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Dossier Tchad, retour sur dix ans d’exploitation pétrolière

Bibliographie sur le Tchad

, par CITIM

Généralités

Atlas du Tchad
BEN YAHMED, Danielle HOUSTIN, Nicole - PARIS : J.A., 2006, 63 P.
Cartes. Préface d’Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad.
Le Tchad, un des berceaux de l’humanité, pays situé entre l’Afrique arabo-musulmane et l’Afrique négro-africaine, possède une multiplicité ethnique et linguistique qui, au cours du temps, lui a permis de se targuer d’un riche patrimoine culturel. Ses ressources naturelles lui ont permis d’entrer en 2003 dans le cercle des pays africains producteurs de pétrole.

Les mille et un Tchad
LE CORNEC, Jacques - PARIS : L’HARMATTAN, 2002, 609 P.
Ouvrage illustré de plus de 150 photos en noir et couleurs. Bibliographie de 8 pages et index de 20 pages. L’auteur, né en 1927, a été administrateur de la France d’Outre-Mer (notamment au Tchad de 1957 à 1960).
Ouvrage extrêmement dense et documenté qui se lit comme un roman. Cette fresque chronologique fait la somme des nombreux livres parus sur le Tchad en ses différents aspects (géographie, régions, populations, cultures, histoires)." Paradis ou enfer", le Tchad, peut-être le berceau de l’humanité, est à lui seul un raccourci d’Afrique dans sa composition et dans les problèmes auxquels il est confronté, d’ordre naturel, ethnique, économique, social et politique. Parce qu’il s’allonge verticalement sur 1 800 km, du 8ème au 24ème parallèle, il a "les pieds dans la boue et la tête au feu". "Mille et un Tchad" en douze chapitres, ceux de l’espace et du temps, évoquent les fluctuations de la nature et les initiatives des hommes, tour à tour bourreaux et victimes, pour de belles et rares heures de paix.

Politique

Retour du Tchad : carnet d’une correspondante
ROLLEY, Sonia - ARLES : ACTES SUD, 2010/01/13, 174 P.
L’auteure a été correspondante de l’AFP (Agence France-Presse) et de RFI (Radio France International) au Tchad entre octobre 2006 et mars 2008, date du retrait de son autorisation de travail pour le gouvernement tchadien.
Au Tchad, passé la trêve de la saison des pluies, chaque année semble apporter sa nouvelle interprétation d’un scénario usé et tragique : renversements d’alliances au sein des clans qui se disputent le pouvoir à N’Djamena et troubles armés dans le Nord et l’Est du pays d’où ces groupes sont originaires. A cela s’ajoute l’affrontement entre Khartoum et N’Djamena par rébellions interposées, dans un jeu compliqué où interviennent la Libye, les Etats-Unis et la France, ancienne puissance coloniale avec une Françafrique qui n’en finit pas de mourir. Le récit nous plonge dans le microcosme d’une capitale isolée, où vérités et mensonges s’échangent avec plus ou moins d’habileté. Parmi les responsables de la "communauté internationale", il y a quelques personnalités clairvoyantes et courageuses, mais peu échappent aux arrangements avec le pouvoir en place. Certains officiels français en poste dans le pays, sont captivés par le pouvoir tchadien jusqu’à en perdre tout sens critique. L’auteur fait part de manière directe de son quotidien de journaliste, d’une proximité nécessaire et dangereuse avec les événements et ceux qui les provoquent.

Que fait l’armée française en Afrique ?
GRANVAUD, Raphaël - SURVIE - MARSEILLE : AGONE, 2009, 478 P.
Préface d’Odile TOBNER-BIYIDI. Bibliographie, carte des bases militaires et des opérations françaises en Afrique depuis 1990.
A travers des exemples concrets, cet ouvrage montre la réalité de l’armée française en Afrique depuis deux décennies. Après avoir décrit le dispositif néocolonial mis en place eu lendemain des Indépendances, il analyse à travers les conflits (Côte d’Ivoire, Tchad) les interventions militaires qui illustrent la "nouvelle politique africaine" de la France. Entre héritage colonial et stratégies pour suivre l’évolution des rapports de force internationaux, cette politique reste une politique criminelle. Les manœuvres médiatiques, la désinformation, l’absence de contrôle parlementaire et citoyen, font de la défense un "domaine réservé".

