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Dossier Paraguay : les défis d’une jeune démocratie

Bibliographie sur le Paraguay

, par CDATM

Les années Condor : comment Pinochet et ses alliés ont propagé le terrorisme sur trois continents
DINGES, John - PARIS : LA DECOUVERTE, 2005/01, 307 P.
Le plan Condor a été mis en place par les militaires qui avaient pris le pouvoir dans six pays d’Amérique du Sud, alliés des Etats-Unis, pendant les années 1970-1980. Pendant plus de 10 ans, six gouvernements ont mené des actions clandestines contre leurs opposants, enlevant et assassinant des milliers de personnes, y compris en Europe et aux Etats-Unis. A l’initiative de cette organisation terroriste internationale, le général chilien Pinochet, avec le soutien de la CIA. L’auteur, après une enquête minutieuse, révèle dans cet ouvrage l’ampleur de la complicité de Washington dans les crimes de ces dictateurs.

Pionniers brésiliens au Paraguay
SOUCHAUD, Sylvain - PARIS : KARTHALA, 2002, 406 P.
A partir de 1960 des Brésiliens s’installent dans le Paraguay oriental. Des mesures favorables à l’immigration, une polarisation favorable permettent l’accroissement de leur nombre : on parle d’un demi-million de "brésiguayens" qui favorisent le développement économique (voies de communication, développement des petites villes, etc.). Mais la zone frontalière n’intègre pas beaucoup de Paraguayens dans un pays où la question agraire reste préoccupante. La dynamique économique reste fragile.

Le traité d’Itaipu entre le Paraguay et le Brésil : un scandale qui a trop duré
LAMARQUE, Cécile, 2008/12/17 : Source : CADTM (http://wwww.cadtm.org).
Le gouvernement paraguayen demande la révision du traité d’Itaipu qui fixe l’usage de ressources hydroélectriques communes au Paraguay et au Brésil. Les frais de construction d’un barrage sur le Parana, frontière entre les deux pays, ont été partagées, à parts égales, alors que le Paraguay ne consomme que 5 pour cent de sa part d’énergie. Les clauses du traité sont telles que la vente de l’excédent d’énergie qui revient au Paraguay ne lui rapporte que très peu et qu’il est encore très endetté au profit de sociétés brésiliennes suite à la création de l’emprise binationale qui gère l’exploitation des ressources. Mettre un terme à cet énorme déséquilibre permettrait au Président Lugo de disposer de ressources financières dont il a tant besoin pour sortir son pays de la misère.

Fernando Lugo et les enjeux paraguayens
LAMARQUE, Cécile - LES AUTRES VOIX DE LA PLANETE, n°39, 2008/07, P. 19-22
Fernando Lugo, ancien évêque d’une des provinces les plus pauvres du Paraguay, a été élu président de la République en avril 2008 soutenu par des mouvements sociaux et certains partis, regroupés au sein de l’Alliance Patriotique pour le Changement (APC). Il représente l’espoir pour les travailleurs pauvres et les paysans qui sont dans une extrême pauvreté provoquée par la politique du parti Colorado, basée sur le clientélisme, la corruption et l’exploitation, et qui a bradé la souveraineté du pays. Le nouveau président doit s’atteler à la réforme agraire, à la récupération de la souveraineté énergétique du pays (barrage d’Itaipu) et au problème de la dette.

Au Paraguay, l"élite" aussi a voté à gauche : chute d’un pouvoir vieux de soixante et un ans
LAMBERT, Renaud - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°651, 2008/06, P. 12-13
Le 20 avril 2008, Fernando Lugo, ex-évêque, suspendu par le Vatican, connu comme "l’évêque des pauvres", a remporté l’élection présidentielle. Il met ainsi un terme à l’hégémonie du parti colorado, au pouvoir depuis 1947. Le nouveau président a été soutenu par l’Alliance patriotique pour le changement (APC), vaste coalition comprenant une vingtaine de mouvements sociaux et neuf partis politiques. La tâche ne sera pas facile.

Un avenir enfin ouvert avec Fernando Lugo !
RUDEL, Christian - ESPACES LATINOS, n°246, 2008/05, P. 9-10
Après le "règne" du parti Colorado, lié à l’oligarchie terrienne, l’ex-évêque Fernando Lugo (adepte de la théologie de la libération) a été amené, en 2008, à la présidence du Paraguay par la victoire de l"’Alliance patriotique pour le changement". Cette coalition électorale n’est pas un mouvement homogène et la tâche du nouveau président ne sera pas facile pour appliquer un ambitieux programme de justice sociale et de réforme agraire dans un Etat de droit.

