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Dossier La Chine en Afrique : Pour le meilleur ou pour le pire ?

Bibliographie et ressources documentaires sur les relations entre la Chine et l’Afrique

, par AFPICL-BU HDL

Généralités

Chindiafrique
BOILLOT, Jean-Joseph DEMBINSKI, Stanislas - PARIS : ODILE JACOB, 2013, 369 P.
D’ici à 2030, 3 grands ensembles, la Chine, l’Inde et l’Afrique vont entraîner un bouleversement sans précédent du monde : démographique, économique, technologique, énergétique et politique. En 2030 ces 3 ensembles, fort différents mais présentant tous de fortes inégalités sociales et régionales, regrouperont environ 4,5 milliards d’habitants, soit plus de la moitié de la population mondiale. Dans le domaine économique, ils représenteront la moitié du PIB mondial avec de fortes pressions sur le marché de l’emploi et la nécessité de concilier cette croissance avec la protection des ressources de la planète et leur répartition plus équitable. Il faut donc construire une nouvelle architecture du monde en tenant compte des évolutions dans les domaines technologiques, environnemental et politique dans le cadre d’une mondialisation modérée et d’une coopération internationale renforcée en substituant à la méfiance et à la peur une culture de l’espoir et du vivre ensemble : l’Europe doit y contribuer.

Le temps de la Chine en Afrique
GABAS, Jean-Jacques CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - MONTREAL : KARTHALA, 2012, 207 P.
La présence chinoise en Afrique n’est pas nouvelle. Déjà, dans les années 1960 et 1970, des Chinois ouvriers bâtisseurs, acupuncteurs ou agriculteurs vivaient sur le continent africain.
En 2010, la Chine est devenue le premier partenaire commercial bilatéral de l’Afrique devant les Etats-Unis. A ce jour, il est encore difficile de vérifier l’impact réel de la Chine sur le développement africain. Elle est à son tour accusée, comme les anciens colonisateurs, d’enfermer les économies africaines dans une spécialisation appauvrissante et de ne pas véritablement contribuer à l’essor des industries locales. Les spécialistes qui participent à ce livre se sont posé la question de l’accompagnement des pays africains par la Chine dans de véritables perspectives d’évolution. Il apparaît bien "qu’une expression plus affirmée de leur stratégie de développement, national et régionale, permettrait aux Etats africains d’engager une meilleure affectation des ressources exceptionnelles apportées par les investissements chinois".

La Chine en Afrique : Histoire, géopolitique, géoéconomie
MBABIA, Olivier. - PARIS : ELLIPSES EDITIONS MARKETING, 2012. - 157 P.
L’auteur traite de la présence chinoise en Afrique sous deux angles essentiels. Il replace d’abord historiquement l’intérêt de la Chine pour l’Afrique et décrit comment cet intérêt s’est concrètement manifesté. Puis il aborde la partie plus contemporaine avec les échanges commerciaux, plutôt au bénéfice de la Chine dont les besoins énergétiques guident la politique. Il met en exergue les paradoxes de l’aide chinoise en s’appuyant sur l’exemple des relations sino-soudanaises et sur celui des entreprises chinoises en République démocratique du Congo qui causent des problèmes d’ordre social et environnemental. Par ailleurs, la Chine déploie une politique culturelle pour séduire les Africains. La dernière partie du livre examine les actions des partenaires traditionnels de l’Afrique, la France et les Etats-Unis, et de la puissance émergente qu’est l’Inde.

L’économie politique tricontinentale : le cas des relations de l’Afrique avec la Chine et l’Inde
HUGON, Philippe - REVUE TIERS MONDE, n° 208, octobre-décembre 2011, P. 45-64
Cet article différencie et compare les relations de la Chine et de l’Inde avec les 54 états africains et analyse en quoi elles constituent une extension du marché africain et d’innovation ou d’un renforcement des régimes rentiers (dans la mesure où les états africains exportent encore surtout des matières premières vers la Chine). Il pose ainsi quatre questions interdépendantes : celle du pillage des ressources naturelles, celle de la spécialisation internationale de l’Afrique enrichissante ou appauvrissante, celle des IDE (Investissement Direct Etranger) et enfin celle de l’impact comparé de l’aide de la Chine et de l’Inde.

La Chine en Afrique : Menace ou opportunité pour le développement ?
ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, 188 P.
Bousculant les agendas internationaux du développement et redéfinissant les grands équilibres géopolitiques et économiques, la Chine n’a cessé depuis une quinzaine d’années d’élargir son champ d’action et de consolider sa présence en Afrique, traditionnel pré carré des puissances occidentales". (Texte de l’auteur).

Chinafrique, avez-vous dit ?
OUTRE-TERRE, n° 30, 2011/4, 440 P.
La présence chinoise en Afrique est présentée tantôt comme une menace, tantôt comme un espoir. Ce serait l’expression selon les uns de l’arrogance d’un hyper-capitalisme conquérant, mais selon les autres d’un tiers-mondisme chaleureux et moderne. Ce numéro d’Outre-Terre se propose de jeter un regard froid sur les relations que la Chine entretient avec les pays africains en mobilisant les points de vue contrastés que livrent ici universitaires, hommes politiques et autres acteurs africains, chinois ou occidentaux. (Résumé de l’auteur).

Afrique, la globalisation par les Suds
PERROT, Sandrine (sous la dir. de) ; MALAQUAIS, Dominique (sous la dir. de) - POLITIQUE AFRICAINE, n°113, 2009/03, P. 6-115
L’offensive chinoise en Afrique est un sujet de première importance depuis quelques années. Les relations entre la Chine, l’Afrique et les autres pays du Sud sont complexes, dynamiques et évolutives. Ce dossier a pour objectif de donner une épaisseur humaine et sociale à ces nouveaux échanges sud-sud, de rendre compte des trajectoires individuelles et collectives et de leurs variations spatiales. Il met en avant les observations de terrain et les témoignages à travers une approche multidisciplinaire.