Le rêve de Largeau, pacifier et développer l’Est du Tchad
FAVRE, Johanne - In : AFRIQUE CONTEMPORAINE : AFRIQUE ET DEVELOPPEMENT, 01/12/2009, N° 232, P. 115-132
Fait partie du dossier "De la fragilité à la violence, les organisations internationales à l’épreuve". Bibliographie, une carte.
Dans l’Est du Tchad, la présence des acteurs internationaux se justifie par la dégradation environnementale, l’insécurité alimentaire, la violence récurrente. Actuellement, une crise humanitaire aiguë frappe la région, conséquence de la guerre au Darfour voisin et d’un blocage interne. L’action internationale n’apporte aucune solution : les camps de réfugiés en milieu sahélien augmentent la pression sur l’environnement, l’aide alimentaire accroît la dépendance, les interventions militaires sont impuissantes face à l’insécurité. Cela contribue à la démission de l’Etat, à la perpétuation de la guerre et au rejet de l’Occident.

Violence politique et conflits en Afrique : le cas du Tchad
BANGOURA, Mohamed Tétémadi - PARIS : L’HARMATTAN, 2009/03, 487 P.
Thèse de doctorat en science politique, ce livre met en rapport la violence politique et les conflits au Tchad depuis l’indépendance, compte tenu des sources précoloniales et coloniales de ces conflits. La dictature et l’autoritarisme des régimes successifs ont engendré une violence d’Etat qui, à son tour, a entraîné une violence contre l’Etat, parfois par le bas (révoltes, rébellions), tantôt par le haut (tentatives de coups d’Etat). Le paroxysme de cette révolte est atteint en 1979-1980 avec la guerre civile qui nécessite l’intervention de la France et de la Libye. Si la Cour internationale de Justice parvient à régler le différend tchado-libyen en 1994, le conflit politique reste entier ; la démocratisation apparente entre 1993-1996 est remplacée par un régime de plus en plus autoritaire et contesté, comme l’atteste la tentative de coup d’Etat de mai 2004. L’ancien dictateur, Hissène Habré, réfugié depuis quinze ans au Sénégal jouit encore de l’impunité. Dans ces conditions, la paix civile peine à s’installer au Tchad.

Les particularismes ethno-politiques et leur instrumentalisation politico-militaire : sources de la fragilité étatique au Tchad
AKONO ATANGANE, Eustache - In : ENJEUX, 01/03/2009, N° 38, P. 47-55
Article faisant partie du dossier : « Les Etats fragiles en Afrique centrale ». Trois photos. Notes.
Les raisons profondes de la fragilité du Tchad résident dans l’opposition séculaire entre deux Afriques : la blanche musulmane au nord et la noire animiste au sud, ni l’une ni l’autre n’étant des unités homogènes mais plutôt de véritables mosaïques. Le tribalisme est une constante des régimes tchadiens depuis l’indépendance, les dirigeants successifs s’étant constamment appuyés sur leurs ethnies respectives pour prendre et conserver le pouvoir. Dans le contexte de sous-développement du pays, les interventions étrangères ont souvent contribué à consolider les régimes en place.

Tchad : à quoi joue la France ?
ANGSTHELM, Bruno DJIRAIBE, Delphine - In : ALTERMONDES, juin 2008, N°14, P. 9
Depuis plus de 30 ans, des chefs de guerre se disputent le pouvoir au Tchad et monnaient leur ralliement au régime en place. Le pétrole et la crise du Darfour avaient déjà compliqué la situation. En septembre 2007, l’affaire de l’Arche de Zoé conduisait la France à sacrifier provisoirement les accords de paix du 13 août, difficilement négociés entre l’opposition et la coalition au pouvoir. Aujourd’hui, les Tchadiens attendent de la Communauté internationale, et en particulier de la France, une aide pour sortir de la crise.

