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Dossier Environnement : protéger notre planète

Bibliographie sur les forêts

, par CDTM 34

"La gestion durable des forêts signifie la gestion et l’utilisation des forêts et des terrains boisés d’une manière et à une intensité telle qu’elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial, et qu’elles ne causent pas de préjudices à d’autres écosystèmes." Définition de la FAO.

Les grandes zones de forêts dans le monde sont situées au Brésil (Amazonie), en République Démocratique du Congo et en Indonésie en ce qui concerne les forêts tropicales, et au Chili et en Argentine (Patagonie), au Canada et en Australie pour les forêts tempérées.

Que ce soit en zone tropicale ou tempérée, certaines de ces forêts n’ont connu aucune intervention humaine depuis leur origine, ce sont les forêts "primaires" (ou forêts vierges), où l’on trouve la plus grande biodiversité, et d’autres forêts modifiées ou exploitées par l’homme, qui sont dites "secondaires".

La déforestation n’est pas un fléau récent : dès l’antiquité, la forêt méditerranéenne primitive de chênes verts a été surexploitée par l’Homme (construction de navires, bois de chauffe). La déforestation des forêts d’Europe s’est intensifiée aux XVIIIe et XIXe siècle en raison de l’utilisation de charbon de bois pour les débuts de la révolution industrielle. La déforestation s’est ensuite étendue aux forêts tropicales et c’est actuellement seulement dans cette zone qu’elle sévit, les forêts des régions tempérées étant elles, en forte augmentation. Cette déforestation des forêts tropicales est un phénomène très grave, qui va en s’accentuant (11 millions d’hectares déforestés en 1980, 15 millions en 1990, 20 millions en 2000). La déforestation est due en grande partie à des cultures sur brûlis, quelques-unes pour des petits paysans sans terre, mais la plupart pour des cultures agro-industrielles comme le soja, le palmier à huile ou l’élevage. Ce peut être aussi pour l’exploitation du bois de construction ou la fabrication du papier. L’urbanisation, avec les infrastructures qui s’y rattachent, est aussi une cause non négligeable.

Le rôle des forêts dans la gestion du carbone est essentiel et elles ont donc un rôle important dans la régulation du climat. Actuellement, dans le cadre du processus de Kyoto, des reboisements sont prévus comme outil de compensation des émissions des gaz à effet de serre.

Dans de nombreuses régions du monde, les forêts sont les lieux de vie des populations autochtones qui les ont exploitées sans les détruire, selon des techniques qu’elles avaient mises au point. Pour ces populations, bien souvent aujourd’hui chassées de leurs territoires, une gestion raisonnable des forêts est un enjeu de survie.

La forêt primaire, un trésor écologique menacé
MESSIER, Christian - L’état du Monde 2008 - PARIS : LA DECOUVERTE, 2007, P. 94-96
Treize millions d’hectares de la superficie forestière mondiale sont détruits chaque année, ce qui contribue au réchauffement climatique. La forêt dite "primaire" couvre 1,5 milliards d’hectares et abrite une diversité biologique très importante. La diminution de cette surface est due à la croissance démographique et au développement de l’agriculture. Un nouveau concept d’exploitation est apparu : l’aménagement écosystémique, conciliant besoins économiques et exigences de l’écosystème.

Vivre avec la forêt : gestion locale des ressources naturelles en Amazonie brésilienne et au Costa Rica
CASTELLANET, Christian ; GRANDCHAMP FLORENTINO, Laurence ; MEGEVAND, Carole - PARIS : UICN ; GRET, 2002, 162 P.
Cet ouvrage étudie la conservation des écosystèmes forestiers tropicaux au Brésil et au Costa Rica. La question centrale porte sur la décentralisation des responsabilités publiques vers les collectivités locales. Après une présentation des cadres historiques et juridiques des deux pays, les auteurs exposent plusieurs expériences, conduites avec la participation de municipalités ou de groupes locaux, qui apportent des réponses sur la gestion des ressources naturelles par les collectivités locales.

Les pillards de la forêt : Exploitations criminelles en Afrique
LABROUSSE, Arnaud ; VERSCHAVE, François-Xavier - MARSEILLE : AGONE, 2002, 192 P.
Le saccage des forêts primaires d’Afrique centrale s’est accompli rapidement par l’exploitation forestière menée par un réseau de sociétés privées dont les liens avec des réseaux politiques et financiers s’étendent à travers l’Europe et la Chine. Ce pillage qui s’accomplit à travers des réseaux mafieux met en cause de nombreuses firmes françaises et multinationales et des hommes politiques, ainsi que des dirigeants africains ; il a des implications dans le recrutement de mercenaires, les trafics d’armes et les coups d’Etat.