La Chinafrique : Pékin à la conquête du continent noir
MICHEL, Serge ; BEURET, Michel - PARIS : GRASSET, 2008/05, 353 P.
La Chine s’intéresse beaucoup à l’Afrique pour ses matières premières, ce qui entraîne une forte croissance des pays africains. Les centaines de milliers de Chinois qui sont déjà en Afrique séduisent les chefs d’Etat parce qu’ils investissent sans parler de démocratie, et les populations parce qu’ils construisent des routes et des barrages. Les auteurs ont enquêté dans quinze pays et rencontré ces nouveaux colons. Mais on ne sait quelles seront les conséquences écologiques de ce "développement", ni comment réagiront les Africains. Les Occidentaux qui jugeaient l’Afrique tout juste bonne à recevoir l’aide humanitaire, sont distancés par ces méga-projets. Le revers de la médaille chinoise, c’est que les nouveaux colonisateurs viennent souvent de régions de Chine sous-développées et abandonnées du pouvoir.

Liens historiques

Les trajectoires de la Chine-Afrique
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël (sous la dir. de) - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°228, 2008/12, P. 21-133
Les relations entre la Chine et l’Afrique font l’objet d’une abondante littérature dans les pays développés occidentaux qui se considèrent comme les partenaires naturels du continent africain. Ces commentaires sont généralement très critiques car ils sont les sous-produits des luttes qui opposent de puissants intérêts économiques. Ce dossier explore plusieurs facettes des relations entre la Chine et l’Afrique en les replaçant dans un contexte historique. Il en souligne les réussites incontestables comme les déconvenues.

Un demi-siècle de relations Chine-Afrique : évolution des analyses
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°228, 2008/12, P. 35-48
Les premiers ouvrages sur la Chine-Afrique datent des années 1950. En les comparant avec les études parues depuis 2005, on remarque des différences et des permanences. On voit que la Chine poursuit une stratégie d’influence, mais que les modalités ont évolué. Cet article retrace l’histoire de l’avancée chinoise sur le continent africain. Il montre qu’aujourd’hui comme hier, la Chine-Afrique exerce en Occident la même fascination et les mêmes réactions de rejet sur la base de connaissances lacunaires.

La Chine et l’Afrique entre engagement et intérêt
AICARDI DE SAINT-PAUL, Marc - GEOPOLITIQUE AFRICAINE, n°14, 2004/04, P. 51-65
Rien ne prédestinait la Chine à nouer de relations étroites avec l’Afrique. Très tôt (il y a plus de 3000 ans), les Chinois ont eu des contacts avec les Africains. A la suite de la conférence de Bandung, la Chine a cherché à manifester de la solidarité envers l’Algérie et l’Egypte. La rivalité sino-soviétique ensuite a amené l’apparition de deux mouvances opposées à l’intérieur du Tiers Monde, les Chinois s’efforçant de développer une "solidarité afro-asiatique contre l’impérialisme". Actuellement la Chine développe ses investissements dans divers domaines et forme des cadres africains. Le commerce a fortement augmenté ; mais la Chine ne se comporte pas d’une manière fondamentalement différente de celle des pays développés : elle acquiert des matières premières et vend des produits finis.

Relations commerciales

China, Ltd. : Un business africain
KERNEN, Antoine, Coordinateur - POLITIQUE AFRICAINE, n°134, juin 2014. - P. 5-132
Dossier comprenant 8 articles.
Depuis une quinzaine d’années, la présence chinoise en Afrique suscite un intérêt sans précédent. La Chine ne contribue que faiblement à l’aide publique au développement mais elle joue un rôle important dans le financement de grands projets d’infrastructures. Ces nouvelles sources de financement offertes aux États africains leur donnent une nouvelle marge de manœuvre et ravivent leurs ambitions modernisatrices d’après les indépendances. L’hypothèse développée dans ce dossier est que la croissance des investissements chinois sur ce continent et l’augmentation des relations économiques entre la Chine et l’Afrique n’ont pas profondément transformé les économies des Etats africains.

La Chine et l’avenir économique de l’Afrique
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - FUTURIBLES : ANALYSE ET PROSPECTIVE, n° 389, 01/12/2012, P. 83-84
Les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine progressent. Cela se traduit par des achats (pétrole et minerais) et des ventes de produits de consommation courante et d’équipement (ciment et engrais) ainsi que par des investissements chinois dans le pétrole, les mines et la construction. D’après le forum de coopération Afrique subsaharienne-Chine qui s’est tenu à Pékin en Juillet 2012, avec l’accroissement des prêts chinois, l’avenir du continent africain sera de plus en plus lié à l’économie chinoise.

L’Afrique du Sud et la Chine
LAFARGUE, François - AFRIQUE CONTEMPORAINE : AFRIQUE ET DEVELOPPEMENT, n° 242, 2012/10, P. 13-28
Les liens entre l’Afrique du Sud et la Chine remontent à l’arrivée des premiers immigrants chinois au XVII°siècle. Depuis, ces relations ont connu bien des vicissitudes : à l’époque de l’apartheid, l’Afrique du Sud était l’alliée de Taïwan, puis dans les années 1990 elle a dénoncé avec vigueur la présence chinoise dans le continent. Mais, aujourd’hui, l’Afrique du Sud est l’un des rares pays africains à entretenir avec la République populaire de Chine (RPC) une relation politique et économique équilibrée où les intérêts communs sont nombreux.

