En finir avec 500 ans d'injustice
Lors des élections générales du 18 décembre 2005 (Président de la République, vice-président, députés, sénateurs et préfets), le MAS (Mouvement vers le Socialisme) l'a nettement emporté. Evo Morales a recueilli, dès le premier tour, 53,74 % des voix ; ont également été élus 72 députés de son parti (sur 130 sièges) et 12 sénateurs (sur 27) ; parmi ces élus, 45 indigènes et 6 femmes. Evo Morales a pris ses fonctions le 22 janvier 2006.
Conformément à ses engagements, le nouveau président a organisé les élections à la Constituante qui ont eu lieu le 2 juillet 2006 ; le MAS a 134 élus mais cela ne lui donne pas la majorité des deux tiers requise pour l'adoption de la nouvelle Constitution. La Constituante a commencé ses travaux le 6 août et dispose d'un an pour élaborer un texte. Un de ses objectifs est la reconnaissance et la restauration de la longue histoire et des traditions des peuples autochtones : défense et enseignement des langues natives, de la religion andine, reconnaissance de la justice communautaire et de la médecine traditionnelle.
Il est trop tôt pour juger. L'équilibre du pays est bien fragile, en raison des nombreux clivages culturels et historiques. Mais l'espoir est là, surtout chez les habitants de l'Ouest et dans la population indigène : l'espoir de voir se bâtir une nouvelle Bolivie, libre, juste et digne.
Sources :
La Bolivie - Christian RUDEL – Karthala - 2006
Site Université Laval
© Ritimo, Cdtm Montpellier, 2007
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