La pauvreté, terreau de la déforestation
DELACOTE, Philippe - ALTERNATIVES ECONOMIQUES, n°265, 2008, P. 44-46
Au Nord, il y a une tendance au reboisement. Au Sud, notamment dans les zones tropicales et dans les pays les plus pauvres, la déforestation se poursuit à un rythme frénétique avec des effets humains et environnementaux désastreux. La cause essentielle est l’agriculture. Les responsables sont les cultures d’exportation en Amérique du Sud et en Indonésie. Il y a aussi les paysans en quête de nouvelles terres à cultiver. Pour échapper à ce travers où les pays pauvres sont à la fois les agents et les victimes de la déforestation, les politiques à mettre en oeuvre sont nombreuses dont la redistribution foncière des terres et une exploitation forestière durable.

Peuples autochtones, atout négligé dans la gestion durable des forêts congolaises
LE FORESTIER, n°2, 2007, 38 P.
Ce bulletin plaide pour les peuples autochtones qui s’avèrent un atout certes majeur mais fort négligé dans la gestion durable des forêts congolaises. Le nouveau code forestier s’avère un recueil d’omissions et de contradictions pour les autochtones pygmées de la République démocratique du Congo. Il ne met pas en exergue leurs droits à la terre, aux ressources et surtout encore leurs droits d’usage. Cette récente législation devrait pourtant miser sur le savoir traditionnel des peuples autochtones pour s’assurer de la gestion rationnelle et durable des forêts du pays. Les associations des autochtones pygmées proposent la cartographie participative : elle stimulerait le dialogue en amenant les parties à s’entendre sur des scénarios de développement sous forme de cartographie.

De la parole aux gestes... éléments de réflexions sur les dispositifs de gestions concertées des ressources forestières et pastorales au Maroc
GENIN, Didier ; BENCHEKROUN, Fayçal - MONTPELLIER ; RABAT : IRD ; IAV HASSAN II, 2007, 61 P.
La problématique de la participation des populations à la gestion durable des ressources naturelles est au coeur de nombreux enjeux : lutte contre la pauvreté, développement rural, protection de la nature. La participation des communautés rurales est reconnue comme indispensable aux politiques de développement. Les auteurs de ce document ont analysé l’expérience riche et variée qui existe au Maroc en matière de gestion collective des ressources, que ce soit de façon traditionnelle ou sous l’impulsion d’institutions extérieures et en ont tiré des formes opérationnelles de concertation à promouvoir.

Les linéaments de la politique forestière dans les normes de régulation institutionnelle de la filière du bois énergie au Sénégal
BOUTINOT, Laurence ; DIOUF, Coumba Nolwenn - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°222, 2007, P. 57-82
L’exploitation des forêts communautaires des régions productrices de bois énergie pose le problème des formes institutionnelles et des moyens appropriés à une gestion socialement et écologiquement durable. Dans le contexte de la décentralisation, les communautés rurales doivent suivre des plans de gestion, dont des plans d’aménagement pour les espaces forestiers. Ceci bouleverse les rapports de force entre les exploitants privés qui avaient un monopole, les communautés et les services forestiers.

La forêt en République Démocratique du Congo post-conflit : analyse d’un agenda
DEBROUX, Laurent ; TOPA, Giuseppe – CIFOR ; CIRAD, 2007, 82 P.
La forêt est un bien précieux pour la République Démocratique du Congo mais aussi pour l’environnement mondial. Après de nombreux conflits, la paix et les conditions de vie s’améliorent. Il a été mis en place en 2002 un Agenda Prioritaire de Réforme, ce rapport analyse les progrès réalisés et les priorités pour l’avenir. Le but étant de développer des systèmes novateurs qui privilégient l’environnement et les populations locales.

L’Indonésie fait feu de tout bois
GRANGE, Jocelyn - ALTERNATIVES ECONOMIQUES, n°250, 2006, P. 43-45
En Indonésie, le gouvernement s’est engagé dans la culture intensive du palmier à huile et de l’acacia pour la pâte à papier dans des espaces gagnés sur les forêts. Celles-ci subissent également un déboisement pour la production de bois de construction et d’ameublement en grande partie destiné à l’exportation. Ce déboisement se fait au détriment de populations autochtones. Il dépasse les quotas fixés par la loi sous la pression des marchés internationaux, en raison de la corruption et avec la complicité de l’armée.