La Chine en Afrique : un partenaire "spécial" mais pas prééminent
MBABIA, Olivier - MONDE CHINOIS NOUVELLE ASIE, n° 21, 01/03/2010, P. 123-129
Depuis quelques années, l’engagement chinois sur le continent africain augmente et se diversifie. Les points principaux sont un renouveau diplomatique, l’expansion des échanges commerciaux, l’établissement de communautés chinoises en Afrique et de communautés africaines en Chine. Un plan de nouvelles mesures de coopération sino-africaine a été établi qui concerne la santé, l’éducation, l’agriculture, les PME.

Ressources naturelles et pétrole

Chine-Afrique : enjeux de l’ajustement chinois pour les pays miniers
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - AFRIQUE CONTEMPORAINE : AFRIQUE ET DEVELOPPEMENT, n° 248, 2014/01, P. 89-106
En quelques années, la Chine est devenue le premier importateur de minerais métalliques. Cette demande a fait monter les cours de ces produits dans les années 2000, avec un impact économique important pour les pays d’Afrique subsaharienne exportateurs de ces minerais. Depuis 2011 le tassement de la demande chinoise se répercute négativement sur les prix des matières premières et sur la recherche minière en chute sensible. La question est de savoir quel effet aura le rééquilibrage de l’économie chinoise sur le développement économique de l’Afrique subsaharienne ?

La montée de la "Chindiafrique" et le pionnier du développement A. O. Hirschman
BOILLOT, Jean-Joseph - REVUE TIERS MONDE, octobre-décembre 2011, n° 208, P. 121-138
Le décollage et la montée en puissance des deux géants asiatiques (la "Chindia") sont analysés ici sur une longue période selon les analyses hirschmaniennes dont les catégories et, surtout, le concept de non-linéarité du développement apparaissent très fécondes pour expliquer la trajectoire de ces pays depuis 1950. Le décollage économique de l’Afrique semble retardé par rapport à celui de la Chine et de l’Inde et l’on peut s’interroger sur l’effet produit par la demande croissante de matières premières africaines par ces deux pays. Assiste-t-on à une renaissance de la traite coloniale ? Selon le modèle hirschmanien, la montée des jeunes générations en Afrique devrait se traduire par le rejet des manipulations politiciennes et de l’appropriation crapuleuse des ressources par ces mêmes politiciens. La transition démographique entraînerait ainsi une phase de développement économique.

Investissements chinois en Afrique : les ingrédients d’une stratégie de déstabilisation
ASKOURI, Ali - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 133-144
La Chine est déterminée à alimenter sa croissance économique par tous les moyens, notamment le pillage des ressources et la déstabilisation des zones qu’elle convoite. Si elle veut améliorer son image internationale, la Chine devra appliquer les normes internationales qui régissent l’investissement dans le domaine de l’industrie extractive et prendre ses distances avec les dictatures et la corruption.

Les intérêts des puissances étrangères dans les conflits en Afrique centrale : une sociologie des acteurs, des enjeux et des rôles
- ENJEUX : BULLETIN D’ANALYSES GEOPOLITIQUES POUR L’AFRIQUE CENTRALE, n° 42, Janvier-Mars 2010, P. 10-15
L’Afrique centrale est très convoitée par les puissances étrangères. C’est le cas notamment de la République Démocratique du Congo (RDC), immensément dotée de ressources minières mais aussi du Congo, de la Guinée équatoriale. Le soutien d’Elf aux belligérants du Congo lors de la guerre de 1997 en est un exemple éclairant. Les anciennes puissances coloniales, telles que la France, sont de plus en plus concurrencées tant par les USA que par les pays émergents. Au nom de la realpolitik, on suscite des crises ou des conflits, afin de mettre aux avant-postes des États des serviteurs dociles, pouvant favoriser la libre exploitation des abondantes ressources disponibles.

Les positions de l’Europe, des Etats-Unis et de la Chine en Afrique
YONG HE YUNNAN SHI - REVUE TIERS MONDE, n° 201, 01/01/2010, P. 193-214
Cette étude montre que l’accroissement de la présence de la Chine et des Etats-Unis a été essentiellement motivé par la perspective d’un meilleur accès aux ressources naturelles africaines. L’impact positif de la présence chinoise sur le développement africain sera limité à long terme en raison d’un profond conflit d’intérêt entre les deux pays, lié à leur excédent de main d’oeuvre. Il faudrait encourager les investissements directs, en particulier des pays émergents, pour augmenter la capacité de production africaine.

Investissements pétroliers chinois en Afrique : conséquences géopolitiques
ABOVILLE, Robert d’ SUN, Qian - PARIS : L’HARMATTAN, 2010, 190 P.
La Chine cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en pétrole pour ne pas être trop dépendante d’un Moyen-Orient instable. Cette stratégie chinoise se heurte aux intérêts occidentaux, fortement présents en Afrique. Pékin se doit d’innover dans de nouveaux rapports avec l’Afrique, et bouleverse l’équation géopolitique régionale.

Le pétrole et la Chine-Afrique : plus qu’une relation commerciale
MEIDAN, Michal - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°228, 2008/12, P. 95-104
La relation Chine-Afrique donne une place prépondérante au commerce des matières premières africaines pour alimenter l’expansion économique chinoise. Le mouvement chinois vers l’Afrique est motivé par l’accès aux matières premières ce qui explique le développement rapide des relations économiques et diplomatiques. Par la diversification de ses sources, l’Afrique permet à la Chine de trouver une indépendance dans son approvisionnement en matières premières nécessaires à son essor économique. Mais au-delà des échanges commerciaux, la relation pétrolière sino-africaine est plus complexe. Cette relation se construit sur une combinaison de stratégies développées par les acteurs chinois pour stabiliser l’accès à ces ressources.

