Partir pour être solidaire, qu'est-ce que ça veut dire ?
Il est difficile de rester insensible à la litanie d'injustices et aux flots d'images accablantes que l'on reçoit chaque jour. Nombreux sont ceux qui refusent l'indifférence et veulent aider, apporter un soutien, ne pas rester inactifs face à des situations qui les révoltent.
Pour beaucoup, surtout des jeunes qui en ont l'opportunité, il semble évident qu'agir, c'est partir : « aller sur le terrain »!
Mais, comment partir et pour quoi faire ? Il n'est pas simple d’utiliser à bon escient son énergie, sa motivation, ses idées, son envie d'aider. Beaucoup de jeunes – et de moins jeunes – souhaitant partir pour aider sont confrontés à un véritable parcours du combattant avant d'y arriver. Certains se découragent face aux procédures de sélection et au peu d'enthousiasme de leurs interlocuteurs.
Par ailleurs, si on peut facilement aider une grand-mère à traverser la rue ou son voisin à surmonter une période difficile, il est moins évident d'aider un pêcheur africain à échapper aux effets de la mondialisation ou un enfant des rues thaïlandais à sortir de sa situation. Il est légitime, souhaitable et même urgent de s'engager pour un monde plus juste, mais aider n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
La solidarité internationale est une chose complexe, mieux vaut éviter d'agir sous le seul coup de l'émotion qui peut conduire à des échecs et à plus de malaise encore. Les choses se réfléchissent, se préparent, s'organisent, se discutent avec d'autres. Cette préparation peut sembler fastidieuse, elle est indispensable pour mesurer sa motivation et la confronter aux réalités.
Réfléchir n'empêche pas de se révolter ni de s'engager, cela permet juste de le faire d'une façon plus pertinente.
Avant de commencer différentes démarches, il est important de vous poser les bonnes questions.
Partir, une décision qui se mûrit
Partir pour quelques semaines voire quelques mois répond davantage à une volonté de découverte et correspond souvent à un premier départ dans un pays du Sud.
Par contre, partir pour plus d'un an relève d'une volonté de s'engager sur un projet nécessitant une mise en place complexe, des compétences précises, une immersion et une connaissance du pays où l'on se rend pour y faire un travail de fond.
La préparation sera différente mais dans les deux cas, il est toujours important de s'informer sur la formule choisie, le pays de destination et surtout, de s'y prendre suffisamment à l'avance.
A ce stade, plusieurs statuts sont possibles : partir en tant que volontaire, en chantier de jeunes, en congé de solidarité internationale ou en tant que bénévole.
© Ritimo, 2011
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