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Dossier Nicaragua : un « sandinisme » de compromis

Bibiographie sur le Nicaragua

, par CDATM

Histoire

Sergio Ramirez, acteur et mémorialiste de la révolution sandiniste
BESSE, Nathalie PROBLEMES D’AMERIQUE LATINE N° 82 (01/09/2011). - P. 111-128
Vice-président du Nicaragua de 1984 en 1990, Sergio Ramirez fut un acteur et un porte-parole de la révolution. Il fut son défenseur en Amérique centrale, puis son mémorialiste critique au temps de la désillusion sans omettre le romancier qui explore dans ses fictions l’Histoire et les avatars du pouvoir et de la corruption. Ainsi, il participe par l’écriture au devenir nicaraguayen.

Au Nicaragua, les quatre temps du sandinisme
OSPINA, Hernando Calvo - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°664, 2009/07, P. 18-19
Au Nicaragua, en 1979, la dictature de Somoza a été renversée. Mais le gouvernement sandiniste, victorieux par les armes, a dû subir une opposition armée soutenue vigoureusement par les États-Unis. Après un long passage dans l’opposition, le FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale) a repris le pouvoir en 2006. Bien qu’il prétende incarner la gauche, le pragmatisme dont il fait preuve brouille un peu son image.

Cette Amérique latine qui assume l’affrontement
LEMOINE, Maurice, LE MONDE DIPLOMATIQUE N° 662 (2009/05). - P. 16-17
Fait partie d’un dossier "Comment naissent les révolutions". L’auteur analyse les différentes révolutions qui ont eu lieu, avec plus ou moins de succès, en Amérique latine depuis une cinquantaine d’années. Dans la plupart des pays, des mouvements sociaux existaient depuis plusieurs années et résistaient : sans terre brésiliens, guerre de l’eau, soulèvements ponctuels. Mais, il était souvent difficile de trouver par qui remplacer le gouvernement honni ou chassé. Les peuples possédaient une conscience collective latente et c’est à un leader, d’origine syndicale, militante ou insurgée, qu’incombait de canaliser la révolte des défavorisés. Le rôle central du dirigeant charismatique est une évidence, s’appuyant sur les millions de citoyens qui participent au processus.

Enquête sur une Guérilla – Nicaragua 1982-2007
BATAILLON, Gilles : LE FELIN, 2009/01, 336 P.
Cet ouvrage est le point de vue d’un sociologue sur les Miskitos de la Mostiştea nicaraguayenne qu’il a découverte pendant la période sandiniste 1982-1989. Rencontrés d’abord en vue de comprendre cette période à travers la vision amérindienne, cette rencontre est devenue une enquête décrivant leurs mœurs, leurs schémas de pensée, leur société ; leur évolution avec le cheminement des événements –la guerre entre révolutionnaires et contras- et ses conséquences ainsi que ses racines dans cette région.

Histoire et perspectives du Front Sandiniste
MARENCO, Dionisio première partie in DIAL N° 3028 (01/12/2008). - P. 1-11
deuxième partie DIAL (N° 3033 01/01/2009) P. 1-11
Entretien réalisé par la revue ENVIO avec le maire de Managua. Il retrace les faits marquants de l’histoire du Front Sandiniste de libération nationale (FSLN) ; il a été proche du Président Daniel Ortega et connaît bien l’histoire du Front Sandiniste à laquelle il a participé depuis 40 années. La création du Front remonte à 1963. La position anti-Somoza était très active à l’université à l’exemple de la révolution cubaine. A partir de 1977 la lutte devint plus active et le départ du Président Somoza eut lieu le 19 juillet 1979. Un moment clé de l’histoire du Front sandiniste fut la période 1989-1990. Le Front perdit les élections et il a fallu beaucoup de travail pour renverser la situation. Actuellement il y a des tensions au sein du gouvernement. Il est nécessaire d’adopter une position constructive dans les relations nationales et internationales. Le Nicaragua dispose d’un potentiel géographique et ce serait sans doute un atout si un canal interocéanique traversait le pays.