Aide chinoise

Le dessous des cartes
MBABIA, Olivier - MONDE CHINOIS NOUVELLE ASIE, n° 33, 15/07/2013, P. 23-80
Le gouvernement chinois, sensible aux recommandations de ses universitaires s’investit résolument dans un véritable renforcement de la dimension culturelle des relations avec les pays d’Afrique. Cette nouvelle politique revêt des formes diverses : constructions d’écoles, dons de médicaments et envoi d’équipes médicales, expositions de peintres et production de troupes artistiques chinoises en Afrique et africaines en Chine, festival culturel et gastronomique chinois, célébration du Nouvel An chinois par les Africains des Instituts Confucius, etc. Toutes ces manifestations sont complétées par une incursion médiatique sans précédent dont l’objectif principal est de rééquilibrer l’image et la réputation de la Chine en Afrique.

République Démocratique du Congo : Quand l’aide chinoise et belge se croisent
MENNIG, Miguel - DEFIS-SUD, n° 106, avril, mai 2012, P. 23-25
La présence de plus en plus visible de la coopération chinoise au Congo, et plus largement en Afrique, soulève bien des questions doublées souvent de réticences ou de craintes. Sont-elles fondées ? Reflètent-elles la réalité sur le terrain ? Une récente étude menée conjointement par des universitaires chinois, belges et congolais entend éclairer le débat et corriger certaines idées toutes faites.

Bailleurs émergents : où en est la Chine en Afrique ?
GUERIN, Emmanuel - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°228, 2008/12, P. 105-118
Il semble très difficile de mesurer l’aide chinoise à l’Afrique et d’en comprendre le mode opératoire. Il est pourtant important d’appréhender le positionnement de la Chine par rapport à la gouvernance mondiale de l’aide du développement. La Chine défend la spécificité et les vertus de sa coopération Sud-Sud. Si les Occidentaux veulent développer un dialogue avec la Chine au sujet de son aide à l’Afrique, il leur faut comprendre les fondements conceptuels de l’aide chinoise ; les Chinois connaissent bien les rouages de l’aide occidentale et savent exploiter ses failles, mais la réciproque n’est pas vraie.

La Chine, nouvel acteur de la reconstruction congolaise
VIRCOULON, Thierry - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°227, 2008/03, P. 107-118
Depuis quelques années, la Chine est devenue un partenaire de poids en Afrique. Elle vient de le prouver en entrant sur le marché de la reconstruction de la RDC. Sa présence discrète s’est muée en accords financiers massifs qui devraient en faire le premier partenaire de développement, selon des modalités différentes de l’aide occidentale. L’aide chinoise est porteuse d’une autre vision du développement, mais elle n’est pas exempte de problèmes et de zones d’ombre.

Aide publique au développement : les nouveaux donateurs
COURRIER DE LA PLANETE, n°84, 2007/04, P. 36-58
Les nouveaux donateurs dans l’aide publique au développement ont-ils une approche différente de celle des donateurs traditionnels ? Pour la Chine, l’aide est d’abord un moyen d’affirmer sa position nouvelle sur la scène internationale et de sécuriser ses approvisionnements en matières premières. Son attitude est pragmatique, par exemple en octroyant des prêts à des pays africains dont la dette vient d’être annulée. Au Mali, la coopération chinoise correspond moins à une stratégie qu’à une perte de contrôle sur les opérateurs privés de plus en plus nombreux. La coopération Sud-Sud réactive l’esprit de Bandung entre pays en développement. Inde, Afrique du Sud, Brésil, passés du rôle de récipiendaires de l’aide internationale à celui de donateurs, font profiter les autres de leur expérience en la matière.

Accaparement des terres

La Chine est-elle un accapareur de terres en Afrique ?
GABAS, Jean-Jacques - FUTURIBLES : ANALYSE ET PROSPECTIVE, n° 398, Janvier-février 2014, P. 25-36
Les critiques sur la Chine accusée de faire preuve d’une certaine forme de néocolonialisme doivent être nuancées. La Chine se classe en sixième position dans le monde parmi les investisseurs fonciers loin derrière les Etats-Unis. L’Afrique ne constitue pas une priorité géographique pour la Chine et ses investissements y sont peu importants. Ses actions y sont surtout axées sur l’aide au développement : soutien aux techniques agricoles et à des projets agricoles essentiellement vivriers avec des productions destinées aux marchés nationaux et régionaux africains.

Les coopérations agricoles chinoises et brésiliennes en Afrique
GABAS, Jean-Jacques GOULET, Frédéric - AFRIQUE CONTEMPORAINE : AFRIQUE ET DEVELOPPEMENT, n° 243, 2012/03, P. 113-132
Les politiques de coopération du Brésil et de la Chine dans le secteur agricole africain sont en rupture avec les coopérations Nord-Sud entachées par le passé colonial. Cet article mène une étude comparative des deux coopérations. Cette mise en parallèle appelle les conclusions suivantes : elles sont perçues différemment par les populations locales qui se méfient des Chinois et font plus confiance aux Brésiliens ; on fait beaucoup de publicité autour des projets, mais ils ne sont ni très nombreux, ni très innovants ; enfin la tendance est à la privatisation de l’aide par l’externalisation des services de coopération vers les entreprises privées. Cette tendance se confirme dans le cas de la Chine.

