 par un accord parallèle "de coopération en matière de travail" avec le Mexique. L'auteur examine d'abord la pertinence de l'accusation de "dumping social" portée contre le Mexique, notamment par les syndicats américains dont il expose les revendications et recommandations en matière de clause sociale. Il analyse ensuite le texte de l'accord parallèle en matière de droit du travail et les dangers potentiels de cette clause sociale dans le cadre de l'ALENA. Enfin, il dresse un bilan des premières années de fonctionnemnet de l'accord parallèle sur le travail en Amérique du Nord.
De vaches et d'hirondelles : Grands éleveurs et paysans saisonniers au Mexique
LEONARD, Eric, PARIS : ORSTOM, 1995. 325 P. (A TRAVERS CHAMPS)
Au Mexique dans le Sud-est de l'Etat de Michoacan, on appelle les Hirondelles les paysans pauvres qui n'ont d'autres solutions pour survivre que de pratiquer l'élevage extensif. Le système agraire est très inégalitaire et favorise les grandes exploitations. Cette inégalité a toujours existé mais actuellement, elle est renforcée par l'intégration économique de l'Amérique du Nord qui contribue à l'exclusion des plus pauvres. On constate maintenant la prolétarisation de ces petits paysans, le développement des activités illégales et l'immigration aux Etats-Unis.
Migrations
La frontera : l'odyssée d'une famille mexicaine
MARTINEZ, Ruben, PARIS : ALBIN MICHEL, 2004/01. 367 P. (LATITUDES)
Des milliers de Mexicains sont, en raison de leurs difficultés économiques, attirés par les Etats-Unis. Ils cherchent à passer clandestinement la frontière qui sépare les deux pays. C'est un passage dangereux et ils risquent d'y perdre la vie pour devenir, dans le pays de leurs rêves, probablement des clandestins. L'auteur a partagé pendant deux ans le quotidien d'une famille mexicaine dont trois des fils sont morts en tentant de passer aux Etats-Unis. Ils continuent cependant à croire au rêve américain. L'ouvrage décrit la vie difficile au Mexique mais aussi dans les ghettos des grandes métropoles américaines.
Clandestins et passeurs de frontières
CEVALLOS, Diego, DIAL, 2004/07/01, n°2735. P. 1-2
De 2000 à 2003, le Mexique a arrêté et renvoyé 160 000 personnes par an environ. Le pays est un lieu de passage pour les émigrants des pays d'Amérique du Sud et Centrale vers les Etats-Unis. Ces derniers et le Mexique ont une frontière de 3200 km et chaque année 390 000 Mexicains sans papiers restent aux Etats-Unis où vivent 38,8 millions de personnes d'origine latino-américaine.
Les territoires de la mobilité : Migration et communautés transnationales entre le Mexique et les Etats Unis
FARET, Laurent, PARIS : CNRS EDITIONS, 2003. 351 P. (ESPACES ET MILIEUX)
Ouvrage consacré à la circulation migratoire entre le Mexique et les Etats Unis et notamment, à son évolution. L'auteur, géographe, étudie le déplacement des populations mais aussi les facteurs d'ordre économique, social, politique et culturel qui en découlent pour les deux pays. Son étude analyse également les diverses stratégies mises en place par les migrants, qu'elles soient individuelles ou collectives.
Acteurs sociaux et acteurs culturels sur la frontière
LE BOT, Yvon, 2003. P. 273-294
La frontière mexico-américaine est un terrain favorable à la mondialisation. Les migrations sud-nord sont importantes, autant pour les capitaux, les marchandises que pour les populations. La frontière prend alors d'autres dimensions géopolitiques, à dominante culturelle. Des mouvements d'immigrés mexicains se forment luttant pour la reconnaissance de leur identité mais dans une volonté d'intégration dans leur pays d'accueil. Deux mouvements culturels se détachent, afin d'organiser les droits sociaux, culturels et civiques des Mexicains, le FIOB (Frente indigena oaxaqueño binacional) et le zapatisme. D'autres milieux agissent dans la reconstruction identitaire, comme les artistes qui se nourrissent du déracinement et des échanges pour jouer le rôle de passeurs de leur culture traditionnelle. Le 11 septembre 2001 n'a pas été sans conséquence pour le Mexique qui a vu une accélération de l'émigration de ses jeunes et des conditions d'insertion dans la mondialisation affaiblies. Ainsi, une nouvelle attitude de repli apparaît, favorisant un sentiment anti-impérialiste et anti-américain.
Mexico
Vivre ensemble en mégalopole
LA REVUE DURABLE, 2005/03, n°14. P. 11-49
Les mégalopoles, résultat criant le l'exode rural qui caractérise le XXe siècle ne sont certainement pas des havres d'équilibre écologique et d'harmonie sociale. Mais comme il faut faire avec c'est au coup par coup et avec ténacité que les grandes villes s'inventent, pour en faire malgré tout des lieux "habitables"
La ville de Mexico se bat pour la qualité de son air,
MOLINA, Luisa, LA REVUE DURABLE, 2003/01, n°3. P. 42-46
La ville de Mexico a le triste privilège d'être la ville la plus polluée du monde. Un plan en 21 points a été mis en place avec l'aide du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Malheureusement les Institutions locales sont les premiers obstacles à ces actions en faveur de la qualité de l'air.