Le Nicaragua, trente ans après
ESPACES LATINOS N° 244 (01/01/2008). - P. 19-31
Dossier comprenant :
* Un peu d’histoire (Jac Forton)
* Le Nicaragua à l’heure de la révolution néo-libérale sandiniste (Mario Dion)
* Le quotidien à travers le regard de jeunes. Repères (données générales).
Cartes.
Après la période sandiniste (1980-90) suivie de 16 ans de gouvernements néo-libéraux, le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) a repris le pouvoir en 2007, grâce à un pacte conclu par D. ORTEGA avec son adversaire soutien de l’Alliance libérale nicaraguayenne. L’objectif de Daniel Ortega est de parvenir à la réconciliation et à l’unité nationales. Cette stratégie explique les difficultés de cette première année de gouvernement et les contradictions dans les politiques sociale et économique, ce qui suscite bien des interrogations de la part des analystes politiques et bien des craintes aux Etats-Unis.

La révolution perdue : Mémoires (troisième partie)
CARDENAL, Ernesto ; DESFRETIERES, Bernard (trad.) - PARIS : L’HARMATTAN, 2008/06, 480 P.
Dans cette partie de ses mémoires, l’auteur décrit la période sandiniste du Nicaragua, telle qu’il l’a vécue. A l’enthousiasme de la victoire contre la dictature des Somoza en 1979, à la volonté de changer le monde qui n’empêche pas quelques erreurs, succèderont la guerre menée par la Contra (contrerévolutionnaires) financée et dirigée par la CIA (Services secrets étasuniens), puis la déception de la défaite aux élections de 1990. Mais peut-on parler de défaite quand le gouvernement révolutionnaire reconnaît sa défaite électorale ?

Images de la révolution sandiniste dans la presse française (1979/1990)
GUITTON, Olivier - RENNES, 2001/09, 144 P.
Ce mémoire évoque le traitement par la presse française (quotidienne, hebdomadaire et mensuelle) de la révolution sandiniste au Nicaragua et de l’action du gouvernement de Daniel Ortega jusqu’à la défaite électorale de 1990. Deux visions vont, en quelque sorte, s’affronter dans la presse : la première fait du Nicaragua sandiniste une dictature de type marxiste, la deuxième en fait un "nouveau modèle révolutionnaire", une sorte de troisième voie. Il montre que ce traitement va sortir le Nicaragua, et sa révolution, de sa singularité pour le mettre au centre d’un conflit dont les enjeux dépassent de loin ses frontières.

Politique & Economie

Le Nicaragua à l’heure de la globalisation
DELVAUX, François ; Entraide & Fraternité Mars 2012
Au Nicaragua, le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), mène une politique visant à satisfaire ses créanciers internationaux – par des politiques d’austérité – et la population – par des politiques redistributives. Comment se traduit concrètement ce jeu d’équilibriste ?
http://www.entraide.be/Le-Nicaragua-a-l-heure-de-la

Washington threatens reprisals against Nicaragua’s voters
COURNOYER, Felipe Stuart, interview by RIDDELL, John
LINKS International Journal of Socialist Renewal 21 February 2012
Pour comprendre le contexte des menaces de représailles des Etats-Unis, le journaliste s’entretient avec un Nicaraguayen qui lui décrit l’intérêt des campagnes de lutte contre la pauvreté.
http://www.ritimo.org/article3867.html

Au Nicaragua, la terre a "changé de mains"
ROUX, Hélène PROBLEMES D’AMERIQUE LATINE N° 79 (01/12/2010). - P. 71-88
Fait partie du dossier : "Héritages des réformes agraires". Notes et bibliographie infrapaginales.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, la tenure de la terre au Nicaragua a subi des transformations, adaptations à l’économie mondiale, mais aussi aux choix politiques nationaux. Le régime sandiniste avait choisi la grande production et fit des ouvriers agricoles les bénéficiaires de la réforme agraire, au détriment des petits producteurs. Lors du retour à l’économie de marché et de la chute des prix du café, le modèle agro-exportateur ruina les tentatives des anciens salariés des fermes d’Etat de maintenir la production. La préférence donnée au capital financier empêche la petite et moyenne paysannerie de devenir une force économique, mais favorise une reconcentration foncière.

