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L’engagement des jeunes

« On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l’espère bien. »
Émile Chartier dit Alain (1868-1951), philosophe français.

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Manifestation en Tunisie, 2011

« 82 % des jeunes français (18-35 ans) veulent s’engager pour changer les choses dans la société » [1]. Issu d’une enquête publiée en 2011 par les Scouts et Guide de France, ce chiffre parlant confirme que les jeunes Français seraient tout à fait conscients du rôle qu’ils jouent dans la société. Pour eux, la citoyenneté passe par le sentiment d’être responsable au quotidien, notamment par l’acte de voter.

Pourtant, ils sont de moins en moins nombreux à faire confiance aux institutions politiques, notamment parce que « 75 % des jeunes affirment se sentir peu considérés par les hommes politiques ». Dans ce contexte de défiance à l’égard de la politique, les jeunes ne sont pas démobilisés pour autant, même si des études soulignent que cet engagement serait devenu plus individuel que collectif.

L’engagement associatif garde le vent en poupe avec 43,4 % des 15-30 ans qui sont adhérents à une association. La protection de l’environnement est le premier sujet pour lequel les jeunes sont prêts à s’engager. Viennent ensuite la défense des droits de l’Homme, l’accès à la santé, l’éducation des jeunes…
Pour de nombreux jeunes, il semble également évident que s’engager en faveur d’un monde plus juste nécessite de partir. Le traitement médiatique des pays du Sud favorise une émotion qui pousse les jeunes à vouloir aller « sur le terrain » afin d’aider les populations.

Pourtant, il n’est pas facile d’utiliser à bon escient son énergie, sa motivation et ses idées. Et si aujourd’hui, de multiples dispositifs permettent un départ à l’étranger dans un objectif solidaire, les candidats au départ sont souvent confrontés à un véritable parcours du combattant avant d’y arriver. Une fois sur place, les difficultés redoublent car il n’est pas facile de répondre efficacement aux besoins des populations locales. Avant de commencer ce type de démarche, il est donc important de questionner ses envies et de se poser les bonnes questions. Enfin, il n’est pas toujours besoin de partir à l’autre bout du globe pour exprimer sa solidarité et comprendre la marche du monde. Même près de chez soi, on peut être utile de diverses façons.

Notes

[1Enquête réalisée en avril 2011 par Harris Interactive, pour les Scouts et Guides de France, en partenariat avec La Vie et France Info

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Publié dans l’Agenda de la solidarité internationale, 2012

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Provenance ritimo

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