Comment le conflit au Darfour déstabilise le Tchad
PRUNIER, Gérard - In : LE MONDE DIPLOMATIQUE, 01/03/2008, N° 648, P. 6-7
Les gouvernements du Tchad et du Soudan se trouvent, par guérillas interposées, en état de guerre larvée. Cette imbrication des conflits remonte à 2003, année où a éclaté la guerre au Darfour. Déby qui connaissait le potentiel déstabilisateur du conflit pour le Tchad a aidé Khartoum pour écraser le soulèvement, ce qui a provoqué la révolte de ses frères d’ethnie. Lorsque la rébellion est partie du Soudan en janvier 2008, l’Eufor était sur le point de s’installer à N’Djamena : les rebelles craignaient qu’elle ne soit en fait un moyen de soutenir le régime de Déby. La France quant à elle s’est engagée à "faire son devoir" au Tchad en cas de nouvelle attaque, mais les rebelles réclament la neutralité de l’ancienne puissance coloniale. La situation est explosive et alimente les craintes de généralisation du conflit dans une région déjà instable.

Une géographie et une géopolitique complexes de N’Djaména, la capitale du Tchad
DJIKOLMBAYE DJIBE, Osée - In : ENJEUX, 01/01/2008, N° 34-35, P. 75-82
Article faisant partie du dossier : "Les capitales d’Afrique". Deux photos. Bibliographie.
L’histoire de Fort-Lamy, devenu N’djaména en 1973, a débuté en avril 1900 avec la construction d’un fort en mémoire du Commandant Lamy. Partie de rien, la capitale du Tchad a connu une expansion territoriale et démographique considérable puisqu’elle couvre à présent 6 000 ha et compte 1 million d’habitants. Cet espace urbain s’est accru sans contrôle, ni planification, ni plan cadastral, ce qui génère des problèmes considérables en termes de gestion des ordures ménagères et d’assainissement, auxquels s’ajoutent inondations et écroulements d’habitations. A N’djaména, les inégalités sociales sont criantes entre une petite partie de la population, occupée aux affaires, et le reste, qui vit en deçà du seuil de pauvreté, dans des logements de fortune. A l’exception de l’agro-alimentaire, l’industrie est fort peu développée, en raison notamment d’une fourniture d’électricité insuffisante. Le commerce demeure le plus souvent informel et l’insécurité est la règle dans cette ville militaire érigée sur les cendres d’une guerre coloniale, qui cultive la violence.

Les acteurs extérieurs et la question de la sécurité au Tchad entre 1990 et 2007
TOUA, François-Xavier - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 37-40
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie. Liste des sigles.
Le Tchad vit dans un contexte sécuritaire "volatil", dégradé par des acteurs transnationaux plus ou moins structurés : il sert de sanctuaire aux opposants du Soudan (conflit du Darfour), aux citoyennetés indociles (Toubous lybiens) et aux mouvements islamistes belliqueux. S’y ajoutent les pressions externes (USA, France, Chine) liées à la gestion des recettes pétrolières. La France est devenue l’un des éléments du bouclier sécuritaire tchadien à la faveur de différents accords, et notamment du dispositif " Epervier ", base militaire installée à N’Djamena depuis 1986.

Le défi institutionnel du Tchad
RATEBAYE, Tordeta - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 9-14
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie.
En avril 2006, le Tchad a failli basculer à nouveau dans la guerre civile. Au terme d’un scrutin controversé, le président Idriss Déby a entamé son troisième mandat. Confronté à l’épreuve de la conservation du pouvoir, le régime doit aussi gérer et contrôler les richesses générées par le pétrole. Alors que les indicateurs de développement régressent, l’ampleur de la corruption paraît évidente. Parallèlement, la crise du Darfour, à la frontière est du Tchad, a conduit à la dégradation des relations avec Khartoum et favorise la dissension armée.

