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Dossier Climat : choisir ou subir la transition ?

Transformation choisie ou imposée par une catastrophe ? Une proposition

, par WELZER Harald

Il n’est pas nécessaire de faire la liste de toutes les menaces écologiques et climatiques qui vont inévitablement nous mener à une radicalisation de l’injustice globale et à l’échec de la mondialisation. C’est certain : l’économie de croissance ne survivra pas au XXIe siècle, pour la simple raison qu’elle consomme ses propres conditions d’existence. Autrement dit, du fait de leur métabolisme insoutenable avec la nature non-humaine, nos sociétés vont changer quoiqu’il advienne. La seule question est celle de savoir si cette transformation se fera de manière délibérée, ou si elle sera imposée par une catastrophe. En cas de « transformation délibérée », il est indispensable d’en considérer les enjeux sociaux.

Un modèle insoutenable : un indice de développement élevé basé sur une empreinte carbone élevée

Malgré la surexploitation massive des écosystèmes et des ressources naturelles, une grande partie de la population mondiale continue à subir des privations. Selon l’économiste du développement Kate Raworth [1], ceci ne s’explique pas par la taille de la population mondiale, c’est-à-dire par le fait qu’il y a trop d’habitants sur Terre, comme le soutiennent les raisonnements néo-malthusiens. Les facteurs décisifs sont surtout les modes de production et de consommation gourmands en ressources qui prévalent dans les pays développés dont l’industrialisation est ancienne. Raworth souligne ainsi que :
• Seulement 11% de la population mondiale est responsable de 50% des émissions de dioxyde de carbone, tandis que 50% de la population mondiale ne représentent que 11% des émissions [2]
• Environ 16% de la population consomme 57% de l’électricité mondiale [3]
• L’Union européenne – environ 7% de la population mondiale – représente à elle seule 33% de ce que serait une consommation mondiale soutenable d’engrais azotés, et ceci principalement pour l’alimentation animale [4].

«  Un petit nombre de riches met la planète sous tension », résume Raworth [5]. Comme le disent Ulrich Brand et Markus Wissen, dans ce contexte, on peut parler d’un « mode de vie impérial » [6], car il présuppose un accès en principe illimité aux ressources, à l’espace, à la force de travail et à des déversoirs éloignés – un accès assuré par des moyens politiques, juridiques, et en partie, même par la violence [7]. En d’autres termes, ce mode de vie est basé sur l’exclusivité : il présuppose que tout le monde n’ait pas un accès égal aux ressources et aux déversoirs de la terre. Ce système extrêmement efficace d’un point de vue économique, et qui a émergé dans les pays industrialisés au cours des 250 dernières années, était fondé dès le départ sur l’importation des ressources et de combustible nécessaires à la production ininterrompue de valeur ajoutée et de croissance provenant de l’extérieur, c’est-à-dire principalement des (anciennes) colonies. Cependant, un monde globalisé n’a plus d’extérieur. Aujourd’hui, avec l’essor d’économies émergentes comme celle du Brésil, de la Chine ou de l’Inde, et l’industrialisation croissante des « pays du Sud », ces modes de production et de consommation sont clairement impossibles, d’un point de vue écologique, à généraliser sur toute la planète. En conséquence, comme l’a noté Albrecht Koschorke [8], l’exploitation s’est déplacée de la dimension spatiale à la dimension temporelle : l’effondrement du système est repoussé à travers la surexploitation des opportunités futures des générations à venir. Ainsi il n’y a pas que dans le cadre des crises financières et économiques que les problèmes sont surmontés par l’endettement. De même, en ce qui concerne l’approvisionnement énergétique, les océans ou le climat, les générations actuelles contractent des emprunts qui devront être acquittés par leurs enfants et leurs petits-enfants – s’ils le peuvent.

L’historien Dipesh Chakrabarty a souligné que la Grande Accélération [9] des niveaux de consommation et d’exploitation des ressources naturelles, qui paraît si menaçante du point de vue de la soutenabilité environnementale, a été et est toujours une phase d’émancipation et d’expansion du potentiel d’action individuelle pour les sociétés qui ont fait ou font l’expérience de ce processus : « Le palais des libertés modernes s’est bâti sur la base d’un usage toujours croissant d’énergies fossiles. La plupart de nos libertés ont jusqu’ici été hautement consommatrices en énergie » [10]. En d’autres termes, historiquement, le modèle économique et social, qui atteint aujourd’hui ses limites, n’a pas seulement été une réussite d’un point de vue matériel ; il a aussi apporté aux membres des sociétés anciennement industrialisées, la démocratie, l’état de droit, et la protection contre la violence physique, ainsi que la prospérité, la santé, l’éducation et la protection sociale à un niveau sans précédent. Le modèle économique et social du capitalisme, étendu à l’ensemble de la planète à travers la mondialisation, n’a pas seulement amené à un niveau de prospérité inégalé d’un point de vue historique, mais aussi à des standards de civilisation non-matériels que les sociétés modernes considèrent désormais comme des impératifs : la liberté, la démocratie, l’état de droit, l’éducation, les services sociaux et de santé.