A la défense du guarani
TORRES, Gustavo - DIAL, n°2977, 2008/01/01, P. 1-3
Quatre vingt dix pour cent des 5,7 millions d’habitants du pays parlent ou comprennent le guarani, langue de l’ère précolombienne. Depuis 1992, le guarani et l’espagnol sont les deux langues officielles du pays mais l’Etat, les médias et les administrations fonctionnent seulement en espagnol. Les écoles, elles aussi, fonctionnent en espagnol mais pour Ramiro Dominguez un espoir est permis car la situation s’améliore peu à peu.

Paraguay : résistance paysanne et répression
PALAU, Marielle - ALTERNATIVES SUD, n°4, 2007/12, P. 41-46
Face à des acteurs capitalistes qui diversifient leurs stratégies et qui, en particulier, augmentent sans cesse la production de soja, les mouvements paysans, bien que dynamiques, se tiennent plutôt sur la défensive. Ces dernières années, leurs luttes ont cherché d’une part à freiner l’expansion de l’agrobusiness, d’autre part à s’opposer à la criminalisation des luttes sociales.

L’heure des changements
ZIBECHI, Raul - DIAL, n°2963, 2007/11/01, P. 1-6
En avril 2008 auront lieu les élections présidentielles. Le parti Colorado, au pouvoir depuis 60 ans, pourrait se voir délogé, mais il faudra compter avec la corruption et le clientélisme qui règnent dans le pays. Sur 6 millions d’habitants, 63 pour cent sont pauvres et 26 pour cent indigents. 80 pour cent n’ont pas accès aux soins médicaux et il y a 600 000 paysans sans terre. Les grandes entreprises cultivent et exportent le soja et les produits de l’élevage. La société civile tente de s’organiser pour changer cela avec l’aide de l’évêque des pauvres, Fernando Lugo. Celui-ci promet une réforme agraire mais le climat politique est très tendu à la veille des élections.

Paraguay : Entre espoir et scepticisme, vers la fin d’une époque ?
STEFANONI, Pablo - INPRECOR, n°530-531, 2007/08, P. 35-40
Pour la première fois en 60 ans, une vraie possibilité d’écarter le parti Colorado du gouvernement paraguayen s’ouvre à l’occasion des élections présidentielles prévues en 2008 même si le contrôle exercé par les membres de ce parti sur l’État et les contradictions de l’opposition jouent contre cette perspective. Un ex-évêque, Fernando Lugo "le candidat des pauvres et des exclus", se profile comme le favori.

Le Paraguay : un pays méconnu
ESPACES LATINOS, n°241, 2007/05, P. 15-28
Indépendant depuis deux siècles, le Paraguay a connu 35 ans de dictature ; il a recouvré un régime démocratique depuis 1989 et se prépare à l’élection présidentielle de 2008. Le parti Colorado au pouvoir depuis 60 ans n’a rien fait pour améliorer le sort des petits paysans. Fernando Lugo qui les défend est le seul candidat de l’opposition. Les problèmes agraires et la pauvreté constituent des enjeux importants.

Ethique et corruption
CHAMORRO, Graciela - DIAL, n°2931, 2007/05/01, 5 P.
Le pays est atteint par une corruption tant publique que privée. Le rapport de 2004 de Transparency International donne la sixième place au Paraguay parmi les pays les plus corrompus. La corruption ne touche pas toute la population mais pour le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du pays, on peut parler d’un Etat corrompu. Pour Bartolomeus Melia, jésuite espagnol, au Paraguay depuis 1954, la société doit se construire sur la catégorie des pauvres, par la solidarité. Cette culture du "nous" doit s’opposer au "rien que nous" qui caractérise la culture néolibérale pour que l’avenir du pays soit moins incertain.

Le condor continue de voler : entretien avec l’avocat paraguayen Martin Almada
ALMADA, Martin ; SCANDIZZO, Hernan - DIAL, n°2920, 2007/04/01, 2 P.
Aujourd’hui au Paraguay, une famille d’agriculteurs gagne 100 dollars par an. La population vit dans un état de grande pauvreté. Il n’y a pas d’alternance politique au Paraguay et le terrorisme d’Etat est toujours là. Le gouvernement a diminué le budget social pour tripler celui de l’armée qui est omni présente. Au Paraguay l’opération "condor" n’est pas terminée.

