Introduction
Le Mali, malgré de nombreuses lacunes (corruptions, nomenklatura, problèmes ethniques, etc.), se démocratise.
La Constitution malienne, dans le préambule de la loi fondamentale du 25 février 1992, précise notamment :
« Le peuple souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d’honneur pour l’avènement d’un État de droit et de démocratie pluraliste,
- Affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la révolution du 26 mars 1991
- S’engage solennellement à défendre la forme républicaine et la laïcité de l’État,
- Proclame sa détermination à défendre les droits de la femme et de l’enfant ainsi que la diversité culturelle et linguistique de la communauté nationale.»
Mais la démocratie s'apprend. En 1997, où pour la première fois il y eut un renouvellement démocratique du président de la république, dix des onze candidats d'oppositions se retirèrent la veille du scrutin. Depuis, cela ne s'est plus reproduit, les enjeux étant de mieux en mieux perçus. Le Mali est présenté aujourd’hui comme "un modèle de démocratie africaine".
Cependant, le pays stagne dans les dernières places mondiales au classement de l’Indice de Développement Humain (173ème sur 177), le problème Touareg rejaillit régulièrement, le développement économique n’est pas assuré, certains Objectifs du Millénaire ne seront pas atteints. Le Mali est-il donc un "bon élève" ?

© Ritimo, Ciip, mars 2009
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