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Dossier Introduction

Comores : des migrants au service de leur pays

, par CDTM 34

L’Union des Comores, appelée communément « Comores » fait partie d’un petit archipel situé dans l’Océan indien. Il occupe une position stratégique au Nord du canal du Mozambique, à la croisée des chemins et lieu d’escale des navigateurs, des commerçants et des marchands d’esclaves d’autrefois. Aujourd’hui, dans ce canal, s’effectue une grande partie du transit maritime du pétrole du Moyen Orient vers l’Europe et les Etats Unis.

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Grande mosquée et port de Moroni
Photo de Zainab Ali

Les colonisations successives qu’a subies l’archipel l’ont marqué durablement. La société comorienne est tout à la fois très diversifiée - on y trouve des traces de cultures africaines, malgache, arabe, asiatique et européenne - et caractérisée par une identité culturelle forte, héritière de coutumes africaines et d’une tradition islamique sunnite.

La présence française sur l’archipel est une histoire complexe, longue et douloureuse pour les Comoriens. En 1975, après des années de colonisation, la France consulte les populations des quatre îles de l’archipel (Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte) sur l’avenir du Territoire. A la suite de ce referendum trois des îles accèdent à l’indépendance, alors que Mayotte choisit de rester française.
Les conséquences de cette séparation concrétisée par l’instauration, par les autorités françaises, d’un visa pour entrer à Mayotte, sont dramatiques pour les Comoriens qui essaient d’atteindre cette île coûte que coûte, y compris au péril de leur vie.
Les relations entre les Comores et la France sont complexes mais il faudra bien trouver une solution politique pour que la libre circulation soit rétablie entre toutes les îles de cet archipel.

Les candidats au départ sont nombreux aux Comores où 40 % de la population active est sans travail. Le pays est pauvre, la pression démographique y est forte. Ses ressources sont limitées, essentiellement agricoles ; il est structurellement dépendant des financements extérieurs, assurés par les bailleurs et par la diaspora comorienne. En effet, dans l’espoir d’un avenir meilleur, nombreux sont les jeunes qui quittent leur pays pour aller vers d’autres pays d’Afrique ou d’Europe, le plus souvent, vers la France. Beaucoup d’entre eux gardent un lien avec leur pays d’origine vers lequel ils effectuent d’importants transferts de fonds qui représentent 30 % du PIB des Comores. L’Union des Comores est en tête du classement des pays africains pour le transfert de fonds vers leur pays d’origine.

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