Terres porteuses
CHOUQUER, Gérard - PARIS : EDITIONS ERRANCE, 2012, 246 P.
L’accaparement de terres est un phénomène qui a été mis en exergue avec l’affaire malgache. Fin 2008, le Président de Madagascar avait vendu ou loué des terres de son pays à des entreprises étrangères. Même si les contrats ont depuis été ajournés, d’autres exemples ailleurs dans le monde ont suscité de nombreuses questions. Cette pratique est-elle une alternative aux besoins alimentaires de pays très peuplés ou sans terre ? Ou est-ce une généralisation au domaine agricole d’une logique économique néolibérale, spéculant sur les ressources et produisant des bulles financières ? L’approche géographique du foncier proposé dans ce livre est intéressante d’autant plus que l’auteur y adjoint des dimensions juridique, sociale et politique. C’est une nouvelle gouvernance du foncier qui se met en place, mais pas sans risques, en particulier pour les Etats les plus pauvres.

Les Chinois convoitent-ils l’agriculture africaine ?
LOEUL, Emmanuel de (sous la dir. de) - DEFIS SUD, n°79, 2007/09, P. 10-23
Jusqu’à maintenant, l’agriculture n’a occupé qu’une petite part dans l’activité chinoise en Afrique. Mais il semble que l’agrobusiness fasse désormais partie des secteurs stratégiques dans lesquels investissent les firmes chinoises. Pékin ayant besoin d’assurer son approvisionnement en certains produits agricoles, on peut craindre une attitude prédatrice de la part du gouvernement chinois. Les Chinois n’investissent pas dans les industries de transformation. L’Europe souhaite ouvrir un dialogue avec la Chine sur les politiques de coopération.

Conséquences sociales et environnementales

Empreinte écologique de la Chine en Afrique
BOSSHARD, Pierre - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 85-112
En accroissant sa présence en Afrique, la Chine y a étendu son empreinte écologique. Son déficit en matières premières l’amène à s’intéresser à des gisements peu accessibles, dans des écosystèmes fragiles au coeur de pays dotés d’une faible structure de gouvernance. La stratégie chinoise du tout à la croissance prédomine donc, mais une politique environnementale normative tend à émerger. (Texte de l’auteur).

Mozambique-Chine : de la politique au business ?
CHICHAVA, Sergio - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 145-164
Les relations entre gouvernement chinois et gouvernement mozambicain sont au beau fixe. Cependant certains Mozambicains accusent la Chine de piller la forêt et de détruire l’environnement sous couleur de coopération économique. Ce comportement néocolonialiste est le fait de certaines entreprises chinoises plus que de leur gouvernement. Par ailleurs, d’autres sociétés étrangères participent à cette extraction forestière abusive.

La crise et le basculement vers l’Asie : enjeux pour l’Europe
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - FUTURIBLES, n°347, 2008/12, P. 55-67
Le coeur de l’économie mondiale pourrait bien s’implanter très durablement en Asie avec, pour moteur principal, la demande interne (nationale ou régionale). Ce basculement serait lié à la dynamique démographique asiatique et le fait que l’Asie constitue un réservoir de main d’oeuvre hautement qualifiée. A moins d’une rupture de la mondialisation due à une politique protectionniste des pays occidentaux, ce scénario semble le plus probable. Les conséquences de ce basculement sont la présence accrue de la Chine et de l’Inde en Afrique et un grave défi dans la lutte pour la préservation de l’environnement.

Environnement, la mobilisation enfin
COUSSY, Jean ; DAOUDY, Marwa ; TUBIANA, Laurence - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°5, 2007/11, P. 53-66
Trois études de cas : le mode de présence de la Chine en Afrique, peu respectueux de l’environnement et des situations sociales ; le règlement positif du problème de l’eau au Proche Orient, dont la Turquie est le château d’eau, même si des tensions subsistent ; les efforts européens pour respecter les objectifs de Kyoto. Il faut laisser une marge de manoeuvre aux pays émergents en pleine croissance, tout en opérant la révolution technique et philosophique : celle de l’après-carbone.

Les investissements chinois en Afrique : à quel prix ?
COUSSY, Jean ; GABAS, Jean-Jacques - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°5, 2007/11, P. 58-60
Les formes et les dessous du succès de la pénétration chinoise en Afrique noire sont nombreux. Les impacts sont ambigus : les prix baissent, mais l’initiative africaine est violemment concurrencée et déstabilisée. Par ailleurs, les règles internationales en matière d’environnement, et même de droit du travail, ne sont pas respectées et cela en partie grâce aux relations politiques qui favorisent la corruption ou le recours à la violence. Cet article surprend dans un dossier intitulé "Environnement, la mobilisation enfin".

Impacts locaux de la présence chinoise

La révolution des produits chinois en Afrique : Consommation de masse et nouvelle culture matérielle
KERNEN, Antoine ; MOHAMMAD, Guive Khan - POLITIQUE AFRICAINE, n°134, juin 2014. - P. 111-132
Alors que depuis une quinzaine d’années, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont connu un accroissement rapide, cet article traite des conséquences de l’arrivée des produits chinois sur le quotidien des sociétés africaines. Présents même sur les marchés les plus reculés, ces produits contribuent à l’entrée de l’Afrique dans la consommation de masse et à l’émergence d’une nouvelle culture matérielle. Les commerçants africains de produits chinois jouent un rôle central dans la diffusion de cette culture.

Le dragon et le léopard : un regard sur les relations sino-congolaises
LUNLUMBUE, Michel - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 165-176
La poussée des intérêts chinois en RDC fait l’objet de controverses en raison de l’importance des fonds engagés et de la présence de plus en plus nombreuse d’immigrés chinois dans le commerce local. La coopération économique sino-congolaise, encouragée par le gouvernement Kabila, s’apparente selon certains, à un scénario d’hégémonie de la Chine sur le continent africain.

