Chronologie récente (1993-2010)
1993
7 décembre : Mort de Félix Houphouët-Boigny, « père de la nation ivoirienne », après 33 ans à la présidence de la République de Côte d'Ivoire.
1994
8 décembre : Adoption du code électoral qui impose aux candidats d'être né de père et de mère ivoiriens et de ne jamais avoir prétendu à une autre nationalité. Point de départ de l'« ivoirité ».
1995
Henri Konan Bédié est élu président de la République ivoirienne à 96% des suffrages, après le boycott des élections par ses principaux adversaires en réponse à l'adoption du nouveau code électoral.
1999
24 décembre : Coup d'État du général Robert Gueï, ancien chef d'État major des armées. Fuite de H.K. Bédié. Retour d'Alassane Ouattara, en exil en France.
2000
Octobre : Victoire de Laurent Gbagbo aux élections présidentielles, invalidées par le général Gueï qui se proclame président de la République. Début de grandes émeutes menées par les partisans de L. Gbagbo. Fuite du Général Gueï, Laurent Gbagbo devient président de la République ; Violences inter-ethniques. Découverte d’un charnier à Yopougon, quartier populaire d'Abidjan.
2001
En application des dispositions de la constitution, création d’une Commission électorale indépendante (CEI) chargée de l'organisation des élections.
2002
Septembre/octobre : Tentative de coup d'État par des groupes armés sur l'ensemble du territoire ivoirien. Échec à Abidjan, succès à Bouaké et à Korhogo. Assassinat du général Gueï Déploiement des premiers renforts de soldats français pour protéger leurs ressortissants. Début de l'opération « Licorne » de l'armée française, 3 000 hommes. Violents affrontements dans l’Ouest.
2003
- Janvier : Conférence et Accords de Linas-Marcoussis, en banlieue parisienne avec l'ensemble des partis politiques ivoiriens et des rebelles. Ces accords prévoient la formation d'un gouvernement d'union nationale, comprenant des ministres de chaque parti dont les rebelles du MPCI.
Manifestations anti-françaises, menées par les partisans de Laurent Gbagbo et les « jeunes patriotes » qui refusent l'intégration des rebelles au gouvernement, comprise comme une ingérence française.
- Mars : Formation d’un gouvernement d'union nationale intégrant des ministres du MPCI et du RDR.
- Mai : résolution 1479 du conseil de sécurité de l'ONU : mise en place de la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (MINUCI).
2004
- Février : résolution 1528 du conseil de sécurité de l'ONU : mise en place de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI). 6 200 casques bleus pour épauler les 4 000 soldats français.
- 25 mars : Marche pacifique des opposants à Laurent Gbagbo pour protester contre le blocage des accords de Marcoussis par le président ivoirien, réprimée dans le sang par les autorités ivoiriennes.
- 30 juillet : Sommet d'Accra (dit Accra III) entre une dizaine de chefs d'État africains, sous la présidence du secrétaire général des Nations Unies, pour trouver une solution à la crise ivoirienne. L.Gbagbo promet la réforme de l'article 35 de la constitution sur l'éligibilité des candidats à la présidence de la République.
- Octobre/novembre : Reprise des hostilités entre loyalistes et rebelles après le bombardement de positions rebelles par la flotte aérienne ivoirienne à Bouaké et à Korhogo.
- 6 novembre : Bombardement d'une base militaire française par l'armée ivoirienne. En réaction, la flotte aérienne ivoirienne est totalement détruite par la flotte aérienne française.
- 15 novembre : résolution 1 572 du conseil de sécurité de l'ONU : embargo sur les armes, pour les deux parties belligérantes.
2005
- Avril : Les principaux acteurs de la crise ivoirienne se réunissent à Pretoria (Afrique du Sud) sous la direction de Thabo Mbeki et concluent un accord de paix.
Les Forces Nouvelles (FN ex rebelles) refusent les élections présidentielles prévues en octobre, estimant que les conditions pour des élections libres et démocratiques ne sont pas réunies.
2006
- Mars : Première réunion depuis le début du conflit ivoirien, à Yamoussoukro, entre L. Gbagbo, Alassane D. Ouattara, Henri K. Bédié et les rebelles représentés par Guillaume Soro.
- Août : L'ONUCI annonce que les élections présidentielles du 31 octobre ne pourront pas avoir lieu à cause de retards dans leur organisation.
- 19 décembre : Lors d'une allocution télévisée, Laurent Gbagbo se déclare prêt à discuter avec les Forces Nouvelles en vue du désarmement des milices et de la réunification du pays.
2007
- Mars : Laurent Gbagbo et Guillaume Soro signent un accord de paix sous l’égide de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso. G. Soro devient premier ministre. Les élections sont prévues pour octobre 2007.
- Septembre : Reprise des prêts du FMI à la Côte d’Ivoire, interrompus depuis 2004.
Suppression de la zone démilitarisée créée par l’ONU fin 2002, pour séparer le Nord et le Sud du pays. Annonce du report des élections en octobre 2008 et du début du processus d’identification de la population en vue des élections.
2008
- avril : à Abidjan, émeutes contre la vie chère, violemment réprimées par la police. Le gouvernement décrète un allègement des taxes pesant sur les denrées de base.
Le programme de désarmement et de réinsertion des ex-rebelles est amorcé timidement.
Report des élections pour novembre 2009, la vérification des listes électorales n’ayant pas été terminée.
2009
- mars : Les institutions financières internationales accordent à la Côte d’Ivoire un allègement de sa dette au titre de l’Initiative en faveur des pays les plus pauvres très endettés (PPTE). Pour bénéficier d’un allègement plus important, le pays devra améliorer la gouvernance et mettre en place des stratégies de réduction de la pauvreté.
Les Nations unies s’inquiètent du réarmement du Nord du pays. La réunification Nord/Sud est en panne.
- octobre : Nouveau report de l’élection présidentielle.
2010
- janvier/mars : L. Gbagbo dissout la CEI et le gouvernement La crise politique s’accompagne de manifestations réprimées violemment.
G. Soro reconduit dans ses fonctions de premier ministre, forme un nouveau gouvernement attribuant à l’opposition : 11 postes et la présidence de la CEI.
L’élection présidentielle cinq fois reportée depuis 2005, est annoncée pour fin avril/début mai.
© Ritimo, Cdtm Montpellier, 2007, mise à jour mai 2010.
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