Le soja et l’élevage détruisent l’Amazonie
CARUSO, Emily - VOLCANS, n°59, 2005, P. 18-19
Les causes principales de la déforestation en Amazonie sont l’élevage et la culture du soja. Ces activités se développent et, même quand les nouvelles terres occupées sont non boisées, elles contribuent indirectement à une déforestation : les petits paysans expulsés sont amenés à défricher la forêt. La Banque mondiale finance les grandes entreprises qui contrôlent la culture du soja et l’élevage alors qu’il est avéré que ces deux activités sont destructrices pour les écosystèmes et qu’elles créent des préjudices graves aux populations.

Logique patrimoniale et conservation de la forêt : l’exemple de la forêt d’Ambondrombe (Madagascar)
MOREAU, Sophie : IRD, 2005, P. 291-310
Dans le sud-est du Betsiléo, au pied de la montagne sacrée d’Ambondrombe, des paysans vivent depuis des siècles à l’orée de la forêt qu’ils considèrent comme leur patrimoine, l’héritage de leurs ancêtres. Le processus d’intégration au territoire se fait par le respect des espaces sacrés et des pratiques religieuses et sociales nouant l’alliance des hommes avec la forêt. Actuellement, des ONG de conservation de la nature interviennent dans cette montagne en recherchant la participation des paysans, un peu méfiants cependant lorsqu’on leur parle d’écotourisme.

A l’ombre des arbres
PAILLEREAU, Didier ; BRAUD, Jean - LES NOUVELLES D’AFGHANISTAN, n°108, 2005, P. 8-12
Face à une forêt en danger en conséquence des guerres et d’une déforestation massive une ONG, MADERA (Mission d’Aide au Développement des Economies Rurales en Afghanistan) lutte activement depuis dix ans en Afghanistan. Ses actions sont multiples : prévenir, sensibiliser, former des forestiers, mettre en place des pépinières alimentant la reforestation. Le gouvernement se mobilise également puisque trois ministères ont fait le choix d’oeuvrer dans ce sens : Ministères de l’Irrigation, de l’Environnement et de l’Agriculture. MADERA, d’abord affectée à une zone définie du pays, a étendu ses actions sur plusieurs parties du territoire.

Le pillage organisé de l’or vert
PIGEAUD, Fanny - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°17, 2004, P. 14-16
L’exploitation de la forêt camerounaise représente 10 % du PIB, mais ce profit est très faiblement redistribué et investi, vu le niveau de corruption au Cameroun, où d’importantes concessions sont entre les mains de responsables politiques et où il existe un véritable trafic d’attribution des titres d’exploitation. L’exploitation illégale se répand et à la stagnation sociale s’ajoute la destruction du patrimoine. Les moyens manquent pour que des réformes soient appliquées.

Forêts tropicales, jungle internationale : les revers de l’écopolitique mondiale
SMOUTS, Marie-Claude - PARIS : PRESSES DE SCIENCES PO, 2001, 349 P.
L’ouvrage décrit le mauvais état des forêts tropicales et en expose les raisons. L’auteur analyse les avancées et les limites de l’action internationale pour la gestion durable de ces forêts. La façon dont est traité le sujet "déforestation" reflète les jeux d’interaction qui structure la société mondiale.

Gérer les forêts du Sud : l’essentiel sur la politique et l’économie forestières dans les pays en développement
BUTTOUD, Gérard - PARIS : L’HARMATTAN, 2001/04, 256 P.
Depuis les années 1990, le débat international sur la gestion durable des forêts de la planète a complètement changé les normes économiques et politiques d’intervention dans le développement forestier. Cette mutation a été particulièrement nette dans les pays en développement qui ont pratiquement tous été confrontés à la nécessité de repenser l’action publique dans le domaine forestier.Les services publics et les bailleurs de fonds semblent se désengager de ce domaine au profit d’un marché qui reste à réguler. Les acteurs locaux sont appelés à participer aux projets de gestion de la forêt. Enfin, l’écocertification des produits forestiers devrait permettre de mieux encadrer la multiplicité des usages souvent concurrents des espaces boisés des pays du Sud.

Un monde sans bois ni lois : la déforestation des pays tropicaux
SMOUTS, Marie-Claude - CRITIQUE INTERNATIONALE, n°9, 2000, P. 131-146
Il y a deux décennies, le monde a pris conscience de la destruction massive des forêts tropicales et de la nécessité de mettre en place de nouvelles mesures de gestion des ressources, mais aucune politique mondiale ne s’est imposée. La notion de bien public implique un accès libre à la ressource. Il convient de trouver les règles du jeu pour en assurer la préservation au bénéfice de tous. Aujourd’hui le sort de la forêt tropicale est objet de préoccupation et sous haute surveillance. Son avenir dépendra de l’effort conjugué des autorités nationales, des populations locales et de l’aide internationale.

