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La lutte de Maxima contre une multinationale de l’or

, par Rédaction

Résumé en français

Au nord du Pérou, le 17 décembre 2014, après de nombreuses années de résistance face aux menaces et persécutions de la multinationale de l’or Yanacocha, la Cour Suprême de Cajamarca a innocenté Máxima Chaupe de l’accusation d’usurpation de terres portée par l’entreprise minière. Une décision de justice qui a évité à cette femme paysanne l’expulsion, trois ans de prison avec sursis et le paiement de 1500 euros de réparation à Yanacocha.

Aujourd’hui, Máxima Chaupe et sa famille sont un cas emblématique des situations que traversent de nombreuses personnes vulnérables dont les droits au territoire et à la vie sont bafoués pour la réalisation de méga-projets extractifs. Une vaste campagne de soutien international, "Todos somos Máxima" ("Nous sommes tous Máxima") a donné lieu à de nombreuses manifestations à travers le monde afin d’exiger de l’Etat que les droits fondamentaux soient respectés.

Cependant, malgré la victoire de la procédure pénale, le drame continue pour Máxima. Le 20 janvier dernier, le personnel de sécurité de Yanacocha, ainsi que des membres de la police nationale s’en sont pris physiquement à la famille Chaupe et ont détruit leur nouvelle habitation. Des pratiques qui embarrassent le Conseil international des mines et métaux, qui soutient que ses membres suivent une certaine éthique et appliquent les meilleures pratiques sociales et environnementales. Or, Yanacocha fait sans aucun doute la pire des publicités au secteur minier, tant au niveau national qu’international.

Pour régler le conflit de manière définitive, une procédure civile serait nécessaire afin d’établir noir sur blanc la propriété des terres. Une procédure coûteuse dans laquelle Máxima Chaupe ne peut s’engager. Néanmoins, le problème de fond n’est pas le nombre de parcelles qui appartiennent à la famille Chaupe ou à Yanacocha. Le problème de fond est celui de l’impunité d’une multinationale qui peut continuer à harceler et persécuter des individus sans être véritablement sanctionnée. Pire, elle bénéficie du soutien des forces de l’ordre qui se mettent ainsi au service des intérêts privés.

Consulter l’intégralité des articles ici :

La lucha de Máxima contra el abuso y el oro

Apliquen el código de ética

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