Le pouvoir citoyen d’Ortega au Nicaragua, démocratie participative ou populisme autoritaire ?
CHAMORRO, Carlos - PROBLEMES D’AMERIQUE LATINE N° 71 (01/01/2009). - P. 89-99
Fait partie du numéro thématique "Mutations des gauches latino-américaines". Notes et bibliographie infrapaginales.
Elu par une minorité (38 pour cent des votants) en vertu d’un accord entre deux partis politiques, Daniel Ortega a commencé son mandat par une tentative de refonte complète des pouvoirs publics, en particulier pour éliminer l’interdiction constitutionnelle de réélection du président sortant. Mais son partenaire, Arnoldo Aleman, ancien président condamné à 20 ans de prison pour corruption, n’a pas réussi à rallier son Parti libéral à cette réforme. Ortega a choisi d’attendre et de consolider les Comités du Pouvoir Citoyen (CPC), organisation partisane essentielle pour son projet de rester au pouvoir. Il peut compter sur l’aide financière de Chavez.

Dans les failles de la domination
BORGEAUD-GARCIANDIA, Natacha, PUF, 2009/09, 167 P.
L’auteur, sociologue, étudie ce qui se passe quand le travail exerce sur les personnes des contraintes qui deviennent parfois extrêmes. Travail, domination, subjectivité, "servitude volontaire" et politique sont les mots sur lesquels se construit cette étude née d’une recherche faite au Nicaragua auprès d’ouvrières et d’ouvriers des usines textiles de sous-traitance internationale : maquila ou maquiladora. Ce terme désigne une usine qui bénéficie d’une exonération des droits de douane pour pouvoir produire à un moindre coût des marchandises assemblées, transformées, réparées ou élaborées à partir de composants importés ; la majeure partie de ces marchandises est ensuite exportée.

Nicaragua : résistance ou soumission au FMI ?
LAMARQUE, Cécile - LES AUTRES VOIX DE LA PLANETE, n°35, 2007/06, P. 18-19
Les élections ont ramené au pouvoir au Nicaragua Daniel Ortega, leader du Front Sandiniste et ancien farouche adversaire des États-Unis. Mais après 16 ans de soumission aux recettes du Consensus de Washington, la situation socio-économique s’est beaucoup dégradée pour la grande majorité de la population. Le Nicaragua est un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, après Haïti, le Bolivie et le Honduras. Malheureusement, l’idéologie sandiniste est bien loin et Ortega abandonne toute volonté de remplacer le capitalisme par le socialisme.

Why nicaraguan peasants stay in agricultural production coopératives
RUBEN, Ruerd ; LERMAN, Zvi - EUROPEAN REVIEW OF LATIN AMERICAN AND CARIBBEAN STUDIES, n°78, 2005/04, P. 31-45
Le remplacement du régime sandiniste prosocialiste par un gouvernement favorable à l’économie de marché, a entraîné la liquidation de nombreuses coopératives agricoles, mais certaines subsistent encore. Une enquête a été menée au Nicaragua central, dans trois groupes distincts d’agriculteurs : ceux qui travaillent dans les coopératives, les anciens membres qui ont choisi de travailler en indépendants et les paysans qui ont toujours été indépendants. La situation socio-économique des trois groupes est étudiée à partir du niveau de vie, l’efficacité de la forme d’exploitation, les facteurs intérieurs ou extérieurs, l’importance du capital social et humain. En conclusion, il est estimé que la réduction des contraintes pesant sur les agents économiques permettrait aux agriculteurs une prise de responsabilité et une plus grande efficacité.

Interventions humanitaires dans un État néolibéral : les leçons de l’ouragan Mitch au Nicaragua
ROCHA, José Luis ; CHRISTOPLOS, Ian - ALTERNATIVES SUD, n°3, 2004/11, P. 67-82
Le Nicaragua est l’un des pays les plus pauvres de la planète et semble vivre dans un état d’urgence permanent. Il subit, par ailleurs, depuis plus de quinze ans, de drastiques programmes d’ajustement structurels imposés par le FMI. Ces politiques ont considérablement affaibli les capacités de l’État. Dans ce cadre, les politiques de prévention et d’atténuation des catastrophes naturelles ne font pas partie des priorités, exception faite de quelques ONG qui ont mis en place, de concert avec les autorités municipales, des programmes de préventions environnementales (pratiques agro-écologiques) et de développement des capacités de réaction face aux catastrophes. Ces actions ne doivent pas occulter le fait que la responsabilité d’aider les citoyens incombe en premier lieu à l’État. Appuyé sur une idéologie néolibérale, l’État nicaraguayen a " fui ses responsabilités " durant l’ouragan Mitch.