La fièvre du soja
PIRO, Patrick - ALTERNATIVES ECONOMIQUES, n°250, 2006/09, P. 40-42
Pour satisfaire la demande mondiale croissante en soja pour l’alimentation animale, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie développent la culture du soja. Cela profite aux multinationales qui commercialisent cette production. Mais cette culture industrielle progresse au détriment des cultures vivrières et de l’agriculture familiale. Elle est destructrice d’emplois agricoles et de plus, dégrade l’environnement. Des petits propriétaires sont expropriés illégalement. Le défrichement de la forêt amazonienne s’accentue.

Le soja destructeur
DIAL, n°2890, 2006/06/01, P. 31-32
Tomas Palau, professeur à l’université d’Asunción affirme que les avantages de la monoculture de soja sont nuls sauf pour les millionnaires des multinationales de l’agro-industrie. L’effet social en est l’expulsion des paysans des zones rurales. 90 pour cent du soja planté est transgénique et introduit en contrebande. Le gouvernement n’agit pas. Jésus de la Penâ Ripodas, représentant de l’ONG Mouvement pour la Paix, le Désarmement et la Liberté (MPDL), constate que 265.000 jeunes de 5 à 17 ans travaillent dans des activités dangereuses liées à l’agriculture alors qu’en 2005 le pays a interdit les travaux exposés aux substances toxiques aux jeunes

Le soja en Amérique du Sud ou le cauchemar de Humboldt
HUFTY, Marc - LA REVUE DURABLE, n°20, 2006/05, P. 46-47
L’extension de la culture du soja en Amérique du Sud est source de grands profits pour les Etats, une catastrophe pour les petits paysans. Cette extension entraîne un gaspillage de l’eau, la destruction de la forêt, l’appauvrissement des sols, la perte de la biodiversité et une misère accrue.

Proclamation des peuples indigènes du Grand Chaco : Argentine, Bolivie, Paraguay
DIAL, n°2887, 2006/06/01, P. 9-10
Depuis des temps immémoriaux, les trente peuples du Grand Chaco partagent la même région, la même histoire et une grande diversité culturelle transmissent par les anciens. A cause des grandes entreprises qui développent un modèle économique "prédateur", les peuples autochtones se sentent comme des intrus sur leurs propres terres. Ils réclament la restitution de leurs titres de propriété, le respect de leur dignité et des mesures vis-à-vis des grandes entreprises.

Main basse sur les terres du Parana brésilien
LAMBERT, Renaud - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°622, 2006/01, P. 20-21
Depuis l’Argentine, le soja transgénique a franchi les frontières et envahi le Paraguay ; puis, en contrebande, le Parana, Etat du Sud du Brésil frontalier de ces deux pays. Les OGM sont utilisés aux dépens des petits producteurs et créent de nouvelles formes de dépendance. Se profile ainsi un modèle, rejeté par les paysans latino-américains, de monoculture industrielle contrôlée par les multinationales.

La démocratisation du pouvoir local au Paraguay : illusion ou réalité
BOIDIN, Capucine - CAHIERS DES AMERIQUES LATINES, n°46, 2005/07, P. 73-83
Au Paraguay, la transition démocratique a pour principal enjeu la démilitarisation des institutions, qui s’opère à tous les niveaux. Cet objectif semble en bonne voie, mais la concurrence entre les caudillos reste vive et le clientélisme n’est pas mort. Cependant les habitants, malgré un contexte économique très difficile, arrivent à trouver des marges de manoeuvre et à agir pour améliorer leurs conditions de vie. Le changement le plus important réside dans la possibilité de s’organiser collectivement pour revendiquer un accès individuel à la terre.

Le modèle indigène
MELIA, Bartolomeu - DIAL, n°2789, 2005/03/01, P. 5-7
La plupart des autochtones vivent actuellement dans des zones inhospitalières car ils ont été chassés des terres qui leur appartenaient. Cependant, la façon de vivre de ces populations, de créer, de penser, la joie, la liberté et la modération qui les caractérisent apportent plus au monde occidental que celui-ci ne peut leur apporter.

Les forces armées continuent de recruter des moins de dix-huit ans
ARAUJO, Rogeria ; VASQUEZ, Andres - DIAL, n°2778, 2005/01/16, P. 9-10
La loi établit à 18 ans l’âge minimun pour recruter des soldats mais le soutien officiel est insuffisant pour appliquer cette loi. En fait, il y a beaucoup de jeunes de moins de 18 ans dans l’armée. La réduction du budget de l’armée, l’influence d’une culture militarisée et le manque d’opportunité d’évolution pour les jeunes sont trois facteurs qui incitent les familles à laisser partir les jeunes.