Des marchés prometteurs pour l’Afrique
LAISHLEY, Roy - AFRIQUE RENOUVEAU, n°2, 2009/07, P. 16-20
Il y a des aspects positifs et négatifs au développement accéléré des liens économiques entre l’Afrique et les économies émergentes comme la Chine, le Brésil et l’Inde. Les consommateurs africains en tirent profit, les exportations augmentent. Les groupements régionaux des pays africains pourraient présenter un front commun aux investissements et acheteurs potentiels. Les investissements sud-sud pourraient, à long terme, sortir renforcés de la crise. Mais les pratiques commerciales et les procédures d’investissement de certaines économies émergentes sont critiquables ; la concession de larges surfaces foncières à des étrangers est un des problèmes.

Petits commerçants et entrepreneurs chinois au Mali et au Sénégal
KERNEN, Antoine ; VULLIET, Benoît - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°228, 2008/12, P. 69-94
Cet article relativise l’importance de la présence chinoise dans les deux pays. Les commerçants chinois font partie de la classe moyenne urbaine précarisée ; ils se débrouillent seuls, sans aucun soutien de l’Etat chinois. Les filières d’approvisionnement des commerces se sont structurées ; mais les commerçants chinois ne sont pas les seuls à vendre des produits chinois, les commerçants africains ont su s’organiser face à cette concurrence qui est cantonnée à un nombre réduit de secteurs.

Les aventures d’un tee-shirt dans l’économie globalisée
RIVOLI, Pietra - PARIS : FAYARD, 2007, 360 P.
Cet ouvrage présente d’une façon attractive les problèmes de la concurrence, du protectionnisme, de la mondialisation à travers l’exemple d’une culture, le coton, de sa transformation en vêtement et de sa distribution dans le monde. L’auteure constate que, alors que la production de coton devrait prospérer dans le Tiers Monde, c’est aux Etats-Unis qu’il est le plus florissant, et ce depuis que les plantations se sont développées en utilisant des esclaves. Cultivé aux Etats-Unis, le coton va être ensuite transformé en Chine. Finalement, c’est sous forme de produit de seconde main que le coton arrivera sur les marchés des fripes africaines. A travers un exemple simple, l’auteure éclaire les mécanismes réels du commerce international.

Ambivalence des relations avec l’Afrique

Les relations Chine-Afrique : nouvelles responsabilités et nouveaux défis d’une puissance mondiale en devenir
CABESTAN, Jean-Pierre - HERODOTE, n°150, septembre 2013, P. 150-171.
Ces dix dernières années ont vu l’essor des relations entre la Chine et l’Afrique. Pour répondre à ses besoins économiques croissants, la Chine a intensifié ses échanges et ses projets de coopération avec les pays africains. Elle est devenue un des premiers investisseurs et contributeurs d’aides à l’Afrique. Elle refuse d’être considérée comme un pays néocolonialiste invoquant un partenariat Sud-Sud exemplaire, mais beaucoup doutent de son désintérêt, même les pays africains concernés. L’intensification de sa présence en Afrique est aussi un moyen de s’affirmer comme une puissance face à l’Europe, le Japon et les Etats-Unis.

Investissements chinois en Afrique : conditions de travail et relations professionnelles
YAW BAAH, Anthony JAUCH, Herbert - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 63-84
Les compagnies chinoises ayant investi en Afrique méconnaissent les droits élémentaires des travailleurs africains et font preuve d’une franche hostilité vis-à-vis des syndicats. Affaiblis par vingt années de restructuration économique ces derniers peinent à contenir les assauts de ces employeurs "émergents". Un certain nombre d’actions collectives originales et combatives montrent cependant la voie à suivre.

La Chine en Afrique
PARIS : SYLLEPSE, 2011/05, 184 P.
Les différents auteurs qui ont contribué à cet ouvrage s’interrogent sur la présence chinoise en Afrique. La Chine est en effet devenue l’un des principaux partenaires commerciaux, fournisseurs d’aide et investisseurs du continent. Les différents auteurs tentent de répondre à plusieurs problématiques liés à cette présence : la Chine remet-elle au goût du jour les formes de dépendance connues pendant la période coloniale ? Agit-elle pour ses seuls intérêts ? Ou bien donne-t-elle l’occasion de connaître un nouveau modèle de développement, différent du modèle occidental ?

Qui a peur de la Chine en Afrique ? De nouveaux défis pour la société africaine
OBIORAH, Ndubisi - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 113-132
L’évolution rapide des relations sino-africaines offre beaucoup d’opportunités à l’Afrique, mais cela représente également de nouveaux défis à surmonter. Ces relations poussent les défenseurs des droits de l’homme et des libertés à réfléchir sur les dangers que représente le resserrement de ces liens, notamment pour la démocratisation des Etats africains.

La Chine, superpuissance en Afrique
NGUYEN, Eric - MONDE CHINOIS NOUVELLE ASIE, n° 25, 01/03/2011, P. 49-55
Depuis le début des années 2000, l’Afrique fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part des autorités chinoises. Cet intérêt se manifeste par des investissements importants dans les infrastructures économiques, par des achats de matières premières africaines (pétrole, minerais) mais aussi par l’exportation des produits manufacturés chinois et par l’acquisition de terres agricoles en vue d’assurer la sécurité alimentaire chinoise. Officiellement, le gouvernement chinois prétend aider les pays d’accueil, mais on peut se demander si la Chine ne perpétue pas ainsi l’échange inégal Nord-Sud.

