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Idées reçues sur la solidarité internationale

, par Agenda de la Solidarité Internationale

« La terre est ma patrie et l’humanité ma famille. » Khalil Gibran, poète et peintre libanais (1883-1931).

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FSM Tunis
Forum social mondial, Tunis, mars 2013. Photo : Fabienne Montigny

« La solidarité internationale est un luxe, on a déjà trop de problèmes à résoudre ici ! »

Alors que l’humanité n’a jamais été aussi riche, les inégalités s’accroissent et génèrent de nombreux problèmes d’un bout à l’autre de la planète : non-respect des droits humains, malnutrition, chômage, violence, exploitation, atteinte à l’environnement, gaspillage, conflits armés, exils forcés, etc.

Dans ce contexte, la solidarité internationale n’a pas toujours le vent en poupe. Surtout en période de crise, car les préoccupations sont alors beaucoup plus individuelles que collectives. Le réflexe est au repli sur soi, au détriment de l’intérêt général.
Pourtant, dans un monde globalisé, les interdépendances sont fortes : les modes de production et de consommation des pays occidentaux ont des répercussions au-delà de leurs frontières. Inversement, les atteintes au droit du travail dans les pays du Sud ou les conséquences du réchauffement climatiques dans les pays du Sud, par exemple, impactent les sociétés du Nord (coût du travail, migrations…).

Non, la solidarité internationale n’est pas un luxe : il est essentiel de s’intéresser aux problématiques des pays du Sud, en lien avec ce qui se passe au Nord et de mettre en œuvre des actions « ici » pour que cela change « là-bas ». Chacun de nous est concerné : en achetant des produits provenant du commerce équitable, en lisant les étiquettes de ce qu’on achète (en refusant, par exemple, l’exploitation des travailleurs du textile), en surveillant sa consommation d’énergie, chacun peut faire un geste pour « là-bas ».

La solidarité internationale, c’est développer une pensée critique, qui conduise à des changements de comportements individuels et collectifs, de façon à impulser des modes de vie plus respectueux des droits humains et environnementaux.
La solidarité internationale est essentielle pour mieux vivre ensemble, à l’échelle mondiale comme au plan national : lutter pour l’égalité entre les femmes et les hommes et pour le respect des droits humains partout dans le monde, mettre en place des luttes communes pour la protection de l’environnement et pratiquer la réciprocité.

« Pour être solidaire, il faut aller au Sud »

Partir dans un pays du Sud est une occasion irremplaçable d’aller à la rencontre de personnes qui n’ont pas notre histoire, nos coutumes et de découvrir leur mode de vie, appréhender les difficultés qu’elles rencontrent, la façon dont elles s’organisent pour y faire face. C’est également un moyen de faire circuler l’information, d’échanger, d’apprendre, de partager nos expériences. C’est aussi l’occasion, au retour, de faire connaître la situation d’un pays, de témoigner de ce que l’on a compris et vécu. C’est une expérience très riche pour celui qui voyage à condition qu’il admette que les populations sur place ont des compétences, des savoirs, des modes d’organisation qui ont leur logique et leur efficacité qu’il doit découvrir et comprendre. Pour autant, il n’est pas indispensable de partir, voyager, aller à la rencontre des autres dans leur pays, pour manifester sa solidarité avec les pays du Sud. S’engager dans une association qui défend les droits de l’Homme, dans des associations de soutien aux migrants ou dans des structures d’échanges culturels, s’impliquer pour impulser des politiques internationales basées sur les droits et la justice, sont des exemples de solidarité avec les peuples du Sud qui ne nécessitent pas de passer les frontières. Des associations ici, travaillent en partenariat avec des organisations locales au Sud et il existe de nombreuses associations créées par des migrants eux-mêmes.

On peut également agir pour le développement et contre les inégalités en achetant des produits du commerce équitable, en boycottant certaines filières qui détruisent les écosystèmes ou exploitent les travailleurs, ou encore en faisant le choix d’une épargne éthique ou solidaire.

Etre solidaire c’est agir ici, et jouer son rôle de citoyen : penser aux enjeux mondiaux au moment de mettre son bulletin de vote dans l’urne, soutenir les luttes internationales en participant à des campagnes de pression, interpeller des élus locaux ou nationaux, organiser des actions de sensibilisation à destination des jeunes ou dans l’espace public, mobiliser son entourage… sont autant d’actions pour faire vivre au quotidien la solidarité internationale.

Que peut-on faire ?

- S’informer sur les échanges Nord/Sud
www.ritimo.org
www.altermondes.org

- Consommer responsable et équitable
www.commercequitable.org
www.ethique-sur-etiquette.org

- S’engager dans des associations « ici »
www.francebenevolat.org
www.coordinationsud.org/espace-emploi (préciser France)

- Sensibiliser sur les enjeux autour du développement et de la citoyenneté mondiale
www.lasemaine.org
www.educasol.org

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Provenance ritimo

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