La place des solidarités et rivalités ethniques dans les luttes pour le pouvoir étatique au Tchad (1960-2007)
OWONA NGUINI, Mathias Eric ; DELI NDJIMA, Nestor - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 15-24
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie. Un tableau.
Etat de création récente (1913 puis 1936), le Tchad compte environ 150 groupes ethniques appartenant à des ensembles culturels très divers. Le clivage entre communautés ethniques du "Nord" et du "Sud" a été fortement politisé au cours des décennies qui ont suivi l’indépendance, générant des affrontements en vue de la conquête du pouvoir central (FROLINAT, "seigneurs de la guerre", Zaghawas du Darfour). Les dirigeants successifs de l’Etat tchadien (François Ngarta Tombalbaye, Félix Malloum, Goukouni Weddeye, Hissène Habré et Idriss Déby) appartiennent à cinq ethnies différentes, qui ont vu basculer le pouvoir du Sud au Nord.

Un point de vue sur la crise transfrontalière Darfour/Tchad oriental
FAVRE, Johanne - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 32-36
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie. Un graphique. Un tableau.
Ancien empire sahélien, le Darfour n’est plus qu’une périphérie sous-développée du Soudan. Depuis février 2003, le conflit qui y sévit a fait 200 000 morts, deux millions de déplacés et provoqué l’arrivée au Tchad de 230 000 réfugiés. Des manipulations politiques ont divisé les communautés et catalysé la violence. L’antagonisme arabe/non arabe y est instrumentalisé et la formation de milices incontrôlées est encouragée par le gouvernement tchadien. Parallèlement, l’aide internationale aux réfugiés soudanais déstabilise l’économie, l’environnement et la société.

Tchad : le piège du Darfour et la sécurité internationale
NTUDA EBODE, Joseph Vincent - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 29-31
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie.
Dès le début du conflit du Darfour en 2004, le président Déby s’est trouvé confronté à un dilemme : privilégier la raison d’Etat et collaborer avec Khartoum, ou bien tolérer, à défaut de soutenir, les rebelles de son ethnie Zaghawa et leurs cousins darfouriens. Trois ans plus tard, ce conflit, sur fond d’enjeux pétroliers, apparaît comme un véritable piège, non seulement pour le Tchad mais aussi pour la communauté internationale.

Le colonialisme français ne s’est jamais éteint au Tchad
KALDOR, Pierre - In : AUJOURD’HUI L’AFRIQUE, 01/09/2006, N° 101, P. 6-7
Encadré d’un article d’un journal tchadien avec caricature.
L’auteur rappelle un épisode tragique des relations franco-tchadiennes : l’assassinat du docteur BONO en 1973, alors qu’il venait de créer un mouvement d’opposition démocratique et non violent. Ensuite est rappelé le soutien militaire de la France au président Idriss DEBY.

Ingérence à l’ancienne au Tchad
LEYMARIE, Philippe - In : LE MONDE DIPLOMATIQUE, 01/06/2006, N° 627, P. 6-7
Notes infrapaginales, bibliographie.
Avec l’appui de l’armée française, le président tchadien Idriss Déby a déjoué un coup d’Etat fin avril 2006. Malgré les dénégations de la France, ce soutien au régime clanique de N’Djamena s’apparente à une immixtion à l’ancienne que l’opposition locale a dénoncée. La politique de la France, dans un cas comme celui-ci se résume au dilemme : soutenir militairement un "ami", au risque d’endosser le rôle d’un gendarme ce qui ne fait pas partie de sa mission, et qui ne correspond plus aux attentes de la société civile de ces pays ; ou privilégier le soutien aux efforts de prévention déployés par l’Union africaine ?

Tchad : la chasse aux taxes illégales
SOUILLET-DESERT, Sylvia - In : ALTERMONDES, juin 2006, N°6, P. 39
Dans le même numéro d’Altermondes (dossier "Ensemble, réinventer le développement"), voir un autre article sur le Tchad : "Quel développement sans Etat de droit ?"
ACORD (Association de Coopération et de Recherche pour le Développement) forme au Tchad des parajuristes (une centaine depuis 2004, dans cent villages). Ces hommes et femmes apprennent à connaître leurs droits sur les élections, les plaintes et les taxes. Ils aident notamment leurs concitoyens à échapper aux taxes illégales prélevées par les commissariats de police.