Coupe à blanc : Activités illégales d’exploitation forestière et de commerce du bois dans les tropiques
GLASTRA, Bob - OTTAWA (CANADA) : CRDI, 1999, 123 P.
Les activités illégales d’exploitation forestière et de commerce du bois figurent parmi les principales causes de dégradation de la forêt dans le monde. Ces pratiques menacent la biodiversité des forêts et mettent en péril les populations autochtones dont le mode de subsistance repose sur ces forêts. Les lois de protection et de gestion de ces forêts existent mais ne sont pas appliquées. Cet ouvrage étudie en détail les cas du Brésil, du Paraguay, du Ghana et du Cameroun et donne un aperçu général de la situation dans le monde. L’auteur formule des recommandations pour élaborer une réglementation efficace de cette précieuse ressource.

Les entreprises françaises et l’exploitation des forêts tropicales africaines
CFIE, 1998, 185 P.
Entre 1960 et 1990, 20 % de la forêt tropicale a disparu. Dans un souci de sensibilisation de l’opinion publique française aux problèmes liés à l’exploitation massive des forêts tropicales dans le monde et en Afrique particulièrement, l’IUCN a sollicité cette étude. Après avoir exposé la situation d’ensemble des forêts dans le monde et particulièrement en Afrique de l’Ouest et centrale, elle présente les acteurs de la filière française des bois tropicaux et des solutions pour une gestion durable des forêts.

La forêt en jeu : l’extractivisme en Amazonie centrale
EMPERAIRE, Laure - PARIS : ORSTOM ; UNESCO, 1996, 230 P.
L’extractivisme est l’exploitation de produits forestiers à des fins commerciales. On le présente parfois comme une activité économique archaïque. Mais les mobilisations de collecteurs de latex d’hévéa et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques ont propulsé l’extractivisme au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée.Cet ouvrage tente de faire le point sur sa viabilité écologique et sur ses possibilités d’adaptation aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd’hui l’Amazonie. Il cherche à montrer comment l’extractivisme peut participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur.

Les forêts en Asie du Sud-Est : recul et exploitation : le cas de l’Indonésie
DURAND, Frédéric - PARIS : L’HARMATTAN, 1994, 411 P.
L’étude des forêts asiatiques permet de retracer l’évolution de l’une des régions les plus dynamiques du monde. Dans la première partie, l’ouvrage montre l’ampleur des enjeux que représentent le recul des forêts tropicales à l’échelle mondiale et les stratégies des principaux protagonistes. Il montre l’ancienneté de l’exploitation des forêts en Asie du Sud Est. Ensuite, ce livre tente de montrer, dans une perspective historique, les responsabilités des différents acteurs de la déforestation. Il montre que plusieurs Etats d’Asie sont maintenant devenus importateurs de bois. Il soulève les grands débats : influence de la déforestation sur l’effet de serre, la biodiversité, le développement durable.

Forêts des hommes : tropiques saccagés ou sauvés ?
TARDIEU, Vincent - PARIS : ROBERT LAFFONT, 1992, 432 P.
Les forêts tropicales et les océans sont deux sources de vie de la terre. Les forêts tropicales sont saccagées et menacées de destruction ; l’opinion publique s’émeut de leur disparition possible. Mais on se soucie moins de leurs habitants, également menacés d’extinction : ils luttent pour survivre, maintenir leurs traditions ou s’adapter à la pression du monde occidental. L’auteur est allé voir sur place l’état des forêts et des populations et cela donne un reportage partagé entre espoir et inquiétude.

Des forêts sous la coupe : forêts tropicales
POITIERS : LES MAGASINS DU MONDE ; OXFAM ; ORCADES, 1992, 191 P.
Ce livre "donne un aperçu de l’état actuel des forêts tropicales. Il insiste sur l’intérêt que présentent ces forêts pour les populations autochtones, les pays du Sud et le monde entier, ainsi que sur les dangers qui menacent le fragile équilibre de l’environnement forestier. Enfin, il met en exergue des luttes engagées par les autochtones et des organisations internationales pour la protection de cet écosystème très précieux de notre planète.

Mon combat pour la forêt : le dernier témoignage du leader brésilien assassiné
MENDES, Chico - PARIS : SEUIL, 1990, 121 P.
Chico Mendes, leader des "seringueiros" (saigneurs d’hévéa) de l’Etat de l’Acre (Brésil) était mondial connu pour sa participation à la défense de la forêt amazonienne. Il a été assassiné en décembre 1988 par des tueurs à gages au service des gros propriétaires terriens. Cet ouvrage reprend sa vie et expose ses idées.

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