Dès lors, la question des transformations économiques et sociales, nécessaires en raison de problèmes climatiques et écologiques indéniables, n’implique rien moins que la question de savoir si les standards de civilisation que les citoyens ont atteint dans les sociétés anciennement industrialisées peuvent être préservés, ou non.

Une telle question est tout sauf triviale ; elle touche au fondement de nos conditions de vie. Il suffit de comparer la vie d’un « adolescent moyen » au début de la société moderne industrielle à sa vie aujourd’hui pour prendre la mesure non seulement de l’augmentation extraordinaire de possession d’objets matériels, mais aussi des opportunités personnelles. L’adolescent moyen de la fin du XIXe siècle n’allait pas l’école mais à l’usine, où il travaillait de 10 à 12 heures par jour pour un salaire de misère, et son espérance de vie n’était pas de 80, mais de 45 ans [11]. Il s’agit d’une illustration flagrante du fait que les 100 dernières années ont signifié à la fois une augmentation de la possession de biens matériels, et une amélioration des standards civilisationnels.

C’est pourquoi le défi de la Transformation est d’identifier un mode de socialisation qui rende possible la préservation, voire le renforcement de ces standards civilisationnels, tout en réduisant drastiquement la consommation de ressources naturelles.

D’un point de vue politique, cela se traduit par la question de savoir si nous exploitons de manière proactive les possibilités de transformation économique et sociale qui nous sont données dans les conditions actuelles, ou si nous sommes passivement consignés à un processus qui verrait nos marges de manœuvre se réduire sous l’effet d’un stress croissant, où la primauté de l’économie se trouveraient encore accentuée. Ce qui pourrait mener en dernière instance à une dé-civilisation, où les plus forts auraient plus de droits et de chances de survie que les plus faibles.

Le paradoxe qui en résulte peut être formulé ainsi : pour que soit préservé le standard de civilisation atteint au cours de l’économie capitaliste de croissance, ce modèle économique doit lui-même être dépassé. Politiquement, cela signifie tout simplement que le modèle civilisationnel de la Modernité expansive est remis en cause. La nature duale de l’économie de croissance devient visible si l’on se penche sur l’amélioration du niveau de vie des habitants des pays émergents, avec le développement rapide des classes moyennes, d’une culture consumériste, d’une prospérité accrue, d’une plus grande mobilité, de meilleurs systèmes d’ éducation et de de santé. De fait, les deux phénomènes se développent en même temps : l’augmentation du niveau de vie moyen et celle de la destruction des ressources naturelles.

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Empreinte écologique de 2008 comparée à l’indice de développement humain pour différents pays (la couleur des cercles indique la région géographique, leur taille la population). Crédits : WWF 2012 : 60.

Les années perdues d’un point de vue écologique sont des années de miracle économique pour la population émergente du Brésil, de la Chine ou du Vietnam, psychologiquement et économiquement comparables à la période de l’après-guerre en Europe de l’Ouest. Ce à quoi on assiste au sein des marchés émergents correspond très exactement à cet « effet d’ascenseur » qui a assuré la paix sociale en Europe après la Seconde Guerre mondiale et a inauguré l’ère du « capitalisme démocratique » [12]. Malgré la persistance des inégalités économiques, et même leur aggravation au cours des 20 dernières années [13], en termes de niveau de vie, ces années ont représenté un ascenseur social pour tous. C’est le mérite indéniable de l’économie de croissance. Au cours de l’histoire, aucun autre système n’a amélioré les conditions sociales de manière si rapide, offrant ainsi, pour la première fois, un sentiment d’opportunité et de liberté pour beaucoup.

Ainsi, la Transformation ne peut pas être un « changement de régime », un changement intentionnel de la société dans son ensemble, mais plutôt la transformation, la réduction ou l’élimination de secteurs non soutenables de la société afin de préserver d’autres secteurs. A ce jour, il n’existe pas de modèle, ni théorique ni empirique, de société moderne qui garantisse les caractéristiques civilisationnelles de liberté, de démocratie, d’état de droit, de protection sociale, d’éducation et de système de santé, tout en respectant un impact écologique drastiquement réduit. Le graphique ci-contre situe les pays de différentes régions du monde selon leur « Indice de développement humain » (axe horizontal), qui recouvre le revenu, l’espérance de vie et l’éducation, et leur « Empreinte écologique » (axe vertical), mesurée en hectares globaux per capita.

