Les OGM au Brésil
Contrairement aux promesses électorales de Lula, ceux-ci n’ont pas été formellement interdits.
La récolte 2002-2003 de soja transgénique a été légalisée après coup et les semences que les agriculteurs avaient acquises pour 2004 pourront également être replantées avec interdiction toutefois d’en acheter de nouvelles.
Enfin, la responsabilité des dommages environnementaux susceptibles d’être causés par les cultures OGM sera imputée aux agriculteurs, ce qui exonérera du même coup les multinationales productrices de semences transgéniques comme Monsanto.
Pour le gouvernement brésilien la pression est forte, d’une part des industriels souhaitant la levée des restrictions à la production et la culture de semences OGM, d’autre part des importateurs européens plutôt hostiles aux OGM.
Depuis le mois d’avril 2004, les Européens sont en effet devenus très tatillons sur la traçabilité et l’étiquetage des produits agro-alimentaires et exigent que pour les aliments contenant plus de 0,9% d’OGM ceux-ci soient étiquetés. Ceci pourrait peut-être démontrer au Brésil qu’il n’est pas dans son intérêt de généraliser les cultures d’OGM.
© Ritimo, Ciip, 2005
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