L’Afrique à nouveau convoitée
HARDY, Yves - LA CHRONIQUE D’AMNESTY, n° 283, 01/06/2010, P. 22-23
De part son potentiel humain, bon marché et l’abondance de ses ressources naturelles, l’Afrique est devenu un continent convoité souvent à ses dépens. L’article met en avant deux phénomènes : la prise de contrôle des cartels latino-américains dans certaines zones générant une grande instabilité ; d’autre part l’emprise économique de la Chine en Afrique qui avait suscité un grand espoir et qui provoque aujourd’hui de grandes désillusions ; la Chinafrique semble avoir pris les méthodes de la Françafrique...

Fin des pré carrés ?

Investissements chinois et occidentaux en Afrique
NNAJIOFOR, Peterson - INFORMATIONS ET COMMENTAIRES, n°165, octobre-décembre 2013, P. 50-56
Par tradition, l’Occident est la source des investissements directs étrangers destinés à l’Afrique. Cependant, cette préférence n’a pas apporté les résultats attendus. C’est pourquoi les Chinois sont perçus comme une alternative. Si la Chine cherche elle aussi à faire des profits et étendre son influence, son approche diffère de l’approche occidentale. Dans cet article, l’auteur compare les activités des Chinois en Afrique à celles des Occidentaux, analyse les différents aspects de cette relation afro-chinoise, ses conséquences directes et indirectes sur la population locale et met en perspective l’influence de la Chine en Afrique par rapport à l’implication chinoise sur les autres continents.

La Chine subsaharienne : Fantasy et/ou réalité : Actes du séminaire Chine-Afrique, Bruxelles, 27 mai 2011
RYDBERG Erik, Coordinateur – GRESEA ECHOS, n° 68, octobre 2011, 28 p.
La Chine pèse de plus en plus en Afrique. Elle est venue bouleverser l’ordre établi des bailleurs de fonds habituels en Afrique et ravir la place de premier partenaire commercial aux Etats-Unis. D’un côté le « consensus de Washington », de l’autre le « consensus de Beeijing ». Les rapports de force sont engagés.

Un siècle sino-africain
GAYE, Adama - ALTERNATIVES SUD, VOL. 18, n° 2, 01/05/2011, P. 177-182
L’histoire des transitions entre puissances émergentes et puissances déclinantes n’a jamais été tranquille. L’installation de la Chine en Afrique comme substitut à l’influence des ex-colonisateurs en est un exemple. Il appartient aux Etats africains de donner une réponse crédible à la relation que Pékin qualifie de "gagnant-gagnant", terme que d’aucuns contestent.

Les BRICS et leur idéologie : Ebauche d’une nouvelle gouvernance planétaire ou habillage de nouvelles stratégies de domination ?
SINDIC, Paul – RECHERCHES INTERNATIONALES, n° 91, Juillet - Septembre 2011, P. 37-46
L’émergence du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud (les BRICS) constitue l’un des traits majeurs de la recomposition de la scène mondiale au début du XXIe siècle. Ces pays de taille continentale et en croissance rapide veulent peser sur les rapports de forces mondiaux et être considérés comme partenaires de la gouvernance planétaire. Adoptée en avril 2011, la déclaration de Sanya (Chine) témoigne de leur volonté coopérative au-delà de leurs différences très marquées. Ces pays portent-ils les aspirations des autres pays du Sud ou leur attitude est-elle plus ambiguë ? Peuvent-ils s’opposer à l’Occident dans le cadre dérégulé du néolibéralisme ?

Le consensus de Pékin
COURMONT, Barthélémy - MONDE CHINOIS NOUVELLE ASIE, n° 25, 01/03/2010, P. 15-87.
Du "soft power" au consensus de Pékin, la Chine s’affirme de plus en plus comme un véritable concurrent du modèle occidental. Ce dossier, sur un sujet inédit, explore les facettes de cette évolution. La montée en puissance extraordinaire de la Chine invite les auteurs à s’interroger sur la formulation et la promotion d’un modèle chinois de développement et de gouvernance. C’est ce fameux consensus de Pékin que les dirigeants chinois rejettent catégoriquement aujourd’hui, mais qui pourrait peu à peu s’imposer comme la stratégie d’affirmation de la puissance chinoise.

Le basculement du monde
MANIERE DE VOIR, n°107, 2009/10, 98 P.
Avec la fin de la guerre froide et le triomphe des principes de l’économie libérale, on assiste à la remise en cause de l’hégémonie de l’Occident qui n’était pas seulement militaire et économique mais aussi politique, idéologique et culturelle. L’Occident n’a plus les moyens de faire face aux défis lancés par la mondialisation, du réchauffement de la planète aux nouvelles pandémies, de la prolifération nucléaire aux migrations. Des pays de ce qu’on qualifiait "du tiers-monde" s’affirment dans leur environnement et sur la scène internationale : Chine et Inde qui reconquièrent la place qu’elles occupaient au XVIIIe siècle et les pays dit émergents, Brésil et Afrique du Sud.

La dérive des continents : l’Asie et l’Afrique
CHAPONNIERE, Jean-Raphaël - FUTURIBLES, n°350, 2009/03, P. 5-25
Après un survol de l’histoire des relations entre l’Asie et l’Afrique, les échanges entres ces deux régions et les perspectives sont analysés. L’Asie et en particulier la Chine, a renforcé ses positions et sa coopération avec l’Afrique, ces dernières années, empiétant de plus en plus sur ce qui était un pré carré européen, occidental ou français. Le renforcement de la présence asiatique offre, pour la première fois, aux Africains la possibilité de choisir leurs partenaires. La différence essentielle entre le consensus de Washington et celui de Pékin est que ce dernier, tout en ayant les mêmes objectifs vise à laisser les pays indépendants, libres de leurs décisions, ce qui explique le recul de l’influence occidentale.