A la recherche des enfants des rues
TESSIER, Stéphane (sous la dir. de), PARIS : KARTHALA; CIDEF, 1998/02. 480 P. (QUESTIONS D'ENFANCES)
Cet ouvrage s'inscrit dans les réflexions et programmes du Centre International de l'enfance et de la famille. Il brosse un tableau de ce que les chercheurs et les acteurs de terrain perçoivent et ont entendu des jeunes et des enfants dans de nombreuses grandes villes du monde. Il décrit quelques actions qui reposent sur la créativité des enfants et des jeunes comme le mouvement hip-hop. Il envisage aussi les relations et les mécanismes complexes qui relient ou éloignent les divers protagonistes du secteur : chercheurs, acteurs de terrain, médias, décideurs politiques, etc... Briser (ou limiter) les mécanismes qui poussent à faire de l'exclusion des jeunes et de la violence, les modalités majeures des relations urbaines au plan mondial semble être l'enjeu essentiel du XXIème siècle. (Extrait du résumé de l'éditeur).
L'eau dans les villes d'Amérique latine : Inégalités sociales et concurrence des usages
FOURNIER, Jean Marc, PARIS : L'HARMATTAN, 2001. 203 P. (GEOGRAPHIE SOCIALE)
Une part importante de la population des villes d'Amérique latine, et bien entendu les plus démunis, n'a pas accès à l'approvisionnement en eau. De grandes firmes transnationales ont pris en charge la gestion de l'eau et les plus pauvres ne peuvent bénéficier de leurs services, qui sont trop chers. Il s'ensuit des problèmes inquiétants de manque d'hygiène et de santé. L'ouvrage poursuit sa réflexion en étudiant les villes de Puebla (Mexique) et de Maracaibo (Venezuela). Il montre ensuite les différences d'accès aux services publics dans deux villes jumelles et frontalières, Ciudad-Juarez et El Paso, l'une située au Mexique et l'autre aux Etats Unis.
Conflits au Chiapas
La "Commune" de Oaxaca
CAIDO, Angel (trad.), VOLCANS, 2006/11, n°63. P. 4-5
La ville Oaxaca (capitale de l'Etat d'Oaxaca, un Etat très pauvre où vivent de nombreuses communautés indigènes) est en rébellion à la suite de la brutale répression d'un mouvement de grève pacifique des enseignants, le 4 juin dernier. Barricades, occupation d'une chaîne de télévision et de stations de radio et blocage des bâtiments administratifs ont été la réponse d'une grande partie de la population soutenant le mouvement des enseignants. Le mot d'ordre des manifestants est la demande de la démission du gouverneur.
Le zapatisme à l'heure d'une nouvelle étape
FERRARI, Sergio, VOLCANS, 2005/10, n°60. P. 4-6
En janvier 2006, va démarrer une nouvelle marche à travers le Mexique, un moyen pour lancer une large politique nationale d'alliance avec les travailleurs des villes et des campagnes. L'objectif visé est l'élaboration d'une nouvelle Constitution "qui reconnaisse les droits et les libertés populaires et qui défende le faible contre le puissant".
Lutte et résistance dans l'Etat Mexicain du Guerrero
DIAL, 2005/11/01, n°2835. P. 1-4
Selon les indicateurs économiques du Conseil National de la Population, les états du Guerrero, du Chiapas et de Oaxaca forment un triangle d'extrême pauvreté qui concerne surtout la population autochtone. Pourtant ces populations s'organisent pour survivre et progresser même s'ils doivent faire face à l'injustice et à l'impunité générés par les autorités régionales et les militaires. De nombreuses expériences montrent la réussite et la vitalité des communautés qui s'organisent, au lieu de prendre la route de la migration.
Le zapatisme, première insurrection contre la mondialisation néolibérale
LE BOT, Yvon, 2003. P. 129-140
Dès les années 80, le mouvement zapatiste se révolte contre la mondialisation. De 1989 à 1992, le Mexique est intégré dans le marché mondial, ce qui fait réagir la population. En effet, bien que les guérillas révolutionnaires se fassent de plus en plus rares, les luttes indiennes persistent. Les zapatistes se rallient à cette bataille contre toute représentation de la mondialisation libérale américaine, que ce soit en se soulevant contre les commémorations de la découverte de l'Amérique ou contre la mise en place de l'Accord de libre échange nord-américain.
La rébellion indigène du Mexique : violence, autonomie et humanisme
MONTEMAYOR, Carlos, PARIS : SYLLEPSE; PRESSES DE L'UNIVERSITE DE LAVAL, 2001. 190 P. (COYOACAN)
Objets de discrimination depuis cinq siècles, les Indiens du Chiapas, dont le niveau de vie est très inférieur à celui des autres mexicains, commencent dès 1983, à instituer l'armée zapatiste de libération nationale (EZLN) qui se fera connaître surtout à partir de 1992. L'armée zapatiste vit dans les montagnes à l'abri de la répression et sa conduite ne relève pas du terrorisme ; elle lutte pour que les minorités indiennes soient reconnues.
Marcos : la dignité rebelle
RAMONET, Ignacio, PARIS : GALILEE, 2000. 80 P.
Cet ouvrage reprend l'entretien de l'auteur avec le Sous-commandant Marcos. Celui-ci, chef de l'Armée zapatiste de libération nationale, lutte depuis 1994 pour la reconnaissance des droits des Indiens au Mexique. Il explique les raisons de sa révolte, se penche sur la marginalisation des pauvres du Sud à l'heure de la globalisation économique, tout en rêvant à un autre monde possible.
Ya basta ! Les insurgés zapatistes racontent un an de révolte au Chiapas
MARCOS, Sous-commandant, PARIS : DAGORNO, 1994/10. 478 P.
Cet ouvrage réunit les textes du sous-commandant Marcos, dirigeant et porte-parole de la guérilla zapatiste qui a éclaté au Mexique fin 1993. Les insurgés luttent pour la liberté, la justice et la démocratie. Ces communiqués sont caractéristiques de ce qu'on appelle parfois "la première révolution post-marxiste du XXIème siècle". C'est un des grands livres de la littérature subversive de notre temps.

© Ritimo, Cides, 2007.
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.
|