Ce graphique montre que les pays qui ont un niveau très élevé de développement humain, selon l’« Indice de développement humain », ont également une empreinte écologique largement supérieure à ce que serait un niveau soutenable. À l’inverse, le développement humain reste actuellement à des niveaux très bas dans les pays dont l’empreinte écologique n’excède pas les limites écologiques. Et pas un seul pays ne se trouve dans la zone du graphique qui se caractérise à la fois par un niveau de développement très élevé et un impact écologique soutenable. C’est pourtant exactement l’objectif que nous devons poursuivre pour construire une société moderne soutenable.

Construire des sociétés nouvelles et résilientes à travers le « Design de transformation »

Comment les sociétés modernes, c’est-à-dire leurs citoyens, règlent-elles leurs problèmes ? La réponse à cette question est : premièrement, de manière collaborative, au moyen de la division du travail, et deuxièmement, en utilisant des modèles de solutions et des infrastructures déjà existantes. Les infrastructures modernes ont toujours fourni des solutions prêtes à l’emploi pour des enjeux de type conventionnel. En ce sens, l’ensemble de l’univers des offres de consommation et de mobilité est un réservoir toujours disponible de solutions diverses et variées – quoi manger, comment s’habiller, comment bouger, quoi regarder. Du fait de cette disponibilité continue de réponses préformatées, les questions que l’on aurait encore pu se poser passent finalement totalement au second-plan. En d’autres termes, nous sommes constamment enfermés dans un monde de réponses, sans même savoir ou se souvenir quelles étaient les questions correspondantes. C’est la fonction du design conventionnel  : produire en permanence de nouvelles réponses à des questions qui n’ont plus besoin d’être formulées [14]. En revanche, le Design de Transformation, présuppose que la question est l’élément clé : quel est le but que je veux atteindre, quelles sont les ressources nécessaires ? Les réponses potentielles incluent la remise en cause du but lui-même. Ai-je vraiment besoin de voyager 500 kilomètres pour me rendre à cet événement de deux heures ? Est-ce que ma pelouse a besoin d’être aussi courte que le gazon de Wimbledon ou qu’un terrain de golf ? Le Design de Transformation ne commence pas par la solution, mais par la définition de la question qui se présente dans la pratique. Ainsi, la réponse à la question concernant la meilleure solution d’aménagement pour une place publique pourrait être : la laisser telle qu’elle est. Ou la réponse à la question concernant la meilleure solution de déplacement : rester à la maison. A l’origine, le Design de Transformation n’est rien d’autre que la mise en oeuvre de l’imagination morale et de l’intelligence morale [15] et ne doit pas nécessairement se traduire par une production ou un produit. Son résultat peut être l’action, aussi bien que l’inaction. En tous les cas, le résultat sera précédé par une considération sociale et individuelle des questions et des réponses possibles. Dans le design conventionnel, cette séquence est inversée : le résultat ne peut qu’être un produit et la seule question qui reste porte sur la forme que je dois lui donner. En ce sens, le design conventionnel est moralement et socialement « désincarné », ce qui explique pourquoi il ne problématise pas le fait qu’il est généralement associé à une augmentation de l’effort nécessaire. Par contraste, le Design par Transformation vise le moindre effort possible. Y compris zéro effort.

Puisque des sociétés comme les nôtres vont inévitablement changer du fait de leurs propres préconditions, le Design de Transformation se voit comme un générateur de résilience – un moyen de restaurer et de maintenir la résilience. Car les cultures reposant sur un approvisionnement externe tendent à transférer de plus en plus les décisions vers des processus techniques : assistants de conduite, radars de collision et senseurs de pluie sur les voitures d’aujourd’hui sont autant de transferts de ce type. Ils réduisent la pression de la prise de décision, mais réduisent aussi la responsabilité. Les cultures d’approvisionnement externe dépendent d’infrastructures qui continuent de fonctionner en toutes circonstances. Si une partie de ces infrastructures connaît une défaillance – du fait d’un accident technique, d’un séisme, d’événements climatiques extrêmes ou d’actes de violence – , ces cultures vont rapidement atteindre les limites de leur capacité de résistance. Non seulement elles sont plus vulnérables que les cultures qui reposent moins sur un approvisionnement extérieur et qui ont un niveau plus élevé d’autosuffisance, mais leurs membres aussi sont moins résilients, c’est-à-dire qu’ils ont moins de compétences en matière de restauration d’édifices effondrés, d’approvisionnement alimentaire, de sécurité, etc.

L’ouragan Sandy de l’hiver 2012 a montré que même une coupure de courant prolongée dans la structure de gratte-ciels des quartiers de New York entraîne des dommages importants : monter jusqu’au 30ème étage apparaît soudain comme une tâche pénible et inattendue. Pour les personnes âgées, la défaillance pendant une journée d’un équipement de chauffage ou d’air conditionné, ou encore d’un ascenseur, peut rapidement se transformer en menace vitale. Les sociétés contemporaines sont devenues encore plus vulnérables en raison de l’énorme expansion des chaînes d’interdépendance. Les infrastructures d’énergie et de transport sont considérées comme des « infrastructures critiques », dans la mesure où de nombreuses autres fonctions sociales en dépendent. Un incident sur un point de ce réseau de dépendance se répercute dans le système tout entier [16].

