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Dossier Burkina Faso : Un souffle pour la démocratie

Une relative croissance économique et un indice du développement humain qui ne décolle pas

, par MDH

Si le Burkina Faso peut s’enorgueillir ces dernières années d’un taux de croissance de 5%, celui-ci est toutefois à relativiser du fait de la croissance démographique qui est de 3%. L’indice de développement humain ne s’améliore pas et le pays reste dans la décade des pays classés comme les plus pauvres de la planète.

Au premier rang des richesses du pays, il y a les mines d’or dont l’exploitation ne profite presque pas à la population. Le MBDHP dénonçait, dans une de ses interventions à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples en avril 2013, une extraction minière qui se retrouve principalement aux mains des multinationales. C’est un véritable pillage des ressources organisé avec des sociétés qui bénéficient d’exonérations fiscales et un Etat burkinabé qui ne dispose que de 10% des parts de ces sociétés et laisse finalement partir les richesses du pays. A cela, il faut ajouter l’exploitation des travailleurs et leurs conditions de travail sordides, les violations des droits syndicaux, le travail des enfants, le saccage environnemental, l’expropriation des terres.

Dans ce pays où 85% de la population vit de l’agriculture, la mise en œuvre d’une politique de soutien à l’agriculture familiale est indispensable pour sécuriser les habitants confrontés à la fluctuation du prix de vente des denrées alimentaires et à des sécheresses de plus en plus fréquentes. Mais les gouvernements ne mettent pas en place les politiques qui garantiraient la sécurité et la souveraineté alimentaires. Ils se sont jusqu’à maintenant orientés principalement vers le développement de l’agro-industrie dédiée à l’exportation, notamment avec la filière du coton. Quant à l’introduction du coton transgénique, il n’a pas été à la hauteur des espérances en terme de gain de rendement et il a accru la dépendance des paysans à la multinationale Monsanto. L’agriculture familiale se heurte aussi au problème de l’accaparement des terres qui touche désormais le Burkina Faso. Dans le Sud du pays, des dignitaires et proches du régime de Blaise Compaoré se sont ainsi octroyés à bas prix les terres des villageois [1] afin de développer leurs propres affaires.

Notes

[1Article paru le 11 septembre 2012 dans le quotidien Sidwaya et sur Le Fasonet : "Terres accaparées, paysans désemparés : Les producteurs impuissants devant les spéculateurs fonciers"

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