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Le Brésil en mouvements

L’économie du Brésil

A peine sorti de la dictature, le Brésil va s’engouffrer peu à peu, à partir des années 80, dans une crise d’endettement et d’hyperinflation. Cette période va se poursuivre et s’aggraver dans les années 90 malgré les tentatives pour restaurer l’équilibre (notamment par le “ Plan Brésil ” avec l’application des mesures néolibérales habituelles : réduction drastique des dépenses publiques, vague de privatisations, augmentation des taux d’intérêt, licenciement massif de fonctionnaires...).

Dans ces mêmes années 90, le déficit commercial va également s’accroître, conséquemment à la libéralisation et l’accroissement des importations.

Au début des années 2000, la crise économique du Brésil subissait encore les répercussions de la crise asiatique de 1997 et touchait également d’autres pays d’Amérique du Sud.

Ceci a aggravé l’endettement déjà considérable du Brésil. En juillet 2002, la dette n’avait jamais été aussi élevée et le taux du real avait atteint son niveau le plus bas.

Le Brésil n’a pas eu d’autre choix que de demander de l’aide aux Etats-Unis réticents, craignant que les crises à répétition touchant de plus en plus L’Amérique du Sud finissent par menacer leur projet de ZLEA (Zone de Libre Echange des Amériques). Finalement, ils lancent en août 2002 un “ plan de sauvetage ” du Brésil de 30 milliards de dollars.

Comme à son habitude, le FMI n’a pas tenu compte des échecs passés dans les tentatives de redressement de l’économie brésilienne consécutifs à la mise en oeuvre de politiques néolibérales alors même que la responsabilité de la crise n’incombait pas uniquement au Brésil mais aussi aux institutions financières internationales dont les plans de redressement n’étaient pas toujours adaptés aux réalités économiques du pays et au contexte international.

Paradoxalement, il a fallu attendre l’élection de Luis Inacio Da Silva pour que la relance de l’économie soit véritablement enclenchée. Autant l’arrivée de Lula au pouvoir a entraîné une frilosité des marchés, autant aujourd’hui, le rythme de la croissance s’accélère ainsi que celui des exportations.
Mais cette embellie apparente ne parvient pas à occulter le niveau critique d’endettement du Brésil.

La dette du Brésil


L’endettement reste très difficile à résorber. Fin 2002, le total de la dette publique s’élevait à 65% du PIB dont un quart au titre de la dette extérieure nette.
C’est donc aux Brésiliens que l’Etat doit le plus d’argent, les ¾ de la dette publique étant d’origine interne.

La dette et son augmentation spectaculaire, héritage de Fernando Henrique Cardoso (Président du Brésil ayant précédé Lula) est aujourd’hui lourde de conséquences et a conduit à l’intervention inévitable du FMI, ce qui n’a pas favorisé un changement de cap en matière de politique économique.

© Ritimo, Ciip, 2005

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