La violence sociale
C’est dans les favelas (bidonvilles brésiliens) que l’on trouve concentrés les problèmes sociaux les plus importants au Brésil : violence, drogue, phénomènes de bandes, trafics en tout genre, prostitution...
Mais cette violence est présente aussi dans les rues des grandes villes brésiliennes. Elle est à la fois de fruit de la paupérisation grandissante de la population et de l’inaction des autorités et de la justice corrompues.
La police, très militarisée considère que sa mission n’est pas de lutter contre la criminalité mais de maintenir l’ordre. Plutôt que de donner de meilleurs moyens à la police, le pouvoir a recours à des unités d’élite qui ne règlent que superficiellement et temporairement le problème. La réponse aux problèmes de délinquance est surtout dans la prévention et dans une meilleure éducation, plus d’emplois et une réglementation plus importante de la vente d’armes.
Bien que le gouvernement Lula soit très critiqué pour son “ inaction ” face à la violence, c’est dans les communes de gauche que l’on constate un recul de la criminalité, notamment grâce à des expériences menées en concertation avec la police et la population. A titre d’exemple, dans la favela de “ Cantagalo ” à Rio de Janeiro, où la violence bat tous les records, une expérience de désarmement civil a été mise en place par une association caritative, “ Viva Rio ”, celle-ci a consisté dans la destruction symbolique et massives d’armes légères.
Comme souvent, les premières victimes de cette violence sont les enfants. Nombreux sans domicile et sans familles, ils errent dans les rues. Certains sont embrigadés dans les bandes et apprennent à manier des armes dès l’âge de dix ans, d’autres se droguent ou deviennent des trafiquants. D’autres mendient pour survivre. Là encore, ce sont les associations et parfois les syndicats qui se mobilisent pour leur venir en aide. Mais cela ne fait que soulager passagèrement les enfants qui retournent dans leur enfer familial et social dès que les associations ont fermé leurs portes.
© Ritimo, Ciip, 2005
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