Enfants dans la rue
PORTILLO MENDEZ, Marina - DIAL, n°2775, 2005/01/16, P. 3-4
Qu’ils soient abandonnés, qu’ils aillent à l’école, qu’ils travaillent ou volent pour se nourrir, les enfants se sentent maltraités. La pauvreté des parents est souvent à l’origine des mauvais traitements qu’ils infligent à leurs enfants.

Le bulldozer : Une menace mortelle pour les Indiens
RIMMER, Louise - LES NOUVELLES DE SURVIVAL, n°56-57, 2005/01, P. 19-21
Survival International soutient les Ayoreo, tribu de la forêt de Chaco située entre le Paraguay et la Bolivie. Leur territoire est souvent récupéré de force par les propriétaires de ranches. Des centaines de lettres envoyées par les sympathisants de Survival ont incité le ministère de la Justice à empêcher des opérations d’abattage du bois. Mais des invasions peuvent reprendre et pourraient provoquer l’extinction complète de cette tribu.

Les occupations sont le seul moyen d’accéder à la terre
GOMEZ, Marcial ; AMORIN, Carlos - DIAL, n°2765, 2004/12/01, P. 3-4
On constate que 80 pour cent de la terre est accaparée par 1 pour cent de la population. Un grave problème est posé par la production de soja à 90 pour cent transgénique et qui concerne 2 millions d’hectares. Il y a donc une réelle nécessité de redistribution de la terre et de lutte contre la culture intensive du soja qui élimine les communautés paysannes.

Comment le soja chasse les paysans de leurs terres ?
AMORIN, Carlos - COURRIER INTERNATIONAL, n°709, 2004/06/09, P. 27
Depuis cinq ans au Paraguay, de grosses entreprises étrangères achètent à tour de bras des propriétés pour cultiver du soja. Les petits paysans sont expulsés vers les bidonvilles ou occupent illégalement des terres, l’invasion étant l’unique moyen de pression.

La présence inconfortable des Brésiguayens
SCISCIOLI, Alejandro - DIAL, n°2714, 2004/03/16, P. 7-8
Les "Brésiguayens" sont des agriculteurs brésiliens et leurs descendants installés au Paraguay au début des années 1960 dans deux départements limitrophes du Brésil. Ils possèdent actuellement 1,2 millions d’hectares de terre soit 40 pour cent de la surface de ces deux départements. L’absence d’action de l’Etat paraguyen est à l’origine, dans cette région, de nombreux conflits à connotation économique et sociale.

Les ratés de la démocratie paraguayenne
BAIL, Raphaële - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°591, 2003/06, P. 10
Depuis cinquante ans, le Parti Colorado exerce un pouvoir plus ou moins dictatorial sur le Paraguay. Actuellement, la répression contre les opposants s’accentue, dans un contexte de stagnation économique et avec l’appui des Etats-Unis. Le mouvement paysan a payé le prix fort en 2002 au moment de la bataille contre les privatisations. Beaucoup d’opposants ont été tués par balles lors des manifestations. Cependant, la majorité des Paraguayens sont paralysés par la peur de la police et de l’armée.

Le Paraguay au XXe siècle : Naissance d’une démocratie
FREGOSI, Renée - PARIS : L’HARMATTAN, 1997/05, 399 P.
Après une présentation historique très détaillée, l’auteure décrit le processus de démocratisation du Paraguay avec les atouts et les enjeux qu’il comporte. L’originalité de l’identité paraguayenne est due à une forte imprégnation guaranie marquée par une langue amérindienne parlée ou comprise par une majorité de Paraguayens. Un sentiment national a été forgé par les agressions extérieures. Par contre, il a favorisé l’installation d’une classe dominante militarisée. La question de la démilitarisation du régime est à l’ordre du jour et sa réussite est annoncée grâce au réveil des acteurs sociaux longtemps ignorés à condition qu’ils suivent les règles du jeu démocratique.

Le Paraguay
RUDEL, Christian - PARIS : KARTHALA, 1990, 254 P.
C’est l’histoire tourmentée du peuple et de l’état du Paraguay du XVIè siècle à nos jours : l’empreinte des conquistadores espagnols, des franciscains et des Jésuites sur les Indiens guaranis, l’exploitation coloniale des Européens, les révoltes et guerres civiles, l’esclavage, les guerres avec les voisins qui accroissent une militarisation et qui conduisent à 35 ans de dictature à partir de 1951 à 1989. Depuis le Paraguay est officiellement sur la voie de la démocratie et libre sous la présidence du général Rodriguez.
Pays d’agriculture et d’élevage, le Paraguay est un pays à construire. Mais les nations indiennes ont été écrasées.

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