Environnement / Lac Tchad

Le lac Tchad se tarit
SALKIDA, Ahmad (2012/06/13) - In : AFRIQUE RENOUVEAU, 12/06/2012, N° 26, P. 24-25
Fait partie du dossier : L’avenir que nous voulons.
L’eau et la végétation du lac Tchad disparaissent en raison de la sécheresse, des barrages et de l’irrigation des pays riverains. Le lac, patrimoine agricole mondial, assure la survie de 30 millions d’habitants. Les tensions au sein des communautés riveraines s’accentuent. Des plans de remise en eau sont à l’étude.

Lac Tchad : vulnérabilité d’une ressource partagée
In : SCIENCES AU SUD : LE JOURNAL DE L’IRD, septembre-octobre 2011, N° 61, P. 7-10
Photos, une carte de la zone du lac Tchad et des recherches engagées ainsi qu’une frise chronologique. Dossier découpé en une dizaine d’articles scientifiques.
Dès 1964, fut mise en place la Commission du Bassin du Lac Tchad. Celui-ci connaît depuis plusieurs années, ses niveaux les plus bas (Petit Tchad), même si il a connu par le passé des baisses similaires. Les recherches permettent de mieux comprendre cette réduction des eaux de surface et de prévoir les enjeux agricoles, de ressource en eaux et de pêche de demain.

Prévention et résolution des conflits de l’eau dans le Bassin du lac Tchad : Analyses et perspectives
MVIE MEKA, Elie - In : ENJEUX, 01/01/2006, N° 26, P. 25-28
L’article comprend une carte du Bassin et des données chiffrées sur la superficie du lac Tchad dans les pays concernés. Voir aussi l’article de Sciences au Sud, n° 36, mai-juin 2006, pages 1 et 2, qui traite des fluctuations du lac Tchad au cours du temps.
Après avoir donné des éléments géographiques sur le lac Tchad et son Bassin, l’auteur analyse les causes potentielles de tensions et de conflits de l’eau, comme la densité de la population, le climat... Il explique les méthodes de prévention de conflits utilisées par la CBLT, Commission du Bassin du Lac Tchad, créée, en 1962, dans le but de préserver les ressources naturelles et d’éviter les conflits liés à l’eau. Enfin, il envisage d’autres solutions à apporter, comme les délimitations transfrontalières sur les fleuves, quel que soit le niveau de l’eau, ou le renforcement de pouvoir de la CBLT.

Société

Population, développement et dividende démographique au Tchad
GUENGANT, Jean-Pierre ; GUEALBAYE, Manasset - MARSEILLE : IRD EDITIONS, 2012/10, 119 P.
Étude très dense avec des termes techniques (synthèse des conclusions p. 7-11), 48 graphiques, 13 tableaux. Des études similaires ont été faites dans douze autres pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo).
Cette étude révèle que le Tchad pourrait voir sa population doubler dans les vingt prochaines années (elle serait d’environ 12 millions en 2012). La politique de santé actuelle poursuit l’un des Objectifs du millénaire, pour l’amélioration de la santé maternelle et infantile, mais n’a pas encore atteint des résultats marquants, malgré des moyens mis en place. Par exemple la contraception reste une pratique peu répandue. Malgré une croissance économique positive et une culture nataliste très ancrée (6 à 7 enfants par femmes), ce phénomène démographique doit être pris en compte rapidement pour l’accompagner, le juguler et anticiper les besoins essentiels de la population.

Economie/ Pétrole

Tchad : qui profite de la manne pétrolière ?
KUNG, Ruedi - In : UN SEUL MONDE, Décembre 2012, N° 4, P. 18-20
Deux encarts et quatre photos.
L’histoire du Tchad depuis son indépendance était instable. La paix est retrouvée. Le pétrole enrichit le gouvernement mais les populations n’en bénéficient pas. L’agriculture, l’élevage, la sécheresse et la désertification entraînent une précarité et un avenir incertain.