Quand la Françafrique passe au privé
DELTOMBE, Thomas ; ORVAL, Benoît - RECHERCHES INTERNATIONALES, n°85, 2009/01, P. 39-66
Remise en cause des leviers d’action traditionnels de la Françafrique, arrivée de nouveaux acteurs (grandes puissances ou pays émergents), réticence des gouvernants africains de se soumettre aux diktats des anciennes métropoles coloniales : le contexte a changé en Afrique. Mais, même si le poids diplomatique de la France est plutôt en retrait, ses positions économiques, par ses entreprises, se renforcent ; Les "vieilles pratiques" se perpétuent et la percée de la Chine en Afrique apparaît davantage comme un paravent pour les responsables politiques qu’une concurrence réelle.

Articles et documents en ligne

Relations Chine-Cameroun : la question foncière divise
William Bayiha, 14 janvier 2015
http://www.farmlandgrab.org/post/view/24415

Soft power chinois en Afrique : Renforcer les intérêts de la Chine au nom de l’amitié sino-africaine
David Bénazéraf, IFRI-Centre Asie, septembre 2014, 34 p. (Asie.Visions 71).
http://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/ifri_av71_softpowerchinoisenafrique_benazeraf.pdf

Coopération agricole chinoise en Afrique subsaharienne : Dépasser les idées reçues
Jean-Jacques Gabas, Xiaoyang Tang - Perspective (Policy brief), n° 26, février 2014, 4 p. http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2014/ca-vient-de-sortir/perspective-n-26-cooperation-agricole-chinoise-en-afrique-subsaharienne

La Chine en Afrique de l’Ouest : Un modèle de partenariat durable ?
Bruno Hellendorff - Note d’analyse du GRIP (Bruxelles), 26 novembre 2013, 20 p.
http://www.grip.org/sites/grip.org/files/NOTES_ANALYSE/2013/NA_2013-11-26_FR_B-HELLENDORFF.pdf

L’un plus égal que l’autre ? Les relations économiques entre l’Afrique du Sud et la Chine depuis 1994
Vincent Darracq, Note de l’Ifri, juillet 2013, 29 p.
L’Afrique du Sud est un cas à part dans les relations que la Chine entretient avec les pays africains.
http://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/notedelifriafriquevdarracq.pdf

Les entreprises chinoises sous la tutelle directe du gouvernement illustrées par leur investissement en Afrique
Thierry Pairault, Revue de la régulation, n° 13 | 1er semestre / Spring 2013, mis en ligne le 18 avril 2013
http://regulation.revues.org/10195

Entre la Chine et l’Afrique, une relation à rééquilibrer
Jean-Pierre Boris, 26 mars 2013
http://www.rfi.fr/afrique/20130326-chine-brics-afrique-xi-jinping-relation-equilibre/
La Chine et l’Afrique : Les faits et les chiffres : Évaluation des relations commerciales de l’investissement et de l’aide publique au développement, ENDA CACID (Centre africain pour le commerce, l’intégration et le Développement), Dakar, Sénégal, Novembre 2012, 93 pages.
http://endacacid.org/new/images/docs/publications/Livres/rapportchineafrique.pdf

La présence chinoise en Afrique
La Lettre du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales), n° 328, 20 décembre 2012, 6 p.
http://www.cepii.fr/pdf_pub/lettre/2012/let328.pdf

La Chine déménage ! Aspects territoriaux d’une présence croissante en Afrique
Globe, le blog de planète Terre Par Sylvain Kahn, Laure Birckel
Parcours des conséquences de la présence chinoise en Afrique, tant sur le modelage du territoire, que sur les ressources du continent, ou sur les économies locales. (octobre 2011)
http://www.franceculture.fr/blog-globe-2011-10-12-la-chine-demenage-aspects-territoriaux-d-une-presence-croissante-en-afrique.ht

David devient Goliath. Evolution des relations économiques sino-africaines
Elisabeth Borzini, 21 juillet 2010
http://www.cartografareilpresente.org/article626.html
Né en 2006 sur l’initiative du Comité International de Bologne pour la Cartographie et l’Analyse du Monte Contemporain, « Cartographier le présent » est un centre de recherche et documentation sur les transformations géopolitiques du monde contemporaine utilisant les outils spécifiques à la cartographie et les nouvelles technologies multimédias en coopération avec le mensuel français Le Monde diplomatique.

Autres ressources documentaires

Accaparement de terres : la Chine, l’Inde et les États-Unis aussi...
Par Agnès Stienne, 6 octobre 2014 (Carte Chine : appropriation de terres par les firmes chinoises).
http://visionscarto.net/accaparement-chine-inde-etats-unis

La Chine et l’Inde en Afrique
La marche de l’histoire (France-Inter), émission de radio de Jean Lebrun du 13 février 2013, à écouter en ligne (jusqu’au 9 novembre 2015), 29 mn. Invité : Jean-Joseph Boillot, Economiste, conseiller au Club du CEPII, spécialiste de l’Inde.
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-la-chine-et-l-inde-en-afrique

L’Afrique, ses ressources et la Chine
Planète terre (France-Culture), émission de radio de Sylvain Kahn du 12 octobre 2011, à écouter en podcast, 30 mn. Invité : Géraud Magrin, chercheur au CIRAD, Laboratoire de géographie PRODIG.
http://www.franceculture.fr/emission-planete-terre-l-afrique-ses-ressources-et-la-chine-2011-10-12.html

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