Beaucoup de femmes ont cru que leur vie allait changer...
BILBAO, Jon Ander ; ROCHA, Olga ; MAYORGA, Magdalena - DIAL N° 2747 (16/09/2004). P. 1-7
Dossier concernant la maquilla de Sebacao au Nicaragua publié par des chercheurs dans "ENVIO" en avril 2004 au Nicaragua. Les entreprises étrangères installent des maquilas dans les zones franches. A Sebaco, 2000 personnes travaillent dans une de ces entreprises. La majorité des employés sont des jeunes femmes de 18 à 35 ans et quelques hommes qui ne trouvent pas d’autre travail à cause de la crise du café. En fait, le travail est très fatiguant et mal payé. Beaucoup de femmes qui mettaient leur espoir dans cet emploi voient leurs rêves s’effondrer.

Le plan de la discorde
VEGA (de la), Xavier - ALTERNATIVES ECONOMIQUES, n°213, 2003/04, P. 56-60
Le PPP (Plan Puebla Panama) financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) s’inscrit dans le projet des États-Unis de Zone de libre-échange des Amériques. Les programmes de développement d’infrastructures, autoroutes, barrages... vont à l’encontre des droits des populations autochtones en matière de propriété collective des territoires et d’exploitation des ressources naturelles. Le PPP va marginaliser encore plus les petits paysans qui seront obligés de se replier sur des cultures de subsistance. La redistribution prévue par les plans de réforme agraire est définitivement enterrée avec l’aval de la Banque mondiale qui privilégie l’ouverture commerciale. Des alternatives à ce plan se dessinent : des petits paysans s’organisent au sein de coopératives en produisant les denrées alimentaires de base et en développant des cultures d’exportation dans le cadre des réseaux du commerce équitable.

Chronique du Nicaragua famélique
TRANJERA, Alex - VOLCANS, n°45, 2001/10, P. 20-22
Entre un État indifférent et la perspective du PPP (Plan Puebla Panama), la paysannerie déstructurée doit faire face à la famine. Comme l’État ne s’en occupe pas, ce sont les fonds internationaux et les ONG (Organisations non gouvernementales) qui assurent la distribution de vivres. De plus la faillite d’Interbank a poussé les propriétaires à des emprunts aux établissements financiers, gagés sur la récolte et, comme celle-ci a été insuffisante, les prêteurs ont confisqué les terres et renvoyé les ouvriers agricoles qui s’entassent dans des centres de secours. Dans ces conditions, les habitants de la campagne sont prêts à accepter n’importe quel emploi leur permettant de calmer leur faim, ce qui facilite l’intégration du Nicaragua au PPP.

Société

Vivre et travailler sur les navires de croisière du tourisme international
ROCHA, José Luis - DIAL N° 3101 (05/04/2010). - P. 1-8
Les navires de croisière offrent une possibilité de travail à des jeunes qui quittent pour cela leur région d’origine. Depuis des décennies les compagnies de bateaux de croisière embarquent des migrants-transhumants à leur service, et de préférence des jeunes. Malgré la crise mondiale, le tourisme officiel parie sur les bateaux de croisière. Les jeunes, souvent diplômés, qui embarquent pour un travail de dix heures par jour au minimum, pensent cependant gagner plus qu’à terre à faire la vaisselle en cuisine. Or, si certains trouvent enrichissant de rencontrer des personnes de partout, les contraintes du travail sont très dures. Sans faire d’heures supplémentaires, la paie est en dessous du seuil de survie et il faut être continuellement sur la brèche pour satisfaire le client.

Genèse d’un gangster ? De la "pandilla" au "cartelito" au Nicaragua post-sandiniste
RODGERS, Dennis PROBLEMES D’AMERIQUE LATINE N° 76 (01/03/2010). - P. 61-76
Fait partie du dossier : "Crime organisé et violences en Amérique latine et Caraïbes".
Les bandes d’Amérique centrale ont pris beaucoup d’importance et sont responsables d’une violence criminelle qui a atteint des niveaux comparables à ceux des conflits armés des années 1980. L’exemple de Bismarck, un jeune Nicaraguayen, est emblématique. Membre d’une bande dans les années 1990, il est devenu trafiquant de drogue au début des années 2000, avant de se transformer en homme d’affaires. Son histoire montre comment son passage d’un statut à l’autre a pu se faire.

NICARAGUA - Paroles de femmes depuis le "nombril" du Nicaragua
LOPEZ VIGIL, María, DIAL 2007 N° 2918 mars 2007
Dans quasi tous les pays d’Amérique Latine, les femmes subissent quotidiennement la violence de leurs conjoints. Alors que gouvernements, associations et chercheurs s’interrogent sur l’origine de cette violence, les femmes de Bocana de Paiwas, au Nicaragua, ont décidé d’agir. Depuis plusieurs années, elles organisent des ateliers et différentes campagnes d’information à l’intention des femmes. Surtout, elles ont eu l’idée originale de créer une station de radio, pour dénoncer publiquement les hommes coupables de violence conjugale et aider un plus grand nombre de femmes.

Droits de l’homme au Nicaragua
BARTH, Maurice - VOLCANS, n°44, 2001/07, P. 8-9
A la violation des droits économiques et sociaux s’est ajoutée une violation des droits politiques. Un pacte a été signé entre le parti sandiniste et le parti libéral au détriment de la démocratie. Mais la population, occupée à lutter pour sa survie, n’est pas en mesure de s’organiser pour résister à cette dégradation de la démocratie. La corruption qui règne au sein des institutions a conduit à une nouvelle loi électorale en contradiction avec le pluralisme politique établi par la constitution, au moment même où se déroulent successivement les élections municipales et présidentielles. En même temps, le modèle économique en place conduit à la privatisation légale généralisée dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la plupart des services publics, souvent déjà privatisés dans les faits. Le fossé entre les riches et les pauvres s’accroît. Une contre-réforme agraire se met en place, le chômage atteint 50 pour cent de la population active et on constate une recrudescence d’analphabètes et un déficit important d’habitations. Le Nicaragua survit grâce à la coopération internationale, aux dollars envoyés par les émigrés, au trafic de drogue et au blanchiment de l’argent.

Le Nicaragua : après l’ouragan
REVELLI, Philippe - PARIS : LES EDITIONS DE L’ATELIER ; EDITIONS OUVRIERES, 2000/03, 160 P.
Comment vit-on après avoir subi une catastrophe "naturelle" ? Les conséquences d’un tremblement de terre ou d’un ouragan sont-elles à mettre sur le compte de la fatalité ou révèlent-elles également la précarité des conditions de vie des habitants et les inégalités qu’ils subissent ? Au Nicaragua, l’ouragan Mitch d’octobre 1998 dévastait le pays. Un an après, comme le raconte cet ouvrage, des artisans de la solidarité cherchent à entretenir un espoir dans un pays exsangue et ravagé par le néo-libéralisme. Ce voyage insolite au cœur du Nicaragua met en lumière l’action des femmes qui, dans une société civile déçue par les jeux politiques, n’ont pas renoncé à lutter contre la misère.

Textes en ligne

Le droit à l’alimentation
SCHUTTER, Olivier de - Rapport spécial, août 2013, 25 P.
http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20131025_rtf_fr.pdf

Nicaragua : Les indigènes mayangna luttent pour protéger la Réserve de biosphère Bosawas
TIMBERT, Aline le 12 juin 2013
La réserve Bosawas située sur la côte atlantique nicaraguayenne est peuplée par des communautés autochtones mayangna et miskito, qui ont obtenu la reconnaissance légale de leurs terres traditionnelles au sein de la réserve depuis 2007. Malgré ce statut, ils sont confrontés à l’installation illégale de personnes d’origine non-amérindienne. Ces individus se rendent coupables de déforestation, des milliers d’hectares ont d’ores et déjà été sacrifiés, un habitat naturel qui est nécessaire à l’équilibre même des communautés autochtones de la réserve. Le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, l’Américain James Anaya, a expressément demandé à la mi-mai au gouvernement du Nicaragua d’adopter des mesures efficaces pour protéger les peuples natifs qui évoluent dans la Réserve biosphère Bosawas en assurant leurs droits territoriaux. Récemment, des tensions ont généré des actes de violence qui ont causé la mort d’un jeune amérindien mayangna et l’enlèvement de deux personnes non autochtones ainsi que le blocage de routes sur la côte atlantique du Nicaragua.
http://www.actulatino.com/2013/06/12/nicaragua-les-indigenes-mayangna-luttent-pour-

Patronat et pauvres également satisfaits : une gauche délavée s’enracine au Nicaragua
LEMOINE, Maurice, Le Monde Diplomatique, mai 2012
La réélection de M. Daniel Ortega à la tête du Nicaragua, en novembre 2011, a confirmé l’ancrage à gauche d’une grande partie de l’Amérique latine. La récente évolution du pouvoir sandiniste, notamment sur la question des droits des femmes, éclaire cependant les écueils d’une logique conduisant parfois les forces de gauche à renoncer à certains de leurs principes pour se maintenir au pouvoir.
http://www.monde-diplomatique.fr/index/pays/nicaragua

Un double visage politique, une même Amérique centrale
DUTERME, Bernard, février 2012
L’auteur fait un rapprochement entre deux pays parmi les plus pauvres d’Amérique latine, le Guatemala et le Nicaragua. Il ne s’agit pas de comparer deux chefs de gouvernement que leur profil et leur passé opposent, Pérez Molina au Guatemala et Daniel Ortega au Nicaragua, mais de ce qu’il y a de commun dans les politiques économiques. Ces deux pays n’ont pas rompu avec le modèle agro-exportateur et ils participent même à une accentuation du caractère primaire de leur économie en laissant se multiplier les projets miniers et les plantations pour les agro-carburants, aux mains de grands groupes privés, nationaux ou transnationaux. Cette gestion orthodoxe de l’économie est en phase avec les options ultralibérales du Président au Guatemala mais, au Nicaragua, apparemment, elle tranche avec un Président de « gauche » qui affiche des priorités sociales et avec ses discours ou ses relations internationales, notamment son rapprochement du Venezuela.
www.cetri.be/spip.php?article2529&lang=fr

NICARAGUA - Les femmes au pouvoir
REICHENBACH, Cédric, Le Courrier 10 janvier 2012 (mis en ligne dans DIAL, février 2012)
Aujourd’hui, les femmes font massivement leur entrée au parlement nicaraguayen. Plusieurs Ministères sont aussi dirigés par la gent féminine. Sur les 62 sièges obtenus en novembre dernier par la première force politique du Nicaragua – le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) –, plus de la moitié reviennent à des femmes. Une révolution pour un pays où le machisme est une véritable calamité.
http://www.alterinfos.org/spip.php?article5420

NICARAGUA - Cargill, dans les entrailles du monstre
GRIGSBY VERGARA, William, DIAL 12 janvier 2012
Depuis dix ans, opère au Nicaragua un monstre du commerce agro-alimentaire. Cargill est une multinationale privée qui a grandi démesurément jusqu’à se transformer en une des plus importantes sociétés des États-Unis au niveau mondial par le volume de ses gains. Ses activités comprennent l’achat, la vente, la fabrication et la distribution de grains et d’autres produits agricoles, la culture et la vente d’aliments pour le bétail et les volailles et la vente d’ingrédients pour l’industrie pharmaceutique.
http://www.alterinfos.org/spip.php?article4608

Pour Nestlé Nicaragua, « continuous excellence »
"Continuous excellence" : ceci signifie pression constante sur les travailleurs/euses, dont la plupart sont des femmes, qui se plaignent d’une hausse continue des maladies et des lésions professionnelles. 13 mai 2012
http://cms.iuf.org/?q=fr/node/1673

Le Nicaragua ratifie le sandinisme
FERRARI, Sergio & FIORETTA, Gerald, ALAI America Latina in movimento 7 novembre 2011
http://alainet.org/

Nicaragua : Les ravages de l’industrie sucrière
L’ANAIRC (Asociación Nicaraguense de Afectados por Insuficiencia Renal Crónica : association nicaraguayenne des personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique) s’est créée pour soutenir les anciens travailleurs de la sucrerie de San Antonio, et leurs familles, souffrant de maladies graves dues à l’exposition à des pesticides toxiques utilisés dans l’industrie de la canne sucre. Grâce à son combat, cette assocation a réussi à obtenir de nombreuses avancées en matière de versement de pensions d’invalidité, d’accès aux soins et aux traitements et de sensibilisation.
http://www.peuples-solidaires.org/327-nicaragua-les-ravages-de-lindustrie-sucriere/
http://nicaraguasugarirc.wordpress.com/category/anairc/ (site en espagnol)

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