Les cultures d’approvisionnement externe assurent la satisfaction de toutes sortes de besoins à travers des offres de consommation, et tendent donc à augmenter continuellement la quantité de biens offerts ou achetés, en créant en permanence de nouveaux besoins. Cela entraîne non seulement une consommation matérielle et énergétique accrue, ainsi que des montagnes de déchets, mais cela contribue aussi à réduire la résilience – les produits prennent le pouvoir sur leurs usagers, comme l’illustrent parfaitement les gadgets et applications du monde numérique. Des cultures expansives comme les nôtres réduisent l’autonomie et donc le pouvoir politique de leurs citoyens, tandis qu’une culture réductive renforce l’autonomie individuelle et l’intelligence sociale. Le plaidoyer pour une modernité réductive est hautement politique, parce que celle-ci requiert de retirer des privilèges à ceux qui ont trop. La modernisation des sociétés modernes a toujours été l’oeuvre des mouvements sociaux : le mouvement ouvrier a réduit le pouvoir des capitalistes de Manchester, le mouvement pour les droits civiques a dé-privilégié la majorité blanche, le mouvement féministe a dé-privilégié les hommes. L’objectif du design soutenable est de dé-privilégier les styles de vie impériaux des habitants des sociétés hyper-consuméristes. Cela signifie : moins de matériel, plus d’autonomie. Moins de dépendance, plus d’efficacité personnelle. Moins de passivité, plus d’action. Le Design de Transformation acquiert ainsi une dimension civilisatrice, dans un sens proche de celui de l’époque des Lumières : il aide à acquérir une maturité humaine. On pourrait aussi le qualifier de design émancipateur.

Notes

[1Raworth, Kate (2012). « A Safe and Just Space for Humanity », Oxfam Discussion Paper, www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/dp-a-safe-and-just-space-for-humanity-130212-en.pdf

[2Idem : 2

[3Ibid

[4Ibid

[5Ibid : 19

[6ULRICH Brand et WISSEN Markus, « Sozial-ökologische Transformation und imperiale Lebensweise. Zu Krise und Kontinuität kapitalistischer Naturverhältnisse », dans DEMIROVIC Alex, DÜCK Julia, BECKER Florian et BADER Pauline (Eds.), Vielfachkrise im finanzdominierten Kapitalismus.
Hambourg, 2011, pp. 78-93.

[7Ibid : 83

[8KOSCHORKE Albrecht. Wahrheit und Erfindung. Grundzüge einer Allgemeinen Erzähltheorie. Frankfurt am Main : S. Fischer, 2012

[9STEFFEN Will, CRUTZEN Paul J. et MCNEILL John R, « The Anthropocene : Are Humans Now
Overwhelming the Great Forces of Nature ? », Ambio, Vol. 38, N° 8, 2007, pp. 614-621

[10CHAKRABARTY Dipesh. « The climate of history : Four theses », 2009, Eurozine, www.eurozine.com/pdf/2009-10-30-chakrabarty-en.pdf.

[11UCHATIUS Wolfgang, « Jan Müller hat genug », Die Zeit. N° 10, 2013, www.zeit.de/2013/10/DOSKonsum/komplettansicht

[12STREECK Wolfgang, Gekaufte Zeit : Die vertagte Krise des demokratischen Kapitalismus. Frankfurt am Main, 2013.

[13Eurostat, « Gini coefficient of equivalised disposable income (source : SILC). », 2013, www.epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/refreshTableAction.do?tab=table&pcode=tessi190&language=en

[14JONAS Wolfgang, « Design as problem-solving ? Or : Here is the solution – what was the problem ? », Design Studies, Vol 14 n°2, avril 1993

[15WELZER, Harald. Selbst Denken. Eine Anleitung zum Widerstand. Frankfurt am Main. 2013.

[16SCHAD Miriam, SOMMER Bernd et WESSELS Sebastian. « Auswirkungen des Klimawandels auf die Gesellschaft », Friedrich-Wilhelm Gerstengarbe & Harald Welzer (Eds.). Zwei Grad mehr in Deutschland. Wie der Klimawandel unseren Alltag verändern wird. Das Szenario 2040. Frankfurt am Main, 2013, pp. 131-188.

Commentaires

Cet article est un extrait modifié d’un texte que j’ai écrit avec Bernd Sommer sous le titre Transformation Design – a social-ecological perspective (Design de transformation – une perspective socio-écologique), dans un volume édité par Wolfgang Jonas chez Birkhäuser.

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