Tchad : le pétrole arme mais ne développe pas
BEHALAL, Zobel - In : ALTERMONDES, septembre 2008, N°15, P. 26-27
Article faisant partie du dossier : "Le contrôle des armes à portée de main".
Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres du monde. Et pourtant, l’Etat tchadien consacre aujourd’hui 12 pour cent de son PIB à l’achat d’armes, soit le double du montant qu’il alloue aux dépenses de santé. Première source de revenus de l’économie du pays, le pétrole est devenu une "ressource du conflit". Il est à présent vital de rompre ce lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits, en donnant une base juridique à cette notion.

Au Tchad, pétrole et développement ne font pas bon ménage
VANDEBURIE, Julien - In : ENJEUX, 01/07/2007, N° 32, P. 25-28
Article faisant partie du dossier : "Spécial Tchad". Bibliographie.
Au Tchad, où plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, le projet pétrolier soutenu par la Banque mondiale, démarré en 2003, a plus que doublé le budget national. Pourtant, le premier bilan est pessimiste : ce projet endette le pays, aggrave corruption et pauvreté, détériore l’environnement et profite surtout aux sociétés transnationales, ne laissant que quelques miettes aux potentats locaux et encore moins aux populations. Comme dit un proverbe africain, "quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre".

Textes en ligne

Les ressorts de l’intervention militaire tchadienne au Mali (2013)
Géraud Magrin In : EchoGéo, n°23, 2013 Sur le Vif, mis en ligne le 28 juin 2013, 13 pages.
Ce texte tente de comprendre les ressorts de l’intervention tchadienne au Mali aux côtés de l’armée française, dans une configuration apparemment inédite.
http://echogeo.revues.org/13444

Le développement piégé
CCFD-TERRE SOLIDAIRE - PARIS : CCFD-TERRE SOLIDAIRE, 2012/01, 55 P.
7 tableaux, 3 cartes du Tchad ("Localisation géographique", "Principales populations tchadiennes" et "Tensions et conflits tchadiens").
Dans la perspective de l’étude du Traité international sur le Commerce des Armes (TCA) par l’ONU en juillet 2012, le CCFD-Terre solidaire, qui se mobilise sur cette question depuis 2003, a pris le cas du Tchad pour démontrer l’impact des dépenses militaires sur le développement d’un pays et la nécessité de renforcer la législation internationale pour que l’esprit des textes de loi soit enfin appliqué.
http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/d/doc_2739.php

Questions et réponses sur l’affaire Hissène Habré devant les Chambres africaines extraordinaires au Sénégal
Human Rights Watch, 12 septembre 2012, 9 pages
Hissène Habré vit en exil au Sénégal depuis plus de 21 ans mais n’y a toujours pas été traduit en justice. Il est également recherché par la justice belge pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture.
Les questions et réponses proposées par HRW fournissent de plus amples informations sur cette affaire et sur les étapes à venir.
http://www.hrw.org/fr/news/2012/09/11/questions-et-r-ponses-sur-l-affaire-hiss-ne-habr-devant-les-chambres-africaines-extr

Ils sont venus pour nous tuer : Attaques de milices et agressions ethniques contre les civils à l’est du Tchad.
VOL. 19 HUMAN RIGHTS WATCH - NEW YORK : HUMAN RIGHTS WATCH, 2007/01, 82 P.
Le rapport contient :
* Carte de l’est du Tchad
* Mouvements rebelles tchadiens 2005-2007
* Glossaire des termes
* Résumé
* Méthodologie.
L’est tchadien est en train de devenir "un désastre humanitaire". La frontière Est du Tchad jouxtant le Darfour est à la confluence d’attaques provenant de trois sources de violence : le "conflit armé entre le gouvernement tchadien et les groupes rebelles", "les attaques entre milices et civils" et enfin les "violences intercommunautaires".
http://hrw.org/french